LES FETES JUIVES

Mardi 7 avril 2009 2 07 04 2009 07:57

Le prophète Elie

 

 

              J’ai souvent rencontré le prophète Elie… dans des passages talmudiques ou dans des contes ‘hassidiques. Le prophète ignore les limites de l’espace et les frontières du temps. Il vit à toutes les époques et peut être aperçu dans toutes les contrées.

 

              Je l’imagine vêtu en mendiant et marchant à l’aide d’une canne. Je le devine le visage ridé par tant de siècles, le regard meurtri par tant de souffrances.

 

              Je l’aime ce prophète. Son mystère m’enchante. Son destin a rencontré tant de fois celui de mes ancêtres. Il les a profondément marqués. Par sa présence ou son absence.

 

              Cet attachement date de mon enfance. Au séder de Pessa’h, après la récitation du bensch, mon père remplissait la coupe du prophète et nous allions ouvrir la porte pour l’accueillir. Mon cœur bouillonnait alors, mon corps tremblait, mon âme s’échappait à la simple idée d’apercevoir une silhouette sur le pas de la maison, dans le décor obscur de la nuit.

 

              Mais mon excitation se transformait bien vite en déception. Elie n’était pas au rendez-vous et l’exil allait se poursuivre. Peut-être le prophète était-il en retard ? A-t-il été retenu par quelque affaire ? Sauver un juif ici ou là ? Soulager une femme ailleurs ?

 

              De retour à table, je contemplais la coupe du prophète. Pleine. Et  je me disais : L’année prochaine, sûrement. Il ne peut en être autrement.

 

              Il en fut autrement.

 

              Les sedarim se succédèrent sans que le prophète soit venu nous consoler ou nous réconforter. La porte se refermait sans que l’hôte tant attendu ait franchi son pas. Chaque année, la déception diminuait car je n’attendais plus celui qui…

 

              Devenu adulte, j’honorais la coutume des ancêtres. Au séder, après le bensch, je remplissais la coupe du prophète, ouvrais la porte, mais sans attendre qui que ce soit. L’accueil d’Elie se confondait en une pure mécanique du rite, en une routine traditionnelle.

 

              Le séder de l’année  57... fut différent de tous les précédents.

 

              J’avais récité la Hagada, consommé la matsa et les herbes amères, prit le repas et récité les grâces. Puis, en ouvrant la porte pour accueillir Elie…, il se tenait là, debout, devant moi, et me dit immédiatement :

 

-« Non, je ne suis pas le prophète Elie. Je ne suis que son ombre. L’ombre du prophète. Je viens t’annoncer que l’être dont je suis l’ombre ne viendra plus annoncer la délivrance. Il préfère rester dans l’ombre. »

 

-« Quoi ! » M’écriai-je. « Je ne comprends pas. La tradition a promis qu’il viendrait ! »

 

-« Oui, mais il est venu. En 1943, le prophète avait choisi de commencer par Varsovie pour annoncer la bonne nouvelle. Arrivé en ville, il ne trouva pas de juifs. C’est au ghetto qu’il les rencontra : les armes à la main, courageux, généreux…pour une lutte désespérée. Il était fier de ceux qu’il était venu libérer. Puis, il les vit : jonchés sur le sol, les cadavres brûlaient dans les immeubles incendiés. Elie traversa ensuite la Pologne. Il n’en croyait pas ses yeux. Les juifs étaient revenus en Egypte. Ce n’était pas de lui qu’on avait besoin, mais d’un Moïse ou d’un Aaron. Son regard tomba alors sur les fumées noires qui s’échappaient des fours crématoires. Son peuple se consumait. Depuis son départ de la terre, le prophète Elie voyage à travers le monde sur son char de feu. Il était le seul être de flammes. Dans un premier temps en tout cas. Les bûchers, les pogromes et la Choa lui firent perdre sa solitude. Il est à présent le roi d’un peuple meurtri par la haine, le chef d’une armée d’anges de feu, de flammes qui dansent et qui se convulsent, d’âmes qui pleurent leur corps et leur mort, d’esprits hantés qui ne cessent d’agoniser. Il doit s’occuper de son peuple, tâche éternelle. Il ne viendra donc plus. »

 

-« Et sa coupe ? Et sa coupe de vin ? »

 

-« Je la boirai moi ! »

 

