REFLEXION - ANALYSE

Vendredi 11 décembre 2009 5 11 12 2009 04:45
Mardi 23 décembre 2008 2 23 12 2008 06:30

Article paru dans le journal ACTUALITE JUIVE.

Hanouka,  est une fête rabbinique. Ce sont nos Sages qui l'ont instituée pour commémorer le souvenir de la résistance et de la victoire du Peuple Juif, face à la volonté hégémonique de la puissance grecque qui voulait dissoudre la singularité Juive dans une culture unique, refusant l’altérité.

Cette victoire symbolise aussi l’affirmation d’une humanité qui refuse l’uniformité et la contrainte du  « pareil au même » partout.


Ce combat ne signifie pas seulement le refus d’un monde ou l’apparence de l’enveloppe règne contre la richesse de l’essence.


A cet égard, l’huile d’olive, symbole essentiel de la fête de Hanouka, incarne les valeurs du Peuple Juif, car même quand on veut les dissoudre, à l’instar de l’huile, elles sont  indisolvables. 


C’est contre le risque de son anéantissement qu’une poignée de Juifs ont  pris les armes : ce fut la victoire prodigieuse du petit nombre sur la  multitude.

De la qualité sur la quantité.

 

Le Talmud Chabbath 21b nous enseigne   que la fête de ‘Hanouka a été fixée en souvenir du miracle de la petite fiole d’huile d’olive, qui, au lieu de brûler pendant un jour, a duré 8 jours.  


Alors que les grecs profanèrent l’ensemble du Temple de Jérusalem, nos  maîtres du Talmud  ont focalisé  l’essentiel de leur attention   sur la profanation  des huiles d’olive ainsi qu’il est écrit  « … les grecs pénétrèrent dans le Temple, ils rendirent impures toutes les huiles ».



N’est ce pas parce que l’essence de l’huile  d’olive (CHEMEN en hébreu)  évoque le symbole significatif du destin d’Israël, que celui-ci revêt au mieux  une importance particulière pour la conservation de l’identité Juive ?


L’olivier et l’huile d’olive existent dans les références de nombreuses cultures et religions et portent toujours une valeur positive.


A titre d’exemple même dans la civilisation grecque  l’olivier représente l’Emblème de la paix de la gloire et de la richesse.


Lors des Jeux olympiques d’Athènes les athlètes massaient leurs muscles  avec de l’huile  d’olive pour les rendre plus souples.
En plus de la couronne de laurier, Les vainqueurs des Jeux Olympiques étaient récompensés avec des branches d'olivier et des jarres d'huile d'olive !

Durant les chaudes journées, c'est à l'ombre d'un olivier qui se situait dans  les jardins de l'école Aca démos d'Athènes, que Platon enseignait la philosophie à ses disciples.

L’olivier est souvent cité dans la Thora. L’épisode le plus connu concerne le rameau d'olivier que la colombe de Noé tient dans son bec, marquant la fin du déluge et symbolisant le pardon de Dieu et la paix.

L'huile est utilisée pour l'allumage de la Menora (Exode 25, 6), pour la confection de certaines oblations offertes au Temple (Lévitique 2, 1), pour la louange de la terre d'Israël (Deutéronome 5, 15), pour l'onction des rois (I Samuel 16, 1), pour la consécration d'un objet destiné au service divin (Genèse 28, 18)... Nombreux sont ceux et celles qui ont l'habitude d'allumer les lumières de shabbat et de 'hanoukka avec l'huile d'olive.


L’huile est suivant nos sages le symbole même  de la différenciation et de l’identité spécifique du peuple Juif. «  Les liquides se mélangent entre eux, tandis que l’huile ne se dissout pas, de même Israël conserve sa spécificité parmi les nations » Exode Rabba 36, 1


Le terme hébraïque SHEMEN évoque le radical SHEM qui signifie le nom.

Une des finalités du NOM PROPRE c’est  de permettre  de  se distinguer de l’autre. Le nom, c’est l’identité D’Israël, celle que les GRECS ont voulu annihiler, le NOM c’est  HACHEM, le Saint béni –Soit-il.


Le MAHARAL de Prague  suggère l’affinité phonétique entre SHEMEN (huile) et SHEMINI, (huit jours) de fêtes de Hanouka établies par les sages d’Israël.

Le  chiffre huit évoque selon le MAHARAL une forte charge messianique «  et toute chose qui relève de la surnature, vient  réparer l’imperfection de la nature,  et se situe au - delà du sept, le dépassement du monde la nature, incarné lui, par le chiffre 7 qui rappelle les sept jours de la création (Tiféréte Israël chap 2)

L'épisode de 'Hanouka se déroule à une époque  ou la prophétie a « disparu » et que la Présence divine a adopté une attitude plus discrète dans l'histoire d'Israël mais reste présente et déterminante même si ses manifestations sont moins éclatantes. 


 "Les tâches d'huile ne partent pas!!" entendons-nous ! Souvent lors des repas lorsque les petits et les plus grands ne mangent pas assez proprement. L'huile s’imprègne et marque, elle s'enracine dans les fibres du tissu.

De même, prenez un ustensile rempli d'huile et videz- le. Vous verrez encore l'auréole, la marque de l'huile. Elle est le symbole de la Présence divine qui accompagne Israël, même au cœur de l'exil.'Hanouka en est la manifestation sublime.

