REVUE DE PRESSE

Dimanche 12 juillet 2009 7 12 07 2009 12:33

Articles de Ben Chelly                                SOURCE FACEBOOK

Le Verdict ! !

Aujourd'hui à 10:56

 

Aux alentours de 22 heures, hier soir, alors que régnait dans le box une grande angoisse, la cour d'assises des mineurs a rendu sa décision. Les peines sont les suivantes :

- Youssouf Fofana : Perpétuité avec une peine de sûreté de 22 ans.
- Jean-Christophe S. : 18 ans de prison.
- Samir A.A : 15 ans de prison.
- Jean-Christophe G., mineur au moment des faits : 15 ans de prison.
- Nabil M. : 13 ans de prison.
- Cédric BSY. : 11 ans de prison.
- Yahia K. : 11 ans de prison.
- Fabrice P. : 11 ans de prison.
- Christophe M. : 10 ans de prison.
- Jérôme R. : 10 ans de prison.
- Yalda, mineure au moment des faits : 9 ans de prison.
- Tifenn : 9 ans de prison.
- Gilles Serrurier : 9 ans de prison.
- Alexandra S. : 8 ans de prison.
- Francis N'G. : 7 ans de prison.
- Guiri N'G : 6 ans de prison.
- Franco L. : 5 ans de prison.
- Sabrina F. : 3 ans de prison.
- Jérémy P. : 3 ans de prison.
- Alcino R. : 8 mois de prison.
- Christine G. : 6 mois de prison avec sursis.
- Audrey L. : 2 ans de prison, dont 16 mois avec sursis.
- Leïla A. : 6 mois de prison avec sursis, avec effacement du casier judiciaire.
- Isabelle M. : 6 mois de prison avec sursis.
- Muriel I. : Acquittée.
- Alassane D. : Acquitté.


Un ensemble de peines qui se situent globalement légèrement en dessous de celles requises par l'avocat général, Philippe Bilger, mais qui en respectent l'esprit, c'est-à-dire la hiérarchie. Avec deux écarts un peu plus importants : Franco L., défendu par Maître Yassine Bouzrou, écope d'une peine deux fois moins élevée que celle suggérée par l'avocat général (5 ans). Samir A.A, représenté par maître Arnaud Miel, est condamné à 15 années de détention alors que l'avocat général en avait requis 20.

Aucun des accusés n'a pour l'instant envisagé de faire appel de ce verdict. Youssouf Fofana, qui ces derniers jours y songeait, semblait revenir hier soir sur cette idée, considérant qu'une telle décision exposerait ses co-accusés au risque d'écoper de peines plus lourdes encore. Ce qu'il ne souhaite pas.

Après l'énoncé du verdict, les réactions des avocats des parties civiles ont été immédiates. Au pied des escaliers de la cour d'Assises, le conseil de la famille Halimi, maître Francis Szpiner, a déclaré :

« La peine de prison à perpétuité assortie de 22 années de sûreté pour Youssouf Fofana est juste. La cour a cependant été particulièrement indulgente avec les autres accusés. Ce crime est un défi pour la République et la société française. La répression aurait en conséquence dû être exemplaire. Vous le savez, les parties civiles ne peuvent pas faire appel. J'invite donc le Garde des Sceaux, Michèle Alliot-Marie, à demander au parquet général de faire appel de cette décision s'agissant de ceux qui ont participé à l'enlèvement d'Ilan Halimi. Le ministre doit agir en conséquence. Les peines sont inférieures aux réquisitions de l'avocat général qui n'étaient déjà pas d'une énergie extrême. L'intérêt des deux mineurs l'a emporté sur l'intérêt général. »


Maître Muriel Ouknine-Melki, avocate de Jimmy et Mickaël D., a pour sa part exprimé sa déception :

« Je me sens complètement solidaire des déclarations de maître Szpiner. On attendait des peines plus fermes et sans équivoque pour certains, nous ne les avons pas eues. Nous restons toujours dans l'attente d'une réponse que nous n'avons pas reçue. La décision ce soir ressemble fort à un point d'interrogation. Pour moi, la circonstance aggravante pour antisémitisme à l'égard du mineur à l'époque des faits, Jean-Christophe G., n'a pas joué son rôle en terme de quantum de peine. Elle n'a pas été prise en considération à son juste niveau, alors qu'elle était pour nous un enjeu majeur. Il ne s'agissait pas d'instrumentaliser un procès, mais bien de répondre à la question de l'antisémitisme des banlieues qui a permis d'arriver à ce crime. Mais en ce qui me concerne, cette affaire s'arrête là. »


Maître Xavier Filet, avocat de la petite amie d'Ilan Halimi:

"Ma cliente est déçue par le verdict. Je fais miennes les déclarations de maîtres Francis Szpiner et Muriel Ouaknine-Melki, et je tiens à dire que notre position est unanime du côté des parties civiles. Je considère que cette décision est un jugement en trompe-l'oeil. Youssouf Fofana a pris le maximum et c'est bien normal. Mais pour les autres, les petites mains, j'estime que c'est peu cher payé. Avec le jeu des remises de peines, certains accusés auront passé plus de temps en prison avant le procès qu'après..."


Du côté de la défense, l'avocate de Jean-Christophe G., maître Martine Scemmama, a indiqué :

« Ce verdict est une vraie leçon de lucidité et de responsabilité adressée à tous les accusés. J'ai le sentiment que l'humanité d'Ilan Halimi, bien au-delà de son statut de victime, a été reconnu à l'audience. Parmi les accusés, les uns et les autres l'ont dit : « on a vieilli, on a aussi grandi ». Pour ce qui concerne mon client, Jean-Christophe G., mineur à l'époque des faits, et contre lequel la circonstance aggravante d'antisémitisme a été retenue, j'aurais apprécié qu'on reconnaisse que ce jeune a été emporté par la violence de Youssouf Fofana. »


Maîtres Didier Seban, et Karine de Carvalho, avocats de Nabil M. :

« Un équilibre a été recherché dans les peines. C'est une décision de justice respectable, avec des condamnations proportionnelles aux responsabilités de chacun ».