-« Mais non ! Une ombre ne boit pas ! Une ombre n’assiste pas aux circoncisions d’Israël ! Une ombre n’est pas le dixième homme que l’on attend pour le Minyan ! Une ombre ne peut sonner le Chofar de la délivrance ! D’ailleurs, une ombre n’est qu’une ombre en présence du soleil. »

 

-« C’est le feu de l’être dont je suis l’ombre qui est mon soleil. »

 

-« Peu importe ! S’il le faut, je te combattrai toute la nuit – comme Jacob lutta contre l’ange d’Esaü – mais je te ferai promettre de l’amener ici et de délivrer son peuple. »

          

   La discussion dura jusqu’à l’aube. Au premier rayon de soleil, un char de feu s’empara de l’ombre et nous fûmes séparés.

          

   Je ne me souviens plus du reste de notre dispute. Qui sortit victorieux ? Qui fut vaincu ? Peut-être ai-je tout rêvé.

          

   Ce que je sais, c’est qu’au séder de l’année suivante, après le bensch, j’ai rempli la coupe du prophète Elie, j’ai ouvert la porte, et je l’ai attendu.

 


Rabbin Jacky Milewski

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Dimanche 5 avril 2009 7 05 04 2009 05:29

Pessa'h: cachérisation des ustensiles




Il est d'usage d'employer, dans la mesure du possible, durant Pessah une vaisselle et une batterie de cuisine réservées exclusivement a cette fête.

Toutefois, en cas de nécessité, on peut rendre utilisables pour Pessah certains ustensiles dont on se sert toute l'année. Il existe deux procédés de cachérisation :

- le "liboun" : action du feu

- la "hagala" : action de l'eau bouillante


ATTENTION:

- Pour être cachérisés les ustensiles doivent être parfaitement propres
- On veillera à terminer la cachérisation une douzaine d'heure avant l'entrée de la fête de Pessah

1. Le "liboun "


Le lidoun se pratique en portant l'ustensile à cachériser au rouge, à l'aide d'un chalumeau ou de charbon de bois. La température à atteindre est telle que des étincelles en jaillissent en le frottant. Le liboun s'applique obligatoirement :

a) aux ustensiles qui ont absorbé du 'hamets sous l'action directe du feu : broches, grils, etc.
b) aux plaques, moules de pâtisserie, poêles et autres ustensiles utilisés à sec.

2. La Hagala

La Hagala s'applique aux ustensiles en métal, bois, pierre, matière plastique dure, duralex n'entrant pas dans la catégorie "liboun".

LES USTENSILES EN TERRE, EN FAIENCE, EN PORCELAINE, EN EMAIL, ainsi que les poêles TEFAL ne peuvent être cachérisés.

Règles à observer pour la Hagala :

- L'ustensile à cachériser doit être nettoyé soigneusement puis inutilisé pendant 24 heures

- faire bouillir de l'eau dans un ustensile Cacher pour Pessah et la maintenir en ébullition.

- plonger l'ustensile à cachériser dans cette eau (bien veiller à ce qu'elle reste en ébullition même pendant l'immersion ou au moins attendre que cette dernière reprenne.).

- retirer l'ustensile à cachériser de l'eau, puis le rincer à l'eau froide.

- les récipients trop grands pour pouvoir être plongés dans un autre sont remplis d'eau à ras bord, jusqu'à ébullition, puis on fait en sorte que cette eau déborde (par exemple, en y plongeant un objet métallique ou une pierre très chauds). Les louches et autres ustensiles trop grands pour être plongés dans l'eau en une seule fois, peuvent être trempés dans l'eau bouillante en deux fois.

3. Comment cachériser ?


L'EVIER


a) S'il est en inox ou en résine de synthèse, après l'avoir soigneusement nettoyé et s'être assuré que l'écoulement d'eau se fait normalement, ne pas l'utiliser à chaud pendant 24 h puis arroser d'eau bouillante, sur le fond d'abord, sur les parois ensuite (Iroui), puis rincer à l'eau froide.

b) S'il est en faïence émaillée, il n'est pas cachérisable. Pour pouvoir l'utiliser, il faut en recouvrir les parois après le Iroui.