La délivrance d’Israël par le Messie, le Machiah celui qui sera oint avec de l’huile d’olive arrivera quand  la nation juive suivra l'exemple de l'huile. Quand celle-ci se mélange à d'autres liquides, elle s'en sépare naturellement et remonte à la surface (cf. Chemot Rabba 36, 1).

De même pour Israël qui doit sauvegarder son patrimoine et son identité pour continuer à s’éclairer et à illuminer le monde (Deut Rabba 7,3). Si l'huile se superpose aux autres liquides, ce n'est pas dans une volonté de domination mais dans une aspiration à l'élévation. A ce moment, Israël deviendra candélabre, lumineux, "une lumière pour les nations".


Mikael JOURNO


Rabbin de Fontenay - Aux - Roses et de sa région

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Vendredi 10 juillet 2009 5 10 07 2009 18:31

Publié le 09/07/2009 N°1921 Le Point

Ilan Halimi, pour mémoire

Bernard-Henri LévyClick here to find out more!

C'est dans quelques jours, le 11 juillet, que sera rendu le verdict du procès des assassins d'Ilan Halimi.

On rappellera, pour mémoire, qu'Ilan Halimi est ce jeune Français kidnappé le 21 janvier 2006, en région parisienne, et retrouvé, le 13 février, le long d'une voie ferrée, torturé à mort, brûlé vif, son corps comme une plaie, jeté là comme un chien, agonisant, bientôt mort.

On rappellera, pour mémoire, que la France est ce pays où, comme Daniel Pearl à Karachi, je dis bien comme Daniel Pearl, je dis bien à Karachi, un homme peut être, au vu et au su de tout un quartier, séquestré, transporté d'un lieu à un autre, affamé et nourri, assassiné à petit feu, torturé, changé de mains quand les bourreaux fatiguent, déplacé encore, et ce pendant vingt-quatre jours.

On rappellera, pour mémoire, que les complices de cet acte atroce, le gardien de l'immeuble de Bagneux qui prêta sa chaufferie, la jeune femme pudiquement baptisée l'appât, le livreur de pizzas, le geôlier que les cris d'Ilan empêchaient de fumer en paix et qui, pour l'obliger à se taire, lui écrasa son mégot brûlant sur le front, les autres, tous les autres, eurent vingt-quatre jours, je dis bien vingt-quatre jours, autant dire une éternité, pour s'émouvoir de ses hurlements, s'inquiéter de son corps flambé, déchiqueté au cutter, sanglant, se reprendre, rompre le pacte de silence qu'ils avaient contracté et, d'un coup de téléphone, d'un seul, mettre fin à son calvaire-on rappellera, pour mémoire, qu'aucun n'eut ce réflexe élémentaire d'humanité.

On rappellera, pour mémoire, que Youssef Fofana, le chef du gang, est un antisémite de la plus simple, de la plus pure, de la plus bête et bestiale des espèces : celle qui, ne sachant rien et ne voulant rien savoir de rien, ne sachant pas que le destin juif, à travers les âges, a d'abord rimé, et rime souvent encore, avec humiliation, dénuement, misère, nourrit le cliché monstrueusement idiot-mais l'idiotie, dans ce genre d'affaire, est une circonstance, non atténuante, mais aggravante-du juif riche, on dit aujourd'hui « pété de thunes », et objet, pour cela, de cette cruauté froide, calculée, que seule la mort pouvait arrêter.

On rappellera, pour mémoire, qu'il se trouva, à l'époque, de bons esprits pour, non pas vraiment justifier ce meurtre, mais l'expliquer, l'excuser, le situer dans son contexte qui était celui, disait-on, de la fameuse crise des banlieues et de son cortège d'autres misères-comme si la misère était une raison ! comme s'il y avait une misère au monde qui excusât que l'on s'empare d'un homme, que l'on tourmente son corps et profane son visage ! comme si ce n'était pas faire insulte à la misère elle-même que d'oser établir un lien, n'importe quel lien, entre elle et ces garçons et filles d'abattoir qui s'évertuèrent, vingt-quatre jours durant, à humilier, mutiler, marquer comme un animal, incendier, saigner enfin, le plus innocent des hommes et ce, je le répète, au seul motif qu'il était juif.

On rappellera, pour mémoire, qu'il s'en trouva d'autres, à moins que ce ne fussent les mêmes, pour, dans les jours qui suivirent la découverte, près de la gare de Sainte-Geneviève-des-Bois, de ce corps supplicié, exsangue, auquel ne restait qu'un mince souffle de vie, hésiter sur la qualification de l'acte, s'interroger doctement sur son mobile réel et ânonner : « attention ! attention ! crime crapuleux d'accord, crime antisémite peut-être pas ! »-comme si les deux n'allaient pas de pair ; comme si l'antisémitisme n'était pas aussi, toujours, de l'ordre du crapuleux ; comme si le nazisme par exemple, le nazisme historique lui-même, n'avait pas été aussi, d'abord, une entreprise d'extorsion de fonds, une spoliation, une escroquerie massive et à l'échelle de l'Europe !