Maître Françoise Cotta :

« L'hypothèse d'un appel de cette décision ordonnée par la Garde des Sceaux ne tient pas debout. Rien ne le justifierait si ce n'est un motif idéologique, dans la mesure où la cour a suivi les réquisitions de l'avocat général. »


Maître Yassine Bouzrou, avocat de Franco L. :

« Dans l'ensemble, les réquisitions de l'avocat général ont été suivies. Sauf dans certains cas, où la Cour d'Assises n'a pas du tout soutenu les thèses de l'accusation. Notamment en ce qui concerne mon client, Franco L. Celui-ci a été acquitté pour cinq des six infractions qui lui étaient reprochées. Rappelons aussi qu'il fait partie de ceux qui, parmi les 27 accusés dans le box, n'ont rien à voir avec l'affaire Ilan Halimi. La reconnaissance de son innocence pour les tentatives d'enlèvements sur Zouhair W., Jacob G., et Mickaël D., est logique. En matière pénale, le doute doit en effet profiter à l'accusé. »


Maître Benson jackson, avocat de Fabrice P.:

"Je trouve que la décision de la Cour est juste et mesurée. Au bout de deux mois et demi d'audience, dix semaines de travail, les jurés et magistrats ont compris qu'il n'y avait dans le box, ni gang, ni barbares, ni organisation antisémite. Ce sont quarante tomes d'éléments de procédure qui ont été décortiqués, étudiés. La cour d'Assises a adapté les peines au cas par cas, en tenant compte des faits, dont la gravité est avérée, et en prenant aussi en considération, comme c'est son devoir, les personnalités des accusés. Mon client, Fabrice P., a été recruté par Youssouf Fofana le 2 février 2006. Fofana ne lui a rien dit, il lui a juste demandé de le suivre, et Fabrice P. s'est retrouvé devant le fait accompli, dans le local technique face à Ilan Halimi. Il était choqué, il ne pouvait plus reculer, Youssouf Fofana le menaçait. Ce procès ne devait pas être le procès de la banlieue, ou de la culture qui règne dans les cités. Mon client n'a rien d'un jeune de quartier, il est arrivé en métropole en 2004, après avoir eu son bac en Martinique. Il était totalement étranger à cette culture."

Par Initiative Rabbinique - Publié dans : REVUE DE PRESSE
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Mercredi 5 novembre 2008 3 05 11 2008 05:40

C'est fait, Obama à la Maison Blanche

Par LEXPRESS.fr, publié le 05/11/2008 04:58 - mis à jour le 05/11/2008 05:19

 

Le candidat démocrate passe la barre des 270 grands électeurs. Il est président des Etats-Unis.

Le démocrate Barack Obama a remporté mardi une victoire historique, devenant le premier Noir élu président des Etats-Unis, selon des chaînes de télévision américaines.

Selon les chaînes CBS, CNN, ABC et Fox, M. Obama a dépassé le seuil de 270 grands électeurs qui l'assure d'entrer à la Maison Blanche. L'annonce simultanée sur les chaînes de télévision a provoqué une énorme liesse à Chicago, fief du vainqueur, qui devait prendre la parole devant des dizaines de milliers de partisans enthousiastes.

  Reuters

Barack Obama

L'élection de M. Obama est historique, dans un pays où les Noirs n'avaient de facto pas accès aux bureaux de vote il y a encore un demi-siècle. "Qui aurait cru qu'un Noir d'une quarantaine d'années, nommé Barack Obama, deviendrait un jour le candidat du parti démocrate?", avait-il lui-même souligné il y a quelques mois.

Sa victoire, très attendue dans de nombreux pays, survient après huit ans d'administration Bush, qui a aliéné l'opinion publique étrangère par une politique jugée souvent agressive et unilatérale.

M. Obama, qui entrera en fonction le 20 janvier, va hériter d'une situation économique extrêmement difficile. Les Etats-Unis, au bord de la récession, traversent leur plus grave crise financière depuis celle de 1929. Le pays est engagé dans deux guerres, en Irak et en Afghanistan.

Le prochain président qui a fait campagne sur le thème de "l'espoir" et du "changement" va avoir la lourde tâche de relancer l'économie du pays, gérer les guerres d'Irak et d'Afghanistan, composer avec un déficit public proche de 500 milliards de dollars et restaurer l'image ternie du pays à l'étranger.

M. Obama a promis de baisser les impôts pour 95% des salariés, d'engager une politique de grands travaux et de garantir une couverture santé pour tous.

Sur le plan international, il a promis de retirer les soldats américains d'Irak "de façon responsable" dans un délai de 16 mois et de concentrer les efforts à la lutte contre Al-Qaïda et les talibans. Il s'est engagé à fermer la prison de Guantanamo.

Agé de 47 ans, fils d'un homme noir du Kenya et d'une mère blanche du Kansas, M. Obama se veut l'incarnation du rêve du militant des droits civiques Martin Luther King et est souvent comparé à John Kennedy pour son charisme et l'espoir de changement qu'il a soulevé durant la campagne.

Il a mené sa campagne au nom de "l'unité" des Américains et pour restaurer "le rêve américain", brisé selon lui.

La participation a été à la hauteur de cette élection historique. "La participation est phénoménale", a indiqué Jean Jensen, responsable des opérations électorales pour la Virginie, en soulignant que plus de 40% des électeurs enregistrés avaient voté à 10H00 (15H00 GMT). Le Missouri, a également connu une affluence inédite, et l'Ohio était bien parti pour une participation record de 80%, selon le bureau du secrétariat d'Etat.

Des experts s'attendaient à ce qu'au moins 130 millions d'Américains se prononcent pour choisir un successeur à l'impopulaire président George W. Bush qui occupe la Maison Blanche depuis huit ans.

Les ultimes sondages publiés mardi accordaient à M. Obama une avance de 2 à 11 points au niveau national, lui attribuant au moins 50% d'intentions de vote.

Jusqu'au dernier moment, les candidats ont continué à faire campagne. M. Obama s'est ainsi rendu dans l'Indiana (nord) après avoir voté chez lui, à Chicago, avec son épouse et ses deux filles sous l'objectif des caméras de télévision. Il devait prononcer un discours en soirée devant ses partisans réunis dans un grand parc de Chicago.