Les éviers en porcelaine ne peuvent pas être "cachérisés". Il faut les nettoyer soigneusement et s'assurer que l'écoulement de l'eau se fait normalement, puis recouvrir les parois et le fond de plaques en bois ou en métal, en laissant uniquement une ouverture pour l'écoulement. Ne pas utiliser à chaud 24 h avant l'utilisation pour Pessah'.

- Les robinets d'eau chaude se cachérisent en les ouvrant et en laissant couler de l'eau très chaude. L'extérieur se cachérise en versant de l'eau bouillante d'une bouilloire électrique depuis la base du robinet jusqu'à son extrémité.


LA CUISINIERE


a) à gaz

- changer les brûleurs OU les nettoyer puis les laisser allumés à plein feu 1/2 heure au moins.

- changer les grilles supportant les casseroles OU les cachériser par le Liboun OU les recouvrir de grillage ou plaques métalliques

(du papier d'aluminium très épais, qui ne risque pas de se déchirer, est vendu spécialement pour Pessah. A condition que les casseroles ne puissent toucher la cuisinière, l'emplacement de la flamme peut être laissé découvert (par découpage de la plaque), elle-même. Les parties de la cuisinière sur lesquelles ne reposent pas les casseroles peuvent être recouvertes de feuilles d'aluminium).

b) électrique

- Faire chauffer les plaques de cuisson pendant 1/2 heure à la température maximum. Recouvrir de papier d'aluminium la surface confinée entre les plaques.

c) Avec plaque de cuisson en vitrocéramique

- Bien nettoyer la plaque, puis la faire chauffer pendant 1/4 d'heure à la température maximum. Recouvrir de papier d'aluminium toute la surface qui n'est pas directement superposée à la source de chaleur.

LE FOUR

a) à gaz

- Porter les parois du four au rouge (chalumeau) et faire chauffer durant une heure à température maximum. Si les parois du four sont en EMAIL, le four n'est pas cachérisable

b) électrique

- Pyroliser le four. La catalyse ne constitue pas un procédé de cachérisation

c) à micro-ondes (sans la fonction grill)

- Bien nettoyer, faire chauffer une casserole cacher le-Pessah remplie d'eau. Couvrir systématiquement chaque plat que l'on y introduit pendant Pessah.


LA PLAQUE DE CHABBAT


- Nettoyer la plaque, laisser chauffer pendant 2 heures, recouvrir de papier d'aluminium.

LE REFRIGERATEUR

-Il doit être bien nettoyé. Il n'est pas nécessaire de recourir à la cachérisation. Recouvrir les clayettes de papier aluminium.

LA TABLE

a) de cuisine

- Bien nettoyer le bois ou le stratifié, arroser d'eau bouillante. Il est recommandé de recouvrir d'une toile cirée.

b) de salle à manger

- Nettoyer méticuleusement. Recouvrir d'une nappe ou d'une toile cirée.

LA COCOTTE MINUTE

- Dévisser les poignées. Bien nettoyer et faire la Hagala. Pour le couvercle, le changer ou consulter un rabbin.

- Les ustensiles qui ne sont pas d'une seule pièce (couteaux, casseroles à rivets, etc.) posent un problème de cachérisation, consulter un rabbin.


LE LAVE-VAISSELLE


- Le processus de cachérisation des lave-vaisselle étant particulièrement complexe, il est recommandé de s'abstenir d'utiliser à Pessah ceux qui ont déjà servi durant l'année.


LES USTENSILES DE VERRE


Il existe deux usages :

a) Usage des Séfaradim
Laver les ustensiles de verre et les rincer

b) Usage des Achkénazim

Les verres à alcool ou utilisés à chaud (pyrex, etc...) ne sont pas cachérisables

Les autres seront cachérisés en les immergeant dans l'eau froide pendant 3 périodes de 24 heures (minimum), l'eau étant renouvelée entre chaque période. Ce mode de cachérisation dure donc un peu plus de 3 jours.


CAS PARTICULIERS


- Les ustensiles comportant des fentes ou des trous (râpes, passoires, couteaux à manche non jointif, casseroles à rivets disjoints, coupes pour le kidouch à bords retournés, etc...) ne peuvent pas être "cachérisés".

- Les ustensiles en terre, en faïence ou en porcelaine ne peuvent pas être "cachérisés".

- Les prothèses dentaires amovibles (dentiers) doivent être soigneusement nettoyées et arrosées d'eau chaude à 55° minimum.