On rappellera, pour mémoire, le nombre de bons apôtres qui, jusque dans les rangs de la police, et jusqu'au faîte de la hiérarchie judiciaire, et jusque dans la presse la mieux intentionnée, s'adressèrent ainsi aux juifs : « pour le bien des juifs, eh oui, pour leur bien, pour ne pas crier trop tôt au loup et se trouver, quand le loup sera venu, comme la cigale, bien démuni, nous vous exhortons à la prudence, à la retenue sémantique, à ne pas entonner les grandes orgues, justement, du retour de la Bête et du nazisme »-comme si ce n'était pas assez, pour crier au loup, de cet homme-agneau égorgé ! comme s'il fallait attendre, pour nommer la Chose, qu'elle daigne se couler dans les mots, les codes, les définitions convenus !

On eût aimé que le ministère public, par la voix de l'avocat général, rappelât ces vérités.

On eût aimé que ce fût lui, c'est-à-dire la société, qui tirât parti de ce procès pour s'acquitter de ce devoir et tourner, avec nous, le dos à ce ramassis d'idées fausses et, si l'on n'y prend garde, funestes pour l'avenir.

Hélas, il n'en fut rien. Et nous n'eûmes droit, en guise de réquisitoire, qu'à un exercice de casuistique dont la confusion, les prudences, les embarras à peine déguisés face à ce crime commis en commun et hors normes, les incohérences, surprirent les observateurs. La famille d'Ilan, quant à elle, en fut abasourdie. Elle a tout perdu. Tout. Jusqu'à la force de pleurer. Ne lui reste, il faut le savoir, que l'humble mais ferme espoir de voir dite la justice. Il est temps
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Dimanche 15 février 2009 7 15 02 2009 20:02

La bénédiction du soleil

 

L’événement si exceptionnel mérite au moins une étude tous les 28 ans.

En cette veille de Pessah nous aurons le mérite de bénir le soleil. Sa rotation a duré… 28 ans. La lune ne met que 29 jours et quelques heures pour revenir à son point de départ autour de la terre. C’est pourquoi nous la bénissons chaque mois entre le 7 et le 15 du mois hébraïque.

 

Grâce à des calculs astronomiques nous fixons les débuts des mois (roch hodech) et les dates de fêtes sans avoir recours au système de l’époque talmudique qui consistait à vérifier à l’œil nu l’apparition de la lune.

 

Nous savons par ailleurs que le décalage entre le mois solaire et le mois lunaire se creuse chaque année. C’est pourquoi nous ajoutons un 13ème mois tous les deux ans et demi, soit sept mois dans un cycle de 19 années. L’avantage de ce 13ème mois intitulé Addar Chéni, permet de célébrer les fêtes selon les saisons respectant ainsi la course des deux luminaires.

 

Notre calendrier a l’avantage de se renouveler à l’infini. Il suffit de connaître les 19 années premières, pour la fixation des mois lunaires et les 28 ans solaires pour le calendrier grégorien.

Pour que le soleil revienne à son point initial, il lui faut tout ce temps. Souvenons nous, au jour de la création D. a placé les deux luminaires comme éléments de chaleur et de clarté de notre terre, la première fois, un mercredi.

 

Le soleil par ses puissants rayons domine le jour et réchauffe la planète. La lune dans ses phases progressives des quinze premiers jours du mois et dégressives les quinze jours suivants, règne toutes les nuits.

 

Dans les temps messianiques, le soleil et la lune retrouveront leur capacité d’éclairage de manière identique. Ce sont les termes du prophète Isaïe ch.30 v.26 qui prédit que la luminosité de la lune sera aussi grande que celle du soleil. Le midrach raconte qu’au jour de la Création, la lune se plaignit à D., par cette parabole : « deux rois ne peuvent porter une même couronne ».

 

Elle voulait dire que les deux astres ayant la même fonction ne doivent pas éclairer le monde pareillement. D. trancha en défaveur de la lune en lui intimant l’ordre de réduire sa clarté. Le jour et la nuit se distinguent dans leur configuration actuelle par leur spécificité. Les tâches sont ainsi réparties et cela dure depuis 5769 ans.

206 fois nous avons béni le soleil depuis que le monde est monde.

 

Nous entamons donc le 207ème cycle depuis le fameux mercredi des premiers versets de la Genèse.
Le texte choisi pour cet événement a une introduction composée du psaume.19. Puis la bénédiction : « Baroukh Ata Ado.naï… Elo..hénou Mélékh Haolam Ossé Maassé Béréchit. »

Le psaume 136 suit la bénédiction. Adon Olam et Alénou léchabéah clôturent la cérémonie, sans oublier le Kaddich complet final.

 

Le rabbin profite pour bénir la communauté qui s’est déplacée pour un tel instant unique. Selon les coutumes des différentes communautés, on ajoute quelques variantes. Voir pour cela les guides mis à disposition pour cette occasion.

La prochaine bénédiction du soleil aura lieu si D., le veut le mercredi 23 Nissan 5797 le 8 avril 2037.

 

 

 

Rabbin Salomon MALKA

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Mardi 23 décembre 2008 2 23 12 2008 06:30

Article paru dans le journal ACTUALITE JUIVE de cette semaine

 

L’indélébile trace

Hanouka,  est une fête rabbinique. Ce sont nos Sages qui l'ont instituée pour commémorer le souvenir de la résistance et de la victoire du Peuple Juif, face à la volonté hégémonique de la puissance grecque qui voulait dissoudre la singularité Juive dans une culture unique, refusant l’altérité.

Cette victoire symbolise aussi l’affirmation d’une humanité qui refuse l’uniformité et la contrainte du  « pareil au même » partout.