Le sénateur de l'Illinois a pris un avantage décisif sur son adversaire républicain John McCain à la faveur de la crise financière. Selon des sondages, les Américains lui faisant davantage confiance sur les dossiers économiques. Il est en outre apparu solide et convaincant lors des trois débats télévisés qui l'ont opposé à John McCain.

Par Initiative Rabbinique - Publié dans : REVUE DE PRESSE
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Mardi 29 juillet 2008 2 29 07 2008 17:41

Le grand rabbin Chouchena, un érudit au service de la communauté  (SOURCE AROUTS 7)

par Claire Dana Picard

mardi 29 juillet 2008 - 13:32

 

Le grand rabbin Emmanuel Chouchena, directeur honoraire du Séminaire Israélite de France, s'est éteint il y a quelques jours à Jérusalem où il vivait depuis de nombreuses années, près de ses enfants et ses petits-enfants.

Le grand rabbin Chouchena, né à Constantine en Algérie en 1928, a perdu ses parents à l'âge de 9 ans. Son père, Rav Yaakov Chouchena, était le grand rabbin de Bône. Après son décès, c'est son successeur et ami, le grand rabbin Rahamim Naouri, qui a pris le jeune Emmanuel sous sa protection et lui a servi de guide. C'est ainsi qu'il l'a envoyé à la yeshiva d'Aix-les-Bains pour des études religieuses.

Quelques années plus tard, Emmanuel Chouchena a été admis à l'Ecole Rabbinique, à Paris, pour y suivre des études de rabbin. Après avoir obtenu sans difficultés son diplôme, il s'est marié et a été affecté à son premier poste à Lille. Puis, il a été rappelé pour quelques années en Algérie par le Grand Rabbin Naouri, entre les années 1956 et 1962, pour être aumônier de la jeunesse.

A son retour en France, le Grand Rabbin Chouchena a été nommé à la tête de la communauté de Belleville, dans le 10e arrondissement de Paris. Mais il ne s'est pas contenté de s'occuper des fidèles de sa synagogue, et s'est beaucoup déplacé pour donner des cours aux jeunes, avec lesquels il avait un contact très chaleureux, grâce à son don d'élocution, son érudition, et son approche souriante de la Tora. Ses conférences, données notamment dans le cadre des mouvements de Tikvatenou et du Bné Akiba, étaient très appréciées et attiraient les jeunes qui aimaient venir l'écouter.

Le grand rabbin Chouchena a été également très actif au sein du Bet Din de Paris, dont il était membre, aux côtés de son beau-père qui en était le président. Il était un Shohet hors pair et venait souvent en aide au Grand Rabbin Naouri lorsque les Shohatim faisaient grève. Il prenait alors leur place sans jamais demander la moindre rémunération. Et en tant que Mohel, il a pratiqué des milliers de circoncisions sans jamais accepter d'être payé. 

En 1977, il amorce un nouveau tournant dans sa carrière rabbinique lorsque la direction du Séminaire lui est confiée après le décès du grand rabbin Ernest Gugenheim. Il assumera ses fonctions avec compétence, formant des rabbins qui par la suite sont toujours restés en contact avec lui. Lorsqu'il a quitté son poste, douze ans plus tard, il est resté encore quelques temps à Paris avant de réaliser son rêve sioniste et de monter en Israël.

A son arrivée, le Rav Aviner lui a proposé d'enseigner le Talmud dans sa yechiva, Ateret Cohanim, située dans la Vieille Ville de Jérusalem, mais le Grand Rabbin Chouchena a gentiment décliné cette offre, ne voulant plus s'engager dans des horaires fixes auxquels il avait dû s'astreindre au cours de toute sa vie professionnelle. Mais il a continué à donner des cours.

Malheureusement, son état de santé s'est détérioré lorsqu'il a été victime d'une attaque cérébrale et il a été contraint de réduire ses activités communautaires. Il a alors consacré son temps à étudier avec ses petits-enfants et à recevoir les amis qui venaient lui rendre visite.

Son beau-frère, le rav Yehouda Naouri, a tenu à souligner que pour lui, le Grand Rabbin Emmanuel Chouchena était un Rabbin accompli, parfait, comme l'étaient les rabbins d'Algérie, étant donné qu'il cumulait les fonctions de rabbin, de Mohel, de Shohet, de Sofer et même de Hazan.

Pour conclure, il a précisé qu'il se caractérisait par son optimisme sans faille, son humour et sa gentillesse, ainsi que par le respect qu'il réservait à autrui. Des qualités humaines exceptionnelles qui ont fait de lui un homme chaleureux, aimé de tous, et à présent regretté de tous. Le grand rabbin Chouchena est décédé le 21 Tamouz, date à laquelle son beau-père a également quitté ce monde.

Yehi Zikhro barouh.

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Jeudi 8 mai 2008 4 08 05 2008 05:50

 

SOURCE : A7


Yom Haatsmaout chez les sionistes-religieux: le questionnement
par Shraga Blum
mercredi 7 mai 2008 - 17:10

Comment le sionisme religieux appréhende-t-il ce soixantième anniversaire de l'Etat d'Israël?  La joie de la reconstruction du pays et de la création d'une entité politique souveraine s'accompagne maintenant de nombreux questionnements sur la route à suivre et sur les rapports à maintenir avec des gouvernements qui s'éloignent de plus en plus de la vision des pères du sionisme religieux. La Hitnatkout (Désengagement de Gaza) a provoqué une immense onde de choc dans cette population avec son cortège de remises en questions.

Deux types de réactions opposées et inexistantes jusqu'à présent sont apparues depuis quelques temps: la première fait une sorte de "mea culpa" sur un trop grand éloignement des "kippot crochetées" du reste de la population. Vivant souvent en communautés ou dans des localités rurales en vas clos, certains responsables religieux et éducatifs estiment aujourd'hui que ces formules ont créé un fossé avec la population, qui s'est ressenti par exemple par une relative indifférence au sort des villages Juifs démantelés en août 2005. C'est ainsi que certains de ces responsables ont demandé la formation de noyaux de familles religieuses dans des villes et quartiers à population mélangée, afin de reprendre contact avec "le peuple". Et première du genre, cette année, l'association des Rabbins de "Tsohar", qui prône un dialogue avec la population laïque, propose pour la première fois la récitation dans la rue et les places publiques de la fameuse "Prière pour l'Etat", écrite par S.I. Agnon. L'an passé, le Rav Rafi Feuerstein de Har Nof (Jérusalem) avait pris l'initiative isolée et courageuse de réciter cette prière dans différents lieux de concerts de rocks et hip-hop! Pour les Rabbins de "Tsohar", il s'agit de montrer au grand public que "les sionistes-religieux ne sont pas seulement dans les synagogues, et que Yom Haatsmaout a une signification importante, qu'ils ont en commun avec la population non-religieuse".