Certains rabbinats organisent une cachérisation des ustensiles quelques jours avant la fête.


Attention !


Si vous utilisez du papier d'aluminium (ou autre matière) pour couvrir des surfaces afin de pouvoir les utiliser pendant Pessah, veillez à ne pas les faire adhérer avec de la colle ou de l'eau.
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Mardi 24 février 2009 2 24 02 2009 20:44

 Mois de Adar.



Il est enseigné dans le Traité Taanit (29) : Rabbi Yehouda a dit au nom de Rav : De même que lorsque arrive le mois de Av, on doit diminuer les manifestations de joie, ainsi quand arrive le mois de Adar, on doit multiplier les manifestations de joie.

Rav Papa dit : c'est pourquoi si un juif a un litige, ou une comparution en justice avec un non –juif au mois de Av, qu'il essaye de les repousser car le "Mazal" de ce mois-ci, n'est pas bénéfique pour Israël; par contre s'il est possible de fixer cette date en adar, ce sera préférable car le "mazal" de ce mois-ci, est bénéfique pour Israël.


Les commentateurs ont objecté  cet enseignement, à partir d'un autre enseignement dans le Traité Chabbat, où il est rapporté (156) que "Ein Mazal Leisrael" : Israël n'est pas soumis aux lois de la nature, ni de l'astrologie et de l'influence des étoiles; mais le peuple juif est placé directement sous l'influence et la Hachgah'a (=protection divine).

Le Ritvaז״ל (Rabbi Yom Tov Ben Avraham), a levé la contradiction en disant, que Ein Mazal Leisrael concerne tous les mois de l'année, exceptés les mois de Adar et de Av, où les Mazalot : Influences astrales, ont prise sur Israël, et ceci par décret Divin.


Le Maharcha propose une autre réponse : "La signification de "Ein Mazal LeIsrael" est que s'il est décrété au ciel, qu'aucun malheur ne doit  s'abattre sur Israël, il ne s'abattra pas; si un heureux événement concerne

Israël, alors, il l'atteindra sans doute; Tout ceci, sans aucun rapport avec les Mazalot : influences astrales. Mais si qu'à D… ne plaise, un évènement "peu plaisant" doit toucher une personne (de toutes les façons), il y a plus de chances qu'il arrive pendant le mois de Av; Inversement, s'il a été décrété une abondance de Berakhot sur une personne (quoiqu'il arrive), il y a plus de chances qu'elle survienne pendant le mois d'Adar; car Mazal de ce mois est favorable pour Israël.


Rabbin F.elbaz 

 

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Dimanche 12 octobre 2008 7 12 10 2008 07:12

 

POURQUOI SOUCCOTH                                                    

 

La fête de Souccoth est caractérisée par des rites qui nous rappelle la vie au désert et celle de la terre : celui de la Souccah, construite pour imiter les cabanes que nos pères construisaient dans le désert et où l’on prend tous les repas, et celui des Arba Minim, formé d’une branche de palmier (Loulav, de trois rameaux de myrte, de deux de saule et d’un fruit : le cédra etrog).

 

C’est aussi la fête de la récolte des fruits, mais surtout le rappel de l’errance des Hébreux pendant quarante ans dans le désert à leur sortie d’Égypte, et entourés par la présence de D.ieu. La manifestation physique de sa présence, de son amour et de sa protection fut la nuée qui nous encerclait, et donc le symbole de la protection divine.

Elle est célébrée le 15 du mois de TICHRI et désignée sous le nom de « Zeman Simhaténou » Epoque de notre joie.

 

LA FETE DE SOUCCOTH

 

Les deux premiers, le huitième et le neuvième jour de cette fête sont fériés.

 

SOUKKOTH, les sept premiers jours, comme il est dit : « Vous habiterez dans des cabanes pendant sept jours afin que vos générations sachent que j’ai fait habiter dans des cabanes les enfants d’Israël quand je les ai fait sortir d’Egypte ». Hachem dit à Israël : « Pratiquez la Mitsva de la Souccah, dans ce monde, et ainsi, vous témoignerez des bienfaits que Je vous ai procurés comme il est dit : ‘Vous demeurerez dans des Souccoth… Afin que vos générations à venir sachent.’ Ainsi, Je considère que vous aussi Me fournissez un bienfait et une satisfaction. »


« Alors, à l’époque de Machia’h, Je vous récompenserai en manifestant Ma Royauté dans toute Sa splendeur et en vous protégeant par Ma Souccah. Ainsi qu’il est écrit (Isaïe 4-6) : Il y aura une Souccah qui donnera, le long du jour, de l’ombre contre la chaleur, et qui servira d’asile et de refuge contre l’orage et la pluie. »

Le 7ème jour est appelé HOCHAANA RABA (Hochanot signifie nombreuses), à cause des nombreuses et longues prières que chacun récite pour son salut.