Ce combat ne signifie pas seulement le refus d’un monde ou l’apparence de l’enveloppe règne contre la richesse de l’essence.

A cet égard, l’huile d’olive, symbole essentiel de la fête de Hanouka, incarne les valeurs du Peuple Juif, car même quand on veut les dissoudre, à l’instar de l’huile, elles sont  indisolvables. 

C’est contre le risque de son anéantissement qu’une poignée de Juifs ont  pris les armes : ce fut la victoire prodigieuse du petit nombre sur la  multitude.

De la qualité sur la quantité.

 

Le Talmud Chabbath 21b nous enseigne   que la fête de ‘Hanouka a été fixée en souvenir du miracle de la petite fiole d’huile d’olive, qui, au lieu de brûler pendant un jour, a duré 8 jours.  

Alors que les grecs profanèrent l’ensemble du Temple de Jérusalem, nos  maîtres du Talmud  ont focalisé  l’essentiel de leur attention   sur la profanation  des huiles d’olive ainsi qu’il est écrit  « … les grecs pénétrèrent dans le Temple, ils rendirent impures toutes les huiles ».

N’est ce pas parce que l’essence de l’huile  d’olive (CHEMEN en hébreu)  évoque le symbole significatif du destin d’Israël, que celui-ci revêt au mieux  une importance particulière pour la conservation de l’identité Juive ?

L’olivier et l’huile d’olive existent dans les références de nombreuses cultures et religions et portent toujours une valeur positive.

A titre d’exemple même dans la civilisation grecque  l’olivier représente l’Emblème de la paix de la gloire et de la richesse.

Ainsi Lors des Jeux olympiques d’Athènes les athlètes massaient leurs muscles  avec de l’huile  d’olive pour les rendre plus souples. En plus de la couronne de laurier, Les vainqueurs des Jeux Olympiques étaient récompensés avec des branches d'olivier et des jarres d'huile d'olive !

Durant les chaudes journées, c'est à l'ombre d'un olivier qui se situait dans  les jardins de l'école Aca démos d'Athènes, que Platon enseignait la philosophie à ses disciples.

L’olivier est souvent cité dans la Thora. L’épisode le plus connu concerne le rameau d'olivier que la colombe de Noé tient dans son bec, marquant la fin du déluge et symbolisant le pardon de Dieu et la paix.

L'huile est utilisée pour l'allumage de la Menora (Exode 25, 6), pour la confection de certaines oblations offertes au Temple (Lévitique 2, 1), pour la louange de la terre d'Israël (Deutéronome 5, 15), pour l'onction des rois (I Samuel 16, 1), pour la consécration d'un objet destiné au service divin (Genèse 28, 18)... Nombreux sont ceux et celles qui ont l'habitude d'allumer les lumières de shabbat et de 'hanoukka avec l'huile d'olive.

L’huile est suivant nos sages le symbole même  de la différenciation et de l’identité spécifique du peuple Juif. «  Les liquides se mélangent entre eux, tandis que l’huile ne se dissout pas, de même Israël conserve sa spécificité parmi les nations » Exode Rabba 36, 1

Le terme hébraïque SHEMEN évoque le radical SHEM qui signifie le nom.

Une des finalités du NOM PROPRE c’est  de permettre  de  se distinguer de l’autre. Le nom, c’est l’identité D’Israël, celle que les GRECS ont voulu annihiler, le NOM c’est  HACHEM, le Saint béni –Soit-il.

Le MAHARAL de Prague  suggère l’affinité phonétique entre SHEMEN (huile) et SHEMINI, (huit jours) de fêtes de Hanouka établies par les sages d’Israël.

Le  chiffre huit évoque selon le MAHARAL une forte charge messianique «  et toute chose qui relève de la surnature, vient  réparer l’imperfection de la nature,  et se situe au - delà du sept, le dépassement du monde la nature, incarné lui, par le chiffre 7 qui rappelle les sept jours de la création (Tiféréte Israël chap 2)

L'épisode de 'Hanouka se déroule à une époque  ou la prophétie a « disparu » et que la Présence divine a adopté une attitude plus discrète dans l'histoire d'Israël mais reste présente et déterminante même si ses manifestations sont moins éclatantes. 

 "Les tâches d'huile ne partent pas!!" entendons-nous ! Souvent lors des repas lorsque les petits et les plus grands ne mangent pas assez proprement. L'huile s’imprègne et marque, elle s'enracine dans les fibres du tissu. De même, prenez un ustensile rempli d'huile et videz- le. Vous verrez encore l'auréole, la marque de l'huile. Elle est le symbole de la Présence divine qui accompagne Israël, même au cœur de l'exil.'Hanouka en est la manifestation sublime.
La délivrance d’Israël par le Messie, le Machiah celui qui sera oint avec de l’huile d’olive arrivera quand  la nation juive suivra l'exemple de l'huile. Quand celle-ci se mélange à d'autres liquides, elle s'en sépare naturellement et remonte à la surface (cf. Chemot Rabba 36, 1). De même pour Israël qui doit sauvegarder son patrimoine et son identité pour continuer à s’éclairer et à illuminer le monde (Deut Rabba 7,3). Si l'huile se superpose aux autres liquides, ce n'est pas dans une volonté de domination mais dans une aspiration à l'élévation. A ce moment, Israël deviendra candélabre, lumineux, "une lumière pour les nations".