Ces groupes de responsables ne cachent pas qu'ils agissent aussi pour prévenir un autre phénomène, qui constitue le deuxième type de réactions: un désengagement progressif d'une frange de la population sioniste-religieuse de tout ce qui représente l'Etat. On assiste ainsi à des refus de servir dans l'armée - impensable dans ces milieux il y a quelques années encore - à des refus de servir dans certaines unités combattantes, à des débats ou des réactions ostensiblement hostiles lors de la récitation des Prières pour l'Etat dans les synagogues, ou même un boycott des festivités de Yom Haatsmaout. Le Rav Hillel Weiss, d'Elkana, par exemple, demande à ses fidèles "de ne plus utiliser le drapeau national ni tout symbole représentant l'Etat." Le Rav Dov Lior de Kiriat Arba, déplore que "beaucoup de gens ont perdu toute leur confiance en l'Etat". Cette frange du courant sioniste religieux est certes minoritaire, mais elle traduit un malaise certain et compréhensible: à l'opposé des premiers, ceux-ci estiment "que les sionistes religieux ont toujours été fidéles à l'Etat et à ses institutions, pour être finalement trahis par des gouvernements qui n'ont plus rien de Juif". Et l'expulsion des Juifs du Goush Katif par celui qui fut longtemps le héros de cette population ne peut que confirmer cette thèse. Un sentiment d'ingratitude et de "laissés-pour-compte" s'est emparé de nombreuses familles.

Essayant de concilier les deux visions, le Rav Haïm Druckman, qui préside les Yeshivot du Bne Akiva, déclare, comme le disait aussi le Rav Tsvi Yehoud Kook zatzal: "Il ne faut pas confondre l'Etat et le gouvernement. Et le pire gouvernement en Eretz Israël est toujours préférable au meilleur gouvernement en Diaspora."

Comme dans les meilleures histoires juives, l'on dira que ceux-ci et ceux-là ont raison! Le sionisme religieux arrivé à maturité est à la croisée des chemins. Le questionnement est la meilleure manière d'arriver à une évolution positive de ce grand mouvement historique et idéaliste. L'essentiel étant de rester fermement accroché à ses deux symboles: le sionisme et les valeurs de la Thora. H'ag Sameah' lekh'ol Am Israël!

Par Initiative Rabbinique - Publié dans : REVUE DE PRESSE
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Jeudi 1 mai 2008 4 01 05 2008 07:53

 

 

Un portrait qui rappelle le parcours incroyable de Benny Lévy, fondateur de la Gauche prolétarienne devenu juif orthodoxe.

Benny Lévy, de Sartre à la Torah   par Luc Chatel

L’idée était excellente : profiter de la grande commémoration soixante-huitarde pour faire le portrait du fondateur de la Gauche prolétarienne (GP), Benny Lévy, disparu en 2003 à Jérusalem, où il consacrait sa vie à l’étude de la Torah. Le résultat, lui, est raté. Non pas que le documentaire d’Isy Morgensztern, Benny Lévy, la Révolution impossible, soit mauvais en lui-même, au contraire, il y a bien un fil rouge passionnant – que faire après l’échec de 68 ? – et surtout de très beaux moments sortis des archives, mais il n’évoque Benny Lévy que superficiellement. Or, son parcours, ses textes, ses amis toujours vivants offrent matière à de très beaux et profonds développements sur la conscience politique, la philosophie, Sartre, Israël, les livres, le Livre, Lévinas, le communisme… Autant de sujets auxquels Benny Lévy s’est frotté avec fougue et rigueur, livrant des textes fulgurants – des textes dont on n’aura aucune citation, aucune lecture dans ce film – et qui sont abordés ici de façon trop lapidaire.

Apatride
Ce film se distingue malgré tout du reste de la production sur 1968 parce qu’il choisit de laisser les icônes de côté et d’aborder quelques questions de fond dont les années 1969-1974 ont été révélatrices. Et dont la principale pourrait d’ailleurs être inspirée par le titre du livre d’entretiens entre Sartre et Benny Lévy (L’Espoir maintenant) : Quel espoir, maintenant ? Question à laquelle Benny Lévy eut la satisfaction de trouver une tentative de réponse tout aussi radicale que la révolution prolétarienne pour laquelle il s’était engagé : l’étude effrénée, la plongée dans le Livre, où, enfin, l’étranger qu’il était (apatride exilé d’Égypte, sans-papiers, normalien à Paris – c’est Giscard qui lui accorda la nationalité française à la demande de Sartre en 1975) s’était trouvé une résidence. Mis sur la voie par Sartre puis Lévinas.
Une première partie revient sur les temps forts qui ont suivi Mai 1968, avec la création dans la clandestinité de la Gauche prolétarienne (1969), l’occupation de Lip (1973) ou la mort de Pierre Overnay (1972), à l’enterrement duquel Alain Geismar lira un texte écrit par Benny Lévy, devant 300 000 personnes. Ce dernier, sous le pseudonyme de Pierre Victor, a été l’un des acteurs importants de ces années, malgré le relatif anonymat qu’il cultivait. Et qu’il fut contraint de briser au moment crucial du renoncement. René Solis, critique de théâtre à Libération, était alors à Grenoble. Il se souvient de la visite de Pierre Victor, venu annoncer aux militants de la GP, qui découvraient alors le visage de leur chef, la dissolution du mouvement : « Il va falloir apprendre à penser par vous-mêmes et vous fondre dans la masse. »
Autre pilier de Libé, Antoine de Gaudemar se souvient lui, de Lip, qui annonça le début de la fin. Elle était déjà amorcée avec la prise d’otages de la délégation israélienne aux jeux Olympiques de Munich, que la GP dénonça dans un communiqué. Ce fut à la fois le début de la dissolution, et le moment qui marqua le non-basculement de la majorité des mouvements d’extrême gauche dans l’action violente, contrairement à l’Allemagne ou l’Italie.