 

CHEMINI  ATSERET : le huitième jour. Jour de fête également, point culminant (mais en même temps indépendant) de Souccoth, fête de la réjouissance.


La clôture de cette fête est doublée d’un autre jour de fête : le neuvième jour : SIMHAT THORA, (réjouissance de la Thora) le 23 Tichri : c’est la fête de la Torah. C’est la fête de la joie par excellence ("Tu te réjouiras pendant la fête", Deutéronome, 14) afin de célébrer celle due à la protection divine, c’est aussi la fête de la foi absolue dans la providence.

 

Les enfants sont alors autorisés à danser autour des rouleaux de la Thora comme les adultes. La Torah elle-même doit se réjouir, être satisfaite de la manière dont nous accomplissons ses commandements. Selon une vénérable tradition, le jour où nous terminons à la synagogue la lecture publique des Cinq Livres de Moïse, à Sim’hat Torah, nous recommençons aussitôt le récit biblique.

 

Nous créons ainsi pour l’œuvre divine un mouvement perpétuel et manifestons en même temps la continuité de la Torah. En effet, une vérité ne supporte aucun moment de répit, elle est valable en permanence. Rabbi Lévi dit que celui qui observe, aujourd’hui la Mitsva de la Souccah méritera, à l’époque de Machia’h, d’être sous la protection Divine, ainsi qu’il est écrit (Isaïe 4 – 6) : « Il y aura une Souccah donnant, tout au long de la journée, de l’ombre contre la chaleur, servant d’asile et de refuge contre l’orage et la pluie. »

Dieu installera celui qui pratique la Mitsva de Souccah sous la Souccah qu’il fera avec la peau du Léviathan. 

 


LA  SOUCCAH
               


II faut à cette occasion construire une Souccah (cabane fragile et au toit de feuillage détachée du sol en végétal, ne reposant pas sur du métal, ne recevant pas d’impureté, dotée d’au moins trois parois rigides et suffisamment vaste pour que la plus grande partie du corps d’une personne puisse y tenir, afin d’y prendre ses repas).

Les lois concernant la construction de la Souccah sont là pour nous fournir l’occasion de revivre le sentiment de l’attachement de D.ieu aux fils d’Israël.

En délaissant nos maisons, nous quittons pour un temps l’illusion qui nourrit notre œil intérieur en ce qui concerne la présence de D.ieu. C’est en fait l’illusion de la sécurité maternelle qui protège notre invulnérabilité. Mais, rien de ce qui est matériel n’est perpétuel ; le sentiment de sécurité et de stabilité qui provient du concept de propriété est passager. La seule possession qui est durable dans l’espace et dans le temps, c’est notre Emounah, notre foi.


La pierre, les briques et le mortier de nos maisons créent une ambiance de sécurité qui n’est pas réelle.

La Souccah nous oblige à contempler la réalité. C’est dans son imperfection même que se situe la sécurité de la Souccah, car dès lors nous réalisons que nous ne sommes pas seuls ; de ce fait nous ne devons pas avoir peur !

Le Skha’h (le toit) symbolise pour nous le fait que le monde dans lequel nous vivons n’est rien sans la présence de D.ieu. Bien qu’il y ait beaucoup plus d’obscurité que de lumière, nous voyons toujours les étoiles.

Les caractéristiques de la construction d’une Souccah sont intéressantes. Le toit (le Skha’h) doit être construit avec un matériau qui provient d’une source vivante. Les branches, le bambou sous toutes ses formes, et les palmes constituent un choix populaire.

On doit s’arranger de façon à ce que la proportion d’ombre soit supérieure à la proportion de soleil qui pourrait pénétrer dans la Souccah. L’arrangement du Skha’h devrait nous permettre de visualiser les étoiles.