Mikael JOURNO


Rabbin de Fontenay - Aux - Roses et de sa région

Président du Collectif pour l’Initiative Rabbinique ( C .I.R)

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Samedi 6 décembre 2008 6 06 12 2008 21:45

 

 

Nos pensées aux martyrs du Beth Habad   Publié par Ftouh Souhail le 5/12/2008 (254 lus)

 

 

 

La tuerie du centre juif de Beth Habad lors des attentats de Bombay n’a pas cessé de nous bouleverser. Neuf Israéliens sont morts dans les attentats. Les victimes du Centre Loubavitch sont assassinées pour la seule raison d'être né juif ou israélien. Nous partageons naturellement toute la tristesse qui a endeuillée la direction du mouvement Loubavitch.

Je ne connaissais pas cette communauté, mais quand on constate comment le rabbin s'est sacrifié (alors qu'il pouvait s'enfuir), pour sauver sa femme restée sur place, et qu'ils en sont morts tous les deux, laissant un tout jeune enfant orphelin derrière eux, on ne peut que les admirer. Surtout que leur assassinat est un acte d'une méchanceté et barbarie absolument gratuite. Uniquement parce qu'ils étaient juifs. C'est terrible.

Le Beth Habad, centre communautaire, est décrit comme un véritable havre de paix, de Thora et de Hessed. Alors quand on voit comment se sont comportés les terroristes, même dans un endroit spirituel, on ne peut que les détester.

Habad Rabbi Gavriel Holtzberg, 29 ans, et sa femme Rivka, 28 ans, sont les derniers martyres du peuple juif. Un peuple qui subit depuis des siècles l'intolérable. Un peuple qui brille de milliards de couleurs de part le monde.

Aujourd’hui nous présentons les condoléances pour les familles juives innocentes, éprouvées, une fois de plus, de la façon la plus inhumaine et injuste qui soit à Bombay. Nous prions pour les familles des défunts. Nous prions pour une maison habitée par la émouna. Nous prions pour la famille du couple Holtzberg massacré au Beth Habad. Nous prions pour un peuple victime de la haine.

Les images des victimes juives et le spectacle effroyable des responsables du Beth Habad enveloppés dans leurs châles de prière nous ont ramenées à des périodes du passé dont on était en droit d’espérer qu’elles ne se reproduiraient plus jamais aujourd’hui.

Alors que le monde reste tragiquement indifférent à l’inquiétude et à la souffrance du Peuple Juif et alors que tous les pays assistent silencieux au massacre révoltant des familles innocentes et à l’horreur indicible de ce qui est arrivé au Rabbin Gabriel Holtzberg, nos pensés vont à l'enfant de deux ans des émissaires Habad, Moshé Tsvi Holtzberg, qui a été sauvé de la tourmente et sorti du Beit Habad au début de la prise d'otage par sa gouvernante indienne.

Aussitôt, et dans un élan de solidarité extraordinaire, les Israéliens se sont identifiés à ce petit orphelin. Pour eux, comme l’a déclaré Madame Tzipi Livni, ministre des affaires étrangères, les terroristes ont choisi délibérément une cible « juive » ou « israélienne » parmi les objectifs à attaquer.

Malgré la grande douleur, le peuple juif demeure, comme d’habitude , courageux et solidaire dans les moments difficiles .Il peut surtout être fier de Gabriel et Rivki Holtzberg qui ont donné un peu de leur lumière à Bombay aux 15 millions d’habitants dont la moitié vivent dans la rue.

En tant qu'émissaires à Bombay, Gabiriel et Rivki ont renoncé au confort de l'Occident pour répandre la fierté juive dans un coin du monde. Ils ont montré que le peuple des Dix Commandements est différent des autres peuples. Ils ont fait le sacrifice ultime. Ce couple brillait par sa bonne humeur, par sa chaleur et sa disponibilité permanente .Une raison peut être que le couple du Beit Habad avait volontairement été pris comme cible par des hordes de tueurs qui n’ont aucun respect pour la vie humaine.

La émouna, la foi, avec laquelle ce jeune couple avait accepté la mission que lui avait confiée le Beth Loubavitch était plus forte que la barbarie de ces terroristes honteux, bien décidés, à massacrer l'humanité toute entière au nom d'une religion.

Israël a pu en fin inhumé dans la sobriété et l'émotion les martyrs du Beth Habad. , nous avons aujourd’hui une certitude de la profondeur morale et du très haut niveau de valeurs du Peuple d’Israël. Les israéliens peuvent être fiers parce qu’ils font partie de ceux qui aiment et pas de ceux qui haïssent.

J'espère que la vérité sera admise et publiée concernant ce douloureux événement vécu par les juifs et qui devrait tous nous préoccuper, juifs et non juifs !

Souhail Ftouh, Tunis
Citoyen du Monde

 
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Dimanche 30 novembre 2008 7 30 11 2008 21:31

Source :habad.org                                                                                                                

Quelle est notre réponse à ce massacre ?

Une réponse à la question « pourquoi ? »

par Tzvi Freeman

Cher Rav Freeman,

Je ne peux pas l’admettre. Voilà un jeune couple, avec un petit enfant, qui a laissé derrière soi familles et amis pour vivre dans un pays lointain, dans le seul but d’aider à y construire la communauté juive. Savez-vous combien de jeunes ils ont sauvé de la drogue et de la prison ? Est-ce là leur récompense ? Est-ce là la protection que D.ieu leur offre ?

