A Souccoth, nous lions ensemble les différentes espèces - deux branches de saule à gauche, la branche de palmier au centre et trois branches de myrte à droite. Le Loulav n’est
valable que si les Quatre Espèces sont présentes et liées. S’il en manque n’en serait-ce qu’une, le Loulav n’est plus apte. Nous tenons ce bouquet dans la main droite et nous le rapprochons du
Ethrog puis nous les secouons tous ensemble trois fois dans chaque direction : devant, droite, derrière, gauche, haut et bas ; (certains le font dans un ordre différent). Cette Mitsva
(commandement) peut être accomplie durant toute la journée, pendant les sept jours de fête (sauf Shabbat). Cela symbolise les différentes couches sociales et intellectuelles du peuple d’Israël,
qui, malgré leurs différences, doivent rester unies.
Avant d’agiter les quatre espèces ; on récite la bénédiction suivante :
" Barou’h ata adonaï elo-heinou mele’h aolam acher kidéchanou bémitsvotav vetsivanou al nétilat loulav
"
" Béni sois-Tu, Eternel Notre D.ieu, Roi de l’univers qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a donné l’ordre de prendre en
main le Loulav "
HALAKHOT – LOIS
Les cas courants où une Souccah devient Péssoula (inutilisable pour accomplir la Mitsva)
· Celle qui a été construite sous un balcon.
· Sous un arbre.
· Sous le toit d’une maison
· Sous une autre Souccah fixée au-dessus d’elle.
· Celle qui laisse passer plus de jour que d’ombre.
· Celle qui n’a pas trois parois
· Celle qui n’a pas dix palmes, dix Téfahim (1mètre environ) de haut
· Celle qui dépasse vingt coudées (10 mètres) de haut
· Si le toit de la Souccah, le Sékhakh est relié et fixé aux parois par du fil de fer ou autres objets aptes à
devenir impurs (objets façonnés, fruits, paille avec épis de blé, etc.)
· Une Souccah dont les parois ou le Sékhakh ont été volés. On ne peut prononcer le nom de D... sur un objet volé,
résultat direct d’une transgression. C’est plutôt une abomination, ainsi qu’il est dit: (Isaïe: 61, 8). "Car Moi l’Éternel je hais des sacrifices, provenant du
vol »
· Une Souccah dont les parois sont surélevées du sol d’une hauteur de trois palmes Téfahim (24 à 30
centimètres)
· Un vide dans le Sékhakh de 3 palmes Téfahim (24 à 30 centimètres), qu’il se trouve au milieu ou de
côté
· Une Souccah dont le toit est couvert avec un drap pour se protéger du soleil, ou dont un drap est tendu sous le toit à
l’intérieur pour se protéger des retombées du feuillage
· Si le toit de la Souccah = le Sékhakh est composé de branches dont les fruits sont encore
attachés.
· Une Souccah dont les parois ont en tissu ou tentures" Chaatnéz" (mélange de laine et de
lin)
Une Souccah dont le Sékhakh se dessèche et tombe vite et ne peut donc tenir durant les sept jours de la fête
COMMENT CHOISIR ET SELECTIONNER UN HADASS DE
CHOIX
Voici une liste de toutes les qualités nécessaires pour un mehoudar, un Hadass de choix:
· Le Hadass doit être frais et vert sans aucun signe de dessèchement ou de flétrissement. Surtout, les trois feuilles de la pointe doivent être
fraîches et vertes.
· Tous les trois Hadassim doivent être MECHOULACH tout le long d’un shiour de trois Téfahim. C’est-à-dire, il faut que trois feuilles bourgeonnent toutes
au même niveau, et qu’elles encerclent le Hadass. Les feuilles doivent se reposer les unes sur les autres, comme une chaîne entrelacée de feuilles, avec le haut de chaque feuille couvrant le
bourgeon de celle au-dessus d’elle
· Les feuilles ne doivent pas être plus grandes que l’ongle du pouce, ni plus petites qu’un grain d’orge
· Les feuilles ne doivent pas s’écarter de la branche ni se pencher vers le bas. Elles doivent être plutôt droites, et se reposer sur la tige de façon
que toute la tige soit recouverte de feuilles
· La pointe de la tige doit être complète, ainsi que les feuilles de la pointe
· On doit essayer d’obtenir des Hadassim, dont toutes les feuilles soient complètes, et non déchirées
· Le Hadass ne doit pas avoir plus de baies que de feuilles, même si les baies sont vertes
· Il ne doit pas y avoir de petites branches entre les feuilles. S’il y en a, on les enlèvera- mais pas pendant Yom Tov
· Les Hadassim ne doivent pas être d’une longueur exacte de trois tefahim, mais plus longs que cette mesure
· Les Hadassim ne doivent pas provenir de greffe
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On a besoin de trois branches de myrte
-
Pour que le myrte soit Cacher il faut que de chaque tige sortent trois feuilles sur une seule ligne à la même hauteur. Ce modèle de trois feuilles doit se répéter au moins sur
la moitié de la longueur de la tige
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Chaque tige doit mesurer au moins 29 cm
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La tige ne doit pas être desséchée
COMMENT SELECTIONNER UNE ARAVA DE CHOIX:
Voici une liste de toutes les qualités désirables à rechercher dans un mehoudar une Arava de choix.