Clavel et Foucault
Après cet4te très longue introduction, qui permet également de voir les témoignages du frère de Benny Lévy ou de l’écrivain Olivier Rollin, qui était alors responsable de la branche « action » de la GP, le documentaire ouvre une parenthèse dont le personnage principal devient Maurice Clavel. Installé près de la Basilique de Vézelay, l’écrivain recevait alors, comme en pèlerinage, les militants interloqués par la tournure des événements, en quête de sens, de direction. Ce sont parmi les scènes les plus intéressantes du film, où l’on assiste notamment, dans la cuisine de Clavel, à une discussion à bâtons rompus dont l’invité de choix est Michel Foucault, et à laquelle assiste André Glucksman. Clavel fut également l’un des inspirateurs du quotidien Libération, fondé en 1973. Il appelait alors à « un journalisme transcendantal ». Il y a quelque chose d’un peu misérable à écouter les témoignages de René Solis et Antoine de Gaudemar, devenus des piliers de ce quotidien transformé en courroie de transmission d’un libéralisme chic, mâtiné de charité laïque. Sans parler de Glucksman, passé de Foucault-Clavel à Sarkozy-Faudel.
Benny Lévy, lui, s’approche de Sartre à partir de 1974. Il va devenir son secrétaire, et son interlocuteur. Selon Michel le Bris, Sartre découvre avec son jeune ami « la possibilité de penser à deux ». En novembre 1977, un événement va amorcer le long chemin de Benny Lévy vers le judaïsme, la visite de Sadate à Jérusalem. Il y voit un geste prophétique. Sartre lui propose d’aller en Israël début 1978. À partir de cette première visite, rappelée avec précision par leur ami Élie Ben Gal, Benny Lévy amorce le tournant. Après la mort de Sartre, il se rapproche de la pensée d’Emmanuel Lévinas, étudie dans une yeshiva à Strasbourg et part finalement s’installer à Jérusalem en 1995, où il fondera l’Institut d’études lévinassiennes, devenu un des lieux de débats les plus ouverts et animés du pays.

Benny Lévy, la Révolution impossible, Arte, jeudi 8 mai, 22h55-0h35.
source : TEMOIGNAGE CHRETIEN

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Mardi 1 avril 2008 2 01 04 2008 22:49

VALEURS ACTUELLES, 28 MARS 2008

Israël/ Retour à la Yeshiva


Maison mère du mouvement national-religieux israélien, le Merkaz Ha Rav est en deuil. Trois semaines après le massacre du 6 mars, le reporter de « Valeurs Actuelles » est retourné sur les lieux.


PAR DAVID HERSCHEL

Le 10 mars, quatre jours après le mitraillage qui a fauché huit de leurs camarades de la yeshiva (académie talmudique) Merkaz Ha Rav, les élèves sont revenus pour la première fois dans la bibliothèque. Les dernières traces de l'attentat ont été effacées ou recueillies par l'équipe de secouristes de l'association Zaka, chargée d'enterrer tous les débris humains, conformément à la loi juive.

Des impacts de balles de kalachnikov dans des livres saints et dans la porte d'entrée témoignent encore du massacre commis ici. Un enseignant exprime sa révolte contre l'Establishment politique et culturel israélien : « Cela fait vingt ans que l'on va de reculade en reculade sous l'inspiration de faux prophètes. On détruit tout ce qui est précieux pour l'esprit de la nation. Cela ne peut plus durer. C'est aussi insupportable qu'incompréhensible.» Il montre la salle du massacre : « Le sang de ces victimes saintes crie: "Réveillez-vous, secouez toutes les servitudes qui pèsent sur vous et revenez à votre identité réelle."»

Ces propos résument l'état d'esprit qui règne dans cet établissement, maison mère du courant national-religieux sioniste. L'institution comprend une yeshiva pour adultes et un lycée pour adolescents.

Le Franco-Israélien Séguev Avihaïl, 15 ans, avait déjà failli mourir sous d'autres coups de feu, il y a trois ans, au sud d'Hébron. Il avait été mitraillé dans la voiture de son père. « J'ai foncé aussi vite que possible, se souvient ce dernier, Elichav Avihaïl, et j'ai demandé à mon fils comment il se sentait. Avec la douceur qui le caractérisait, il m'a répondu: "Papa,ça ne va pas très bien,je sens une douleur à la poitrine." Par miracle, la balle s'était arrêtée à un millimètre de son cœur. Séguev avait été sauvé. Momentanément. La grâce divine lui avait accordé de vivre trois précieuses années supplémentaires.»

Passionné par les études talmudiques, Séguev était le petit-fils de deux éminentes personnalités religieuses : le rabbin d'origine belge Josué Zuckerman, connu pour son travail auprès des immigrants français, et le rabbin Elie Avihaïl. « Nous avons beaucoup prié pour avoir cet enfant, raconte le père de Séguev. Il avait une grande soif de connaissance et possédait un noble caractère. Nous éprouvons beaucoup de tristesse mais ne sommes pas brisés. Notre foi est plus forte que les balles dont chacun de ces jeunes a été criblé.»

Certaines des jeunes victimes avaient encore leur visage d'enfant. C'était le cas d'Abraham David Moses, 16 ans. « Un ange : aucun mot ne peut mieux le caractériser, témoigne son professeur, le rabbin Kosman. La douceur de son visage et son sourire ne me quittent pas. Chacune de ses remarques et questions était d'une telle pureté qu'il m'est impossible de les décrire en d'autres termes que celui d'angélique…»

Abraham David connaissait par cœur plusieurs traités du Talmud. Le samedi soir, il se rendait auprès des malades de l'hôpital Chaaré-Tzedek et chantait pour eux, en compagnie d'amis musiciens. Lorsque le terroriste a surgi, le 6 mars au soir, Abraham étudiait à sa place habituelle, aux côtés de Séguev, son partenaire attitré. Dès les premiers coups de feu, les deux garçons ont tenté de se réfugier entre les armoires de la bibliothèque. En vain. Les balles les ont frappés au milieu de ces livres religieux qu'ils aimaient tant, comme Neria Cohen, 15 ans, fils de la vieille cité de Jérusalem, ou Jonathan Eldar, 16 ans. Jonathan étudiait un volume du Talmud au moment où la mort l'a frappé. Ses parents l'ont enterré avec le livre.