--S

 

Cher S,

Nous souffrons tous. Nous sommes tous sous le choc. Mais vous posez des questions auxquelles vous savez ne pas pouvoir répondre. Pourquoi ? En quoi cela va-t-il aider qui que ce soit ? Ce dont nous avons besoin maintenant, c’est de force et de courage. Ce qu’il nous fait maintenant, c’est nous rassembler et reconstruire.

Nous savions à l’avance que nous sommes en guerre contre un ennemi. Nous savions que le monde a besoin de guérison, qu’il suinte d’une obscurité venimeuse, et que ces ténèbres ne vont pas rester passives alors que nous dissipons leur règne. Nous savions que plus nous combattons cette obscurité, plus dur elle frappera en retour. Nous n’avions pas d’illusions. Nous avons décidé de nous battre et nous vaincrons. C’est pourquoi Gavriel et Rivky sont allés là où ils sont allés. Ils ne sont pas partis en touristes, mais en soldats courageux.

Lorsque vous êtes en guerre, vous ne vous arrêtez pas pour tout soupeser à nouveau : pouvons-nous seulement gagner ? Cela en vaut-il la peine ? Peut-être sont-ils pires que ce que nous pensions ? Une telle attitude est mortelle. Si vous préfériez rester chez vous et profiter du confort alors que le reste du monde est dehors dans le froid, il fallait décider cela il y a bien longtemps. Maintenant vous êtes ici, dans le champ de bataille, vous avez déjà réveillé l’ours dans sa tanière, vous ne pouvez plus reculer.

Ils sont les ténèbres. Nous sommes la lumière. Ils débarquent avec la mort dans leurs yeux. Nous venons enseigner la compassion et des actes bienveillants. Ils portent des fusils d’assaut et des grenades. Nous portons des bougies de Chabbat, une Torah de sagesse, de joie et de beauté.

Devons-nous plier devant eux ? Devons-nous nous arrêter, pleurer et dire « peut-être livrons–nous la mauvaise bataille ? »

Ce samedi soir, un jeune couple quitte Israël pour prendre la place de Gavriel et Rivky. Nous, nous tous, allons les aider. Le Beth ‘Habad de Bombay avait cinq étages. Nous allons construire un Beth ‘Habad de dix étages à Bombay, avec encore plus de lumière, plus de joie et encore plus de voix chantant les chants du Chabbat et d’enfants embrassant le rouleau de la Torah. Nous allons construire et ce sera notre vengeance. Nous allons remplir ce monde avec lumière et sagesse et l’esprit d’impureté dans le cœur des hommes périra à jamais. Ils viennent avec leurs armes et leur force, avec un dieu de destruction et de terreur, mais nous venons au nom de l’Éternel, la source de toute vie et de toute guérison. Eux et tout souvenir d’eux disparaîtront de la surface de la Terre et notre flamme brûlera éternellement.

Puisse le D.ieu Tout-Puissant entendre le cri de leur sang qui s’élève depuis la terre et mettre un terme à toute peine. Puisse cela avoir lieu bientôt, plus tôt encore que nous ne pouvons l’imaginer.

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Mercredi 8 octobre 2008 3 08 10 2008 12:13

     L’instant de l’éternité         

 

 

A la fin de Kippour, chacun rentrera chez soi pour se restaurer et prendre de nouvelles forces, chacun réintègrera le cours de son existence et ses soucis quotidiens.

        

Pourtant, la conclusion de Kippour ne signifie pas la fin de l’effort moral et religieux qui se prolongera lui durant la nuit, et en fait, toute la vie. En effet, le Choul’han Aroukh (Ora’h ‘Haîm, 624, 5 dans la note du Rama) stipule qu’à l’issue de Kippour, les personnes rigoureuses dans leur vie religieuse commencent à bâtir leur soucca, la cabane où l’on résidera durant les sept jours de la fête de Soucot. De cette façon, Kippour ne se limite pas à lui-même mais féconde le temps à venir.

 

         Mais il existe une autre explication de cet usage : Soucot est la suite logique de Kippour. « Quitte ton habitation fixe, ta maison habituelle et va habiter dans une demeure provisoire » (Soucca 2a). La soucca traduit le caractère éphémère de la vie, le temps qui passe et nous, pris dans le courant.

 

         Les jours redoutables et les prières qui les scandent nous effraient et nous emplissent de terreur : « Qui vivra, qui moura ». A Roch Hachana et Kippour, la conscience du caractère provisoire de la vie se fait verbe, parole. Mais à Soucot, cette conscience devient acte et épouse la dimension du concret. Telle est la signification de la construction de la soucca à la fin de Kippour.

 

         L’une des modalités qui régit les lois de la soucca est que l’on puisse voir, a priori, le ciel et les étoiles au travers du feuillage qui constitue la toiture de la cabane (ibidem 631, 3). Le regard humain ne doit pas se perdre dans les limites de la temporalité mais il doit percevoir l’au-delà, le ciel, cet horizon qui indique l’univers de D… . Car au-delà de l’éphémère, trône l’éternel.

 

Comme à Kippour où les juifs sont rassemblés dans leur lieu de prières, échappant à l’emprise du temps et de ses contraintes. Ils sont là à méditer, à réfléchir sur la vie et son sens, à interroger leur conscience, à se tourber vers l’éternité, vers Celui qui dépasse le temps : le Maître de l’univers. 