· Les feuilles doivent être allongées, les rebords lisses, la tige rouge
· La pointe de la tige et la feuille à la pointe doivent être intactes
· Toutes les feuilles doivent être fraîches sans aucun signe de dessèchement ou de rides
· Toutes les feuilles dans le shiour complet de trois Téfahim doivent être présentes, et chaque feuille doit être
complète
· Certains décisionnaires disent qu’on doit essayer d’obtenir des Aravot qui poussent au bord de l’eau
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On a besoin de deux branches de saule
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La tige doit de préférence être rougeâtre
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La tige doit mesurer au moins 29 cm
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Les feuilles doivent être allongées et non arrondies
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Le bord des feuilles doit être lisse et non dentelé
Shiour du Loulav, Hadassim,
Aravot
Le shiour minimum du Loulav est quatre Téfahim. C’est-à-dire que la chidra doit être longue de quatre téfahim. D’après leYch Hazone elle doit être a priori de 15 7/8
pouces (40 centimètres). D’après le Gaon Rav Moshé Feinstein, elle doit être a priori de 15 pouces (38.1 centimètres).
Les hadassims et aravots doivent être longs de trois Téfahim. C’est-à-dire que le rameau du hadas et de la arava doivent être au moins d’une longueur de trois
Téfahim.
D’après le Ych Hazone ils doivent être a priori d’une longueur de 11,8 pouces (30 centimètres). D’après le Gaon Rav Moshe Feinstein, ils doivent être a priori d’une longueur de
11 pouces (28 centimètres).
Ces derniers sont des shiourim (dimensions) minimum, ils peuvent être plus longs. Cependant, la chidra du Loulav doit être plus haute que les Hadassim et Aravot d’au moins un
téfah (entre 10 et 9,3 cm) quand ils sont noués ensemble.
En cas de grand besoin, ces mesures minima peuvent être réduites. On consultera alors un
Rav.
COMMENT SELECTIONNER UN ETROG DE
CHOIX
Voici une liste de toutes les qualités désirables à rechercher dans Méhoudar, un Etrog de choix.
· Plus l’Étrog est propre, plus il est mehoudar. Cependant on ne devrait trouver aucune tache sur le Houtam et le Pitoum de
l’Etrog
· L’Étrog doit avoir beaucoup de Bélitouah, petites bosses surélevées. Il ne doit pas être lisse comme un citron
· On le choisira plutôt jaunissant que vert
· La peau ne doit être abîmée en aucun endroit et il ne faut pas qu’il manque le moindre morceau de peau
· La peau ne doit pas être trop souple, craquelée ou sèche
· Le plus petit point noir sur la partie supérieure le rend inapte
· Sa forme doit plutôt ressembler à une tour : large en bas et étroit au sommet
· Si cet Ethrog a poussé avec une protubérance (appelée le Pitom) on ne la retire pas
COMMENT SELECTIONNER UN LOULAV DE
CHOIX
Voici une liste de toutes les qualités à rechercher dans un Loulav mehoudar, un Loulav de choix.
· Le loulav doit être frais et vert. Ceci s’applique à la chidra aux feuilles. Elles ne doivent révéler aucune trace de dessèchement.
La feuille de la pointe doit être, examinée, surtout, pour tout signe de dessèchement
· Il doit être parfaitement droit, sans aucune bosse ou courbe dans une direction quelconque
· Les feuilles de la pointe, c’est-à-dire celles qui dépassent la chidra, doivent être complètes
· Les feuilles du Loulav ne doivent pas être séparées l’une de l’autre, mais bien serrées ensemble de façon que le Loulav ait l’air
d’une seule branche
· La tiomete de la pointe ne doit être ni fendue ni séparée
· Certains Décisionnaires sont de l’avis qu’il faut essayer d’obtenir un Loulav à une tiomete. Si un Loulav a deux tiometes et qu’elles
soient attachées l’une à l’autre, on les considérera comme une seule tiomete
· Le Loulav ne doit pas provenir d’un arbre greffé avec tout autre qu’un palmier
· Le Loulav doit être beau en hauteur, en épaisseur et de belle apparence. Regarder le haut de la branche et s’assurer que la tige
centrale n’est pas fendue, mais fermée
o Le sommet de la branche ne doit pas être coupé
o Le Loulav ne doit pas être desséché
o Il doit mesurer au moins 39 cm
o Plus droite est la branche, mieux c’est
Le Loulav et le Ethrog après Souccot ...
A la fin de Souccoth, nous nous retrouvons avec différents objets qui nous ont servi à accomplir des commandements mais qui ne servent manifestement plus à rien : les Quatre Espèces, les branches
de saule de Hochana Raba ou encore le Sekhakh (branchage) qui a servi de toit à la Souccah.
Pourtant, il nous est interdit de nous en débarrasser en les jetant à la poubelle. Pourquoi?