La plus âgée des victimes, Doron Maharta, 26 ans, d'origine éthiopienne, allait se marier. Yohaï Lipshitz, 15 ans, passé directement de l'enfance à l'âge adulte, impressionnait les adultes par sa maîtrise. Roï Aharon Roth,18 ans, était à la fois fin talmudiste et champion de jiu-jitsu.

Yonadav Hirschfeld, 19 ans, vivait dans l'implantation juive de Kokhav Hashahar, au nord de Jérusalem, où ses parents, Tsémah et Elishéva, avec leurs treize enfants, sont parmi les plus anciens résidents. Son père, circonciseur rituel, est bien connu dans toute la région pour avoir fait entrer dans "l'alliance d'Abraham" bon nombre de petits garçons juifs. Réputé pour son érudition et son assiduité à l'étude, poète à ses heures, Yonadav assumait des fonctions au sein du mouvement de jeunesse Ezra. Il jouait de vieux airs hassidiques sur une flûte ornée du ruban orange : le signe de ralliement des Israéliens hostiles au démantèlement des implantations.

Le jeudi du drame, il avait assisté à une grande prière publique devant le Mur du Temple (le « Mur des Lamentations »), « pour le maintien de l'unité de Jérusalem sous souveraineté juive ». De retour à la yeshiva, son sac à dos encore sur les épaules, il avait remarqué un individu avec une boîte en carton devant l'entrée de l'établissement : « Les rabbins se sont enfin décidés à acheter un téléviseur », avait-il plaisanté avec ses camarades. Quelques secondes plus tard, le terroriste sortait sa kalachnikov du carton et faisait feu sur le groupe (700 cartouches tirées). Yonadav allait mourir d'une balle en plein cœur.

Le jour de son enterrement à Kokhav Hashahar, son père s'est écrié, les yeux fermés : « Maître du monde, béni sois-tu, je t'aime ! ».  Le judaïsme ne pratique pas le culte des martyrs, mais la notion du sacrifice de soi existe « pour la sanctification du Nom divin ». Tsemah Hirschfeld devait ajouter un peu plus tard : « J'ai senti à cet instant l'aide du Ciel, la Présence divine auprès de moi. Hélas, je n'ai pas de réponse à toutes mes questions. »

Au Merkaz Harav, trois semaines après, la vie a repris. Le directeur, le Rav Jacob Shapira, reçoit beaucoup de visites. Les élèves ne comprennent pas que les drapeaux du Hamas flottent encore près de la maison du terroriste, à deux pas de leur yéshiva meurtrie : « Leurs questions n'expriment pas un ébranlement dans leur foi mais visent le gouvernement. »  Le Rav Shapira invite ses jeunes à redoubler d'effort dans leurs études : « Nos ennemis savent que s'ils réussissaient à affaiblir notre engagement spirituel, ce serait la plus grave atteinte à notre peuple. Il est interdit de leur offrir ce cadeau… Après un événement pareil, le judaïsme prône un examen de conscience de chacun. Y compris de ceux qui jouent un rôle public.»


LE MERKAZ HA RAV

Fondé en 1924 par le premier Grand Rabbin ashkénaze d'Israël, le Rav Abraham Isaac Kook (1864-1935), le Merkaz Ha Rav (littéralement : « Centre du Rav » ) est la maison mère du courant sioniste « national-religieux ». Outre l'enseignement biblique et talmudique traditionnel, le Rav Kook avait diffusé une doctrine originale, d'après laquelle la renaissance de la "collectivité d'Israël" et le renouveau spirituel étaient des réalités indissociables. Une conception reprise par son fils, le Rav Zvi Yehouda Kook, qui reconnaissait à l'État d'Israël une valeur en soi. A la différences d'écoles talmudiques se rattachant au courant ultra-orthodoxe, le Merkaz Ha Rav considère ainsi l' anniversaire de la fondation de l'État (Yom Haatzmaout) et celui de la réunification de Jérusalem (Yom Yerushalayim) comme des fêtes religieuses.

Le mouvement national-religieux a essaimé dans l'ensemble du pays : les rabbins formés au Merkaz Ha Rav ont fondé de nombreuses institutions se réclamant de la même inspiration. Les nationaux-religeiux fournissent également nombre d'enseignants aux écoles publiques de tendance religieuse. Enfin, ils encouragent leurs jeunes à servir dans les forces armées, en renonçant à la dispense du service militaire dont bénéficient en principe tous les étudiants de yeshiva.

Les jeunes à "kipa tricotée", signe de reconnaissance des nationaux-religieux, sont de plus en plus à s'engager dans les unités d'élite et à devenir officier. À terme, l'esprit même de Tsahal en sera changé.

© David Herschel & Valeurs Actuelles, 2008

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Mardi 4 mars 2008 2 04 03 2008 07:03
JUIFS
DAILLEURS
Source : site de swissns.worldpress.com



Kosovo:
Avec les derniers Juifs de Prizren



Le Kosovo vient de déclarer son indépendance. Les derniers Juifs de l’ancienne province serbe sont confrontés à une situation économique incertaine et redoutent l’influence croissante des organisations caritatives saoudiennes. Le reportage d’un média juif américain.
Sur une route désolée bordée de maisons inachevées, Ines Quono, âgée de 28 ans, repense au combat qu’elle mène sur une terre si lointaine qu’elle pourrait aussi bien vivre au pays d’Oz. Mais, au lieu d’un chemin de briques jaunes, la chaussée est crevassée, boueuse, jonchée d’ordures.

“Au Kosovo, la seule chose qui fonctionne, ce sont les banques ; nous sommes tous obligés d’emprunter de l’argent pour faire quoi que ce soit”, déclare-t-elle. Ines Quono est l’une des dernières représentantes de la communauté juive du Kosovo, province du sud de la Serbie, à peu près grande comme la moitié du New Jersey, qui a proclamé son indépendance le 17 février 2008.
Le chômage y frise les 50 %, et le salaire moyen y est d’environ 230 euros par mois. “On se demande tous comment on va s’en sortir”, explique Ines Quono, qui, encore étudiante à l’université, est déjà mariée et mère d’un enfant en bas âge. Pour elle et sa famille, l’avenir est incertain. Ils s’interrogent : leur destin les lie-t-il à Israël ou au sud-est de l’Europe, où leurs racines remontent au XVe siècle et à l’Inquisition espagnole ? A l’époque, des milliers de Sépharades avaient trouvé refuge dans les Balkans.