 

   Oui, l’intégration de D… en notre monde n’est pas chose aisée. La croyance n’est pas évidente, le chemin de la foi semé d’embûches, la pratique des commandements de la Torah complexe et contraignante. Et pourtant, c’est là la seule voie qui permet de conférer à nos actes et pensées le sceau de l’éternité. Durant toute la journée de Kippour, les portes du ciel étaient grandes ouvertes. Rien ne cachait l’horizon.

 

Mais la nuit va tomber et les portes se refermer. Il ne restera alors plus qu’un souvenir et une espérance : le souvenir : celui d’avoir touché à l’éternité. L’espérance : celle de toucher l’éternité ce soir dans la réalité concrète.

 

                

Rabbin Jacky Milewski

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Dimanche 21 septembre 2008 7 21 09 2008 22:48


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Samedi 30 août 2008 6 30 08 2008 18:27

 

 REFLEXION SUR LA CELLULE FAMILIALE                                 ACTUALITE JUIVE

                                                                                                                     Juillet 2008 

 

La structure familiale est en pleine implosion (divorces, séparations, désacralisation du mariage). La famille perd chaque fois un peu plus de sa légitimité  et de son poids moral. Les relations au sein de la  famille sont de plus en plus difficiles.

 

Il existe, il est vrai une famille formelle, c’est-à-dire un père et une mère, mais personne n’a de vrais repères pour pouvoir assumer son rôle. Cela peut notamment s’expliquer par le fait qu’aujourd’hui chacun est pris dans les contraintes d’une vie, notamment, professionnelle, stressante, angoissante, ou l’on oublie que le rôle des parents est exigeant, mais fondamental, pour permettre aux enfants de s’épanouir.

 

Les mutations sociales, permettant aux femmes de travailler comme les hommes, devraient se traduire par une répartition équilibrée de l’activité au sein de la famille.

 

Tout cela a considérablement mis à mal la mission première de la famille  qui lui est dévolue depuis des siècles : celle de servir de base à la construction (Genèse II, 18,24) de l'équilibre moral, matériel et spirituel de la cellule et de favoriser la transmission des valeurs.

 

De ce fait très souvent les enfants ne reçoivent plus de repères, ni de règles, ni de limites au sein de la  famille.

 

Nous croyons que tout enfant, à besoin de lignes directrices pour se construire, même si cela doit se faire en s’opposant, c’est-à-dire en ayant un esprit critique.

 

Nous devrions, face à la dérive de certains de nos jeunes, ramener les parents au centre même du système éducatif, place qu'ils n'auraient jamais dû quitter. Nous devrions les aider à reprendre leurs tâches principales : veiller au bon développement de leurs enfants, les guider jusqu'à l’affirmation de leur autonomie, remettre de la pédagogie empathique au cœur de la famille comme clé de sauvegarde pour ces jeunes en difficultés, donner à la vie de famille, une richesse qui redonne à chacun le sens de ses responsabilités, pour soutenir et accompagner le devenir de l’enfant.

 

L’exemplarité familiale si elle n’est pas un gage de réussite,  demeure une condition incontournable à  l’épanouissement  de l’enfant.

 

Lorsque l’autorité parentale est manquante, quelle que soit sa forme, l’enfant ira chercher des valeurs n’importe où  il pourra les trouver et souvent là ou les manipulateurs de pensées pourraient lui faire croire qu’ils peuvent lui procurer une vie facile, par des  satisfactions illusoires, sans limites  qui s’avèrent à terme dangereux pour l’enfant  (drogue, fascination de l’argent facile, haine de l’autre…).

 

Les limites d’un individu, qui sont  à la fois physiques et morales, doivent être apprises.

Il ne s’agit pas de réduire le potentiel d’un enfant , mais de le préparer  à faire sa vie dans les  meilleures conditions.

 

Etre parents c’est savoir transmettre, c'est-à-dire toujours expliquer, éclairer, aider l’enfant à réfléchir à l’instar du texte biblique « Et  tu les enseigneras à tes enfants… » (Deut.6,7).

Dans certaines circonstances aimer signifie interdire et contraindre « celui qui  s’abstient de punir son enfant, celui-ci finalement se dévoiera.. «  (Exode Rabba 1,1).

 

Quels parents suffisamment aimants pourraient encourager leur enfant au nom d’une pseudo- liberté à commettre des délits ? De tels parents ne seraient- ils pas irresponsables ?

 

Il serait intéressant de connaitre ce que la torah nous propose quant à la  place qu’occupent les parents au sein de la cellule familiale?

La première recommandation divine adressée à l’homme est l’invitation à fonder un foyer et avoir des enfants. Celle-ci trace le rôle du père et de la mère et les rend distinct l'un de l'autre, sans jamais les inféoder l'un à l'autre, mais au contraire afin que chacun puisse s'épanouir dans sa mission et être complémentaires dans l’intérêt de l’enfant.