La Thora écrit qu’après qu’Abraham ait acheté le champ pour y enterrer Sarah, " le champ s’éleva " (Genèse 23 :17). De quelle manière un champ peut-il s’élever ? Rachi explique
que lorsqu’un objet matériel est utilisé pour accomplir une Mitsva, il s’élève spirituellement. Il en est de même pour les objets qui ont servi à nous élever durant la fête.
Des objets tels qu’un Loulav usagé, des Tsitsit déchirés ou un Chofar défectueux, bien qu’ils n’aient conservé aucune sainteté intrinsèque, ils ne doivent pas être traités
irrespectueusement ou jetés à la poubelle. (Michna Beroura 21 :6). Il est cependant permis de laisser ces objets dans un endroit propre même si on sait que quelqu’un d’autre viendra et nous en
débarrassera (Michna Broura 21 :7). Les gens très scrupuleux prennent sur eux d’ensevelir ce genre d’objets ou les mettent dans une Gueniza (Rama).
Il existe dans la Kabbale un concept de " recyclage " qui propose que chaque objet utilisé pour une Mitsva soit réutilisé pour une autre (Choul’han Arou’h Harav
para.12).
Par exemple, certaines personnes gardent le Loulav et les bouquets de saule jusqu’à la veille de Pessah et s’en servent pour alimenter le feu lors de la combustion du ’Hamets
(Maharchal para. 77). Pareillement, de vieux Tsitsit détachés du Talith peuvent servir de marque page. (Maharil)
Une autre coutume est de piquer la surface de l’Ethrog avec des clous de girofle et de l’utiliser toute l’année pour la Havdala. D’autres ont l’habitude de ramasser des dizaines
de Ethroguim après la fête et de les confire. On peut ensuite les servir à Tou Bichvat (Nouvel an des arbres fruitiers)
Quoique vous décidiez de faire avec ces objets, rappelez-vous un principe fondamental : les Mitsvot permettent aux individus d’exprimer leur relation personnelle avec D.ieu et
d’être créatif dans les limites de la Hala’ha (La Loi juive).
SIMHAT BETH
HACHOEVA
A l’époque du Temple, chaque holocauste, chaque sacrifice rémunératoire, qu’il s’agisse d’une offrande volontaire ou obligatoire y compris les sacrifices publics, devait être
accompagné d’une min’ ha (composée de farine et d’huile) et d’une libation de vin, la min ’ha était brûlée entièrement sur l’autel, la libation était versée sur
l’autel.
Pendant les sept jours de Souccoth, on offrait de plus une libation d’une autre nature: la libation d’eau, « nissou’h hamayim ». C’est après le sacrifice perpétuel du
matin, donc une fois chaque jour, que cette libation d’eau était versée, en même temps que celle du vin, sur l’autel des sacrifices. A cet effet, on avait placé deux cuvettes en argent dans le
coin sud ouest, sur le plateau de l’autel; ces cuvettes étaient munies d’un bec par lequel le vin d’un côté, l’eau de l’autre, se déversaient dans l’orifice d’évacuation aménagé dans le coin du
plateau.
Cette libation d’eau n’est mentionnée dans aucun texte relatif aux sacrifices. Mais comme l’expliquent nos Sages dans le Talmud (Shabbat 103b), la Tora y fait allusion, car dans
les passages traitant des sacrifices des sept jours de Souccoth (Nomb. 29, 12 à 34) il Y a trois variantes: le deuxième jour, un M supplémentaire, le sixième un Yod, le septième
un M, l’ensemble de ces lettres formant le mot mayim (eau). Voir d’ailleurs le commentaire de Rachi sur le verset Nomb. 29, 18.
Cette cérémonie, comme tous les rites observés pendant la fête de Souccoth, était empreinte de joie. Car pour la fête de Souccoth la Tora emploie deux fois l’expression« se
réjouir Samé-a’h» : dans les versets 14 et 15, chapitre 16 du Deutéronome, il est dit: tu te réjouiras pendant la tète... ; tu fêteras ces sept jours en l’honneur de l’Éternel ton
Dieu, dans le lieu qu’il aura choisi... et tu pourras t’abandonner à la joie vehayito a’h samé-a’h. «Tous les mitsvot de cette fête seront autant de manifestations de joie; celle de la
libation d’eau, à l’époque du Temple, était le point culminant de la joie, nos Sages s’inspirant du verset d’Isaïe (12, 2) : « vous puiserez avec allégresse les eaux de cette source salutaire ».
Selon la tradition, il s’agit de la fontaine de Siloé, source salutaire parce que les Rois de la dynastie de David se faisaient consacrer près de cette source!
Pendant chacun des jours de la fête, excepté le premier jour et le shabbat ’Hol Hamoèd, les manifestations de joie débutaient après le sacrifice du soir, deux heures
avant la nuit, et devaient se poursuivre jusqu’à l’aube du jour suivant! C’est ce que la Michna (traité de Souccah, chap. V, 1) appelle « Simhat Bèt Hachoévah », et nos Sages déclarent
à ce propos: celui qui n’a pas vu la joie délirante de cette manifestation dans le Temple, n’a jamais vu une vraie Sim ’ha « lô raah
sim