On ne dénombre plus que cinquante Juifs au Kosovo. Répartis en trois familles, ils vivent tous dans la ville de Prizren, étonnant joyau d’architecture ancienne au beau milieu d’un paysage dévasté par la guerre, la misère et le béton de l’ère communiste.
Angoissés par une guerre à laquelle ils ont assisté en témoins, confrontés à un avenir douteux, les Juifs de Prizren sont moroses. Quand la guerre a éclaté, les autres Juifs de la province – c’est-à-dire les cinquante autres qui résidaient dans la capitale, Pristina – ont fui en Serbie. Ils en parlent la langue et s’en sentent culturellement proches. Mais ceux de Prizren, qui parlent albanais et turc – une importante communauté turque vit aussi dans la région –, sont restés.
Aujourd’hui, le Kosovo, ayant rompu avec la Serbie, ceux qui, comme Votim Demiri, le père de Quono, gagnaient correctement leur vie sous le communisme ont du mal à quitter les maisons qu’ils ont bâties, même s’ils redoutent les tensions croissantes avec leurs voisins.

“Autrefois, il n’y avait pas d’antisémitisme, mais, avec les associations caritatives saoudiennes qui viennent ici maintenant, on sent pour la première fois l’influence du wahhabisme”, dit Demiri, faisant référence à l’idéologie fondamentaliste que les religieux musulmans saoudiens s’efforcent – d’ailleurs sans grand succès – d’exporter dans les Balkans. “Je crois que, ces temps-ci, les journaux ne donnent plus une image si positive des Juifs.”
Mais le principal sujet d’inquiétude des Juifs est celui de tous les Kosovars : nourrir leur famille. A cet égard, ils sont à la fois avantagés et défavorisés. Ils bénéficient du soutien de l’American Joint Jewish Distribution Committee (JDC), qui leur fournit des services sociaux, organise des célébrations pour les fêtes juives et tente de les aider à trouver un emploi. En revanche, les Juifs sont exclus des structures de ce quasi-Etat contrôlé par les Albanais, qui attribuent les rares postes disponibles à leurs amis et leur famille, constate Robert Djerassi, membre du JDC chargé des activités du comité au Kosovo. “90 % des juifs de Prizren sont au chômage.”

Il est par ailleurs difficile, pour les Juifs de Prizren, de maintenir des relations avec d’autres Juifs de la région. “Ce que je voudrais, c’est les intégrer à quelque chose de plus vaste, les faire participer à des événements à Skopje ou Belgrade. Mais les enfants, en dessous de l’âge de 15 ans, ne parlent pas le serbe, ce qui rend la chose difficile”, reconnaît Djerassi. “Notre vie spirituelle, comme notre vie économique, est un désastre.” Du doigt, il montre son toit délabré. Ses enfants, semble-t-il, envisagent de s’installer en Israël.
Teuta Demiri, la sœur de Quono, a 22 ans. Elle a passé un an dans un kibboutz, où elle a appris l’hébreu. Caissière dans une banque de Prizren, Teuta pense à l’aliya [”montée” en Israël], mais n’est pas sûre de pouvoir trouver un travail en Israël. Son frère, qui étudie l’hébreu, craint lui aussi pour son avenir professionnel.
“Depuis huit ans, je me demande si je dois partir en Israël”, concède Votim Demiri, leur père. Il exhibe une photographie vieille de vingt ans, où l’on voit sa mère parler à Shimon Pérès à Ashdod, en Israël. Elle s’y est établie après la Seconde Guerre mondiale, tandis que ses enfants préféraient contribuer à l’édification d’un Etat socialiste au cœur de l’Europe. Sans jamais oublier leurs racines juives. Mais la religion était loin de leurs préoccupations quotidiennes. Demiri fait partie de cette génération de Juifs qui se souviennent avec tendresse de la vie en Yougoslavie, dont le Kosovo faisait partie.

A 59 ans, Ulvi Zhalta fait beaucoup plus âgé que son cousin Demiri, qui en a 62. Il souffre de problèmes cardiaques et est aveugle d’un œil. Comme presque tous les Juifs qui sont restés à Prizren après la Seconde Guerre mondiale, la mère de Zhalta a épousé un non-Juif, en l’occurrence un Albanais ethnique. “Elle est enterrée dans un cimetière musulman. Ici, il n’y a pas de cimetière juif, mais elle était enregistrée en tant membre de la communauté juive à Belgrade”, raconte-t-il.
Zhalta dit avoir déposé une demande pour émigrer en Israël en 2000, mais il n’a pas encore reçu d’autorisation de la part de l’Agence juive de l’Etat hébreu. Selon lui, ce retard s’expliquerait par des doutes sur la judaïté de sa mère.
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Dimanche 24 février 2008 7 24 02 2008 08:38

 

 1ere association de rabbins en Pologne



La première association de rabbins de Pologne depuis la Seconde guerre mondiale a été créée dans ce pays, en présence du grand rabbin ashkénaze d'Israël Yona Metzger, ont annoncé les responsables de la communauté juive polonaise.
"C'est un évènement historique. La création du Conseil marque le retour aux bonnes formules anciennes de fonctionnement de la communauté juive en Pologne. Il y a toujours eu des conseils de rabbins. La guerre y a mis fin. Après, les rabbins ont tenté de s'associer mais les autorités ont alors interdit les organisations juives", a indiqué le président de la communauté juive de Lodz (centre) Symcha Keller, cité par l'agence PAP.