Dans la Torah, la famille est appelée BEIT-AV (Genèse 24 , 38) .Le premier mot Beit signifie maison , « la maison d’un homme c’est sa femme » (Yoma 1 ,1) et Rabbi Yeochoua disait « je n’ai jamais appelé ma femme autrement que : ma maison (Chabbat 118 b). Le second mot AV signifie père, formé des deux premières lettres de l’alphabet hébraïque, il est très certainement parmi les premiers sons que prononce l’enfant quelques mois après sa naissance. Il n’est pas non plus anodin que D…lui-même se dénomme  AV. Tout Cela nous rappelle  que la Famille juive se compose de trois associés : le père,  la mère et le saint béni soit-il, à l’instar de ce que les rabbins du Talmud nous enseignent : Il existe  trois partenaire en l’homme ,le saint béni - soit - il ,son père ,sa mère  (Nida 31 a ) !

Aux  parents, ils incombent la responsabilité de  la transmission de la Torah  et  d'inculquer à l'enfant ses préceptes (Deutéronome 6,7) et de lui apprendre un métier. Les Rabbins du Talmud disent que «quiconque n'apprend pas un métier à ses enfants, c'est comme s'il leur apprend par défaut à être un délinquant  » (Quidouchine 29 a). Ne dit-on pas que «l'oisiveté est la mère de tous les vices»? En clair, les parents apprendront à l'enfant à nager, au sens propre comme au sens figuré, c'est-à-dire lui apprendre à sortir des situations compliquées, quelquefois périlleuses, en d’autres termes lui permettre d’éviter les pièges que lui réserve la vie. Aux  parents, le rôle de transmettre les valeurs sociales, éducatives et religieuses.

Le refus d'autorité par une certaine jeunesse, déboussolée par la société qui l'environne et qui défile devant elle à toute vitesse, s'explique aussi  par la remise en cause des valeurs prescrites dans tous les écrits de pensée juive.

Le malaise de cette partie de la jeunesse en déshérence, quel que soit son milieu social ou religieux , ne peut se résoudre que si l'autorité parentale, au sens de guide, d’amour ,de disponibilité, d’interdits, d’autorisations père et mère confondus , retrouve sa pleine fonction .pour permettre à ceux qui en sont titulaires de pouvoir s'imposer s'accordant ainsi avec l'un des principaux fondements que Moïse a tenu à graver sur l’une de deux  tables de la Loi regroupant les obligations de l’humain envers le divin : «Tu honoreras ton père et ta mère». Comme pour nous enseigner que respecter et honorer ses parents c’est honorer D... lui-même (Quid 30 b).

Les maîtres de la pensée juive  soulignent  à ce sujet  que les tables de la Loi étaient  en pierre (Even)».Ce mot est  formé de la combinaison  de deux expressions «av» et «ben», le père et le fils, ce qui signifie qu’il ne peut  y’ avoir  de Loi que si le père et le fils vivent à l’unisson.

C’est la raison pour laquelle le Collectif pour l’Initiative Rabbinique (CIR) souhaite vivement développer un programme très en vogue  en Israël qui consiste à offrir un cadre d’étude permettant aux pères  d’étudier la Torah  avec leurs fils « Avot –Oubanim ».

 

La création d’un espace - temps, de disponibilité, d’échanges, de partages entre le père et son fils est plus que nécessaire il est primordial . Car une communauté qui ferait l’économie de «l’enseignement  du père » est une communauté sans repères ».

De plus réunis au Beth Hamidrach, les enfants prendront  conscience de la valeur de l'étude et de leur appartenance à la communauté d'Israël.

 

Reconstruire le noyau familial, refondre ses bases, pour revenir aux valeurs fondamentales du lien entre parents et enfants tel doivent être les buts vers lesquels nous devons tendre, éléments  structurants, pour nos jeunes.

 

Mikael JOURNO

Rabbin de Fontenay-aux-Roses et de sa région

Président du Collectif pour l’Initiative Rabbinique (C .I.R)

 

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Vendredi 21 mars 2008 5 21 03 2008 10:23

Le CIR vous souhaite un joyeux Pourim

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Pourim et Kippourim : se déguiser pour être soi-même     

Par le Rabbin Azoulay Michaël

Ce rapprochement[1] entre deux solennités que tout oppose a priori (exubérance pour l’une  et austérité pour l’autre), tient beaucoup plus à leur nature profonde qu’à leur euphonie. En effet, Pourim et Yom Ha-kippourim correspondent à deux moments forts de l’année hébraïque, durant lesquels il nous est donné de nous voir tels que nous sommes et non tels que nous nous représentons ou à travers la représentation que les autres se font de nous ; en un mot, déguisés. Pourim et Kippourim constituent deux modalités de dévoilement, la joie et le recueillement,  susceptibles de « faire tomber les masques ». Rentrer en soi à Kippour, par le jeûne et la prière. Sortir de soi à Pourim, par le festin et le vin. Pour nous voir tels que nous sommes.  Les Sages enseignent que « l’on découvre un homme dans trois situations : Békosso, békisso oubéka’asso/ son verre, sa poche et sa colère ». A la manière dont il se comporte en état d’ébriété, dans son rapport à l’argent et  dans sa colère. Durant le repas de Pourim où, curieusement, la Halakha recommande de s’enivrer, tout ce que nous refoulons par convenance, mais qui correspond en réalité à ce que nous sommes réellement, émerge. Le judaïsme confirme ainsi, une fois de plus, qu’il est une pensée éminemment paradoxale : Les fêtes de Pourim et de Kippourim  ne sont, en définitive, pas si différentes, en dépit des apparences…



[1] Cette comparaison est traditionnellement attribuée au Qabbaliste de renom, le Ari Haqaddoch (1534-1572).

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