Source: AFP

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Samedi 23 février 2008 6 23 02 2008 10:19
JUSQUA  120ANS
Source : Israelvalley.com en ligne le 25 février


ISRAEL RECORD :

La doyenne de l'humanité serait une israélienne 
de 120 ans



Source: Choc.fr
Selon le magazine Choc.fr, une israélienne âgée de 120 ans, détrônant la doyenne officielle de l’Humanité, une américaine de 114 ans.
Edna Parker, de Shelbyville dans l’Indiana, avait été désignée doyenne de l’Humanité du haut de ses 114 ans. Mais Mariam Amash, résidant dans la ville arabe de Jisr az-Zarqa en Israël, la considère plutôt comme une petite jeune.“C’est bien moi la plus vieille personne du monde”, a t-elle déclaré. “J’arrive toujours à boire, à manger, à me laver, et j’espère bien vivre encore 10 ans”.
Mme Amash aurait 10 enfants, 120 petits-enfants, 250 arrières-petits-enfants et 30 arrières-arrières-petits-enfants, selon ses proches.

Les autorités israëliennes ont découvert qu’elle était en fait la doyenne de l’Humanité quand elle est allée faire refaire sa carte d’identité. Elles ont été chercher son acte de naissance, possédé par les autorités turques, qui gouvernaient la région à l’époque.
Mme Amash, de descendance bédouine, a révélé le secret de sa longévité : une alimentation saine, faite de beaucoup de légumes.Un porte-parole du Guiness Book des records a affirmé qu’elle rentrerait dans le livre quand elle aura fourni une preuve de son âge.


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Lundi 18 février 2008 1 18 02 2008 18:45

Actualité juive de cette semaine :
Le CIR veut revaloriser le rôle des rabbins

 

Nouveau ton - Une quarantaine de jeunes rabbins membres du Comité pour l’Initiative Rabbinique (CIR) créé il y a deux ans se sont réunis le 4 février dernier pour évoquer les projets qu’ils souhaitent mettre en œuvre dans les différentes communautés juives de France.

 
C’est l’histoire d’un groupe de rabbins exerçant leur sacerdoce  dans toute la France qui à force de s’être réunis de façon informelle pour évoquer la manière dont ils percevaient leur vocation et la manière dont celle-ci était reconnue - ont donné naissance il y a deux ans au Collectif pour l’Initiative Rabbinique.

 

Estimant avoir été, pendant longtemps, « confinés dans un rôle réducteur , consistant essentiellement à lire la Torah, faire des Dvar Torah et célébrer des mariages ou des bar-mitsva.. », les rabbins du Collectif, à travers la voix de leur Président, le rabbin Mikaël JOURNO de Fontenay-aux-Roses, et directeur de cabinet du Grand Rabbinat de Paris , veulent « prouver qu’aujourd’hui, être  guide spirituel ,signifie  également d’être  capable d’entrer dans l’arène publique avec droit au chapitre  et de s’exprimer sans tabous sur tous les sujets qui animent la société ».

 

Le CIR a été  fondé avec la bénédiction des grands rabbins de Paris et de France .

Bien que l’association soit placée sous l’égide des grandes institutions juives de France et notamment du Consistoire, le CIR tient à son indépendance de pensée et d’action. Lorsque ses membres se retrouvent, tous les sujets y passent : leadership communautaire, halakha, Israël, mémoire de la Shoah et actualité politique et médiatique du moment.

Partisans d’un judaïsme « ouvert, tolérant, souriant et surtout humain et qui n’a pas peur de se remettre en question », les membres du CIR estiment que la fonction rabbinique a changé et souhaitent aider à son évolution. Ainsi veulent-ils « mieux faire connaître leur travail réalisé sur le terrain » et infléchir le regard de la communauté juive, non pas sur son histoire passée, mais sur son présent et son avenir.

 

Selon le Président du Collectif, « il faut davantage s’intéresser à ces Juifs qui, malgré leur attachement à Israël, ont décidé de vivre dans une France qu’ils aiment ». Et de récuser l’idée d’un « soi-disant divorce entre les Juifs et la République  française», comme celui d’un « repli communautaire du judaïsme traditionnel ».

 

 «Nous ne sommes pas des décisionnaires rabbiniques »

 

 Lorsqu’ils ne se réunissent pas en privé, les rabbins du CIR produisent quantité d’échanges publics sur leur blog « IR pour demain » (1). Ils mettent en ligne ce qu’ils appellent « de la matière à penser », c’est-à-dire  de l’expression et de la production d’un point de vue juif sur des faits d’actualité.

 

Au moment de la politique d’ouverture du gouvernement par exemple ils se sont interrogés sur le fait de savoir si le judaïsme était ouvert et universel,  lors de la libération des infirmières bulgares, ils ont  réfléchis sur le rachat des captifs. Idem pour les tests ADN. « Sur le plan religieux, il y’a des domaines dans lesquels nous refusons de nous  aventurer : nous ne sommes pas des décisionnaires rabbiniques. Mais nous en discutons avec les grands maîtres du Judaïsme français qui nous guident.  »

 

Envoyés par courriel aux membres de leur réseau, leurs réflexions, leurs informations communautaires et leurs études de la Paracha suscitent des commentaires encourageants. Un millier de personnes par jour consultent le blog, sans compter celles du site Daily Motion où figurent les vidéos de leurs cours et conférences.

  

Dans le registre des projets à moyen terme, on trouve des initiatives utiles et finalement  simples à mettre en œuvre. « Le CIR va devenir l’interface entre les rabbins et les  associations et institutions,  qu’elles soient communautaires ou nationales, notamment lorsque celles-ci recherchent des conférenciers spécialisés dans tel ou tel domaine », suggère le rabbin Journo. « Il suffit de constituer une véritable banque de donnée des personnalités  rabbiniques de France ainsi que leur sujet de prédilection ».

 

Egalement en vue, l’idée de bâtir des jumelages entre les communautés juives de Paris et de Province. « C’est tout à fait faisable d’opérer des rapprochements entre des communautés selon leurs sensibilités et leurs centres d’intérêts  ».

 

Dans un même esprit d’échanges, les membres du CIR souhaiteraient démocratiser un programme très en vogue en Israël qui encourage les parents à étudier  la Torah avec leurs enfants , mais aussi créer un guide qui regroupera l’ensemble  des activités rabbiniques de France. Ils aimeraient, enfin, pouvoir réaliser ce que certains avaient déjà imaginé, en l’occurrence des « Assises du Judaïsme français ».

 

Yaël Scemama 

 

(1)          http://irpourdemain.over-blog.com

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