De plus, la Souccah doit être construite de façon provisoire. Même si les murs sont permanents (il peut y en avoir quatre mais en général, on en compte deux et demi), le toit doit toujours être provisoire et donc, il doit être reconstruit chaque année.

 

Durant la période de Souccoth, nous devons essayer de passer le plus de temps dans la Souccah et la considérer comme notre maison. Ceci nous conduit à réfléchir sur le fait qu’à cette période de l’année, le temps est plutôt frais et si Souccoth avait été fixée un mois plus tôt, on trouverait dans la Souccah une zone ombrée très agréable vis à vis de la canicule extérieure. Nous ne quittons pas nos maisons à cause de la canicule extérieure, nous laissons nos maisons pour éprouver notre vulnérabilité. C’est à ce moment-là que nous ne semblons pas aveuglés par l’amour de D.ieu Pendant la semaine de Souccoth, les juifs ont la Mitsva de vivre dans la Souccah de la même façon qu’ils habitent dans leur maison pendant toute l’année (Michna, Souccah 2 :9) Cela signifie (là où c’est possible), qu’on doit y apporter notre belle vaisselle, nos livres et même des meubles.

 

 Examinons donc chaque détail de ces lois afin de capter l’exaltation que cette construction peut nous apporter.

Quelques principes fondamentaux

On a l’obligation de manger dans la Souccah chaque fois qu’on prend un repas ou une collation constitué de céréales cuites (à l’exception des fruits et des boissons).

En accomplissant cette Mitsva, la personne doit réciter la bénédiction appropriée : leychev bassoucca : « Bénis sois tu, Eternel roi de l’Univers qui nous a sanctifiés par ses commandements et nous a donné l’ordre de nous asseoir dans la Souccah ».

Chacun de nous a l’obligation de manger du pain dans la Souccah le premier soir de la fête. Il faut qu’il y ait au moins Kebetsa de pain ; environ 30 grammes. On doit aussi s’efforcer d’y étudier la Thora chaque jour et de dormir uniquement dans la Souccah même si on ne fait que somnoler.

 

LES EXCEPTIONS          

La loi étant que " la Souccah est comme notre propre maison ", il est des cas où on sera dispensé d’habiter dans la Souccah. Par exemple, une personne légèrement souffrante, n’a pas besoin de dormir dans une Souccah. En effet, une telle personne n’aurait pas envie de rester dans sa propre maison si un endroit plus confortable lui était proposé.

De la même manière, une personne incommodée par le froid ne doit pas dormir dans la Souccah. (Rama O.H 639 :2) On appliquera des mesures analogues aux autres inconforts tels que des insectes, une mauvaise odeur, bien qu’a priori il ne faille pas construire une Souccah dans un endroit où cela est susceptible d’arriver.

La question qui se pose le plus fréquemment est : que faire s’il pleut pendant Souccoth ?
Tant que la personne n’aurait pas quitté son propre domicile si la pluie y pénétrait, elle ne quittera pas non plus sa Souccah (Rama O.H 639 :5)

Toutefois la pluie, quelle qu’en soit la quantité, dispense de la Mitsva de dormir dans la Souccah car même un léger écoulement d’eau agace celui qui cherche à se reposer. A ce propos, une personne qui est a priori dispensée par la Hala’ha de rester dans la Souccah et y reste malgré tout, n’accomplit aucune Mitsva et ne reçoit par conséquent aucune récompense. Elle est plutôt considérée comme un sot (Rama O.H 639 :7)

Il y a tout de même une exception à cette indulgence. Le premier soir de la fête, chacun a l’obligation de manger au moins un Kezaït de pain dans la Souccah sans se soucier du climat peu clément. On doit s’efforcer d’y réciter les quatre bénédictions : Kiddouch, Chéé’hiyanou, Hamotsi et Leychev Bassoucca avant d’entrer à l’intérieur pour le reste du repas de fête. S’il nous semble que la pluie va bientôt cesser de tomber, on doit attendre jusqu’à une heure ou deux (Rama O.H 639 :5, M.B 639 :35,36).

Chacune des fêtes juives met l’accent sur un trait de caractère particulier que nous sommes sensés faire évoluer ; les commandements spécifiques à la fête nous aident dans ce travail sur nous mêmes.

Pour découvrir la " mission " qu’il nous revient de remplir, le plus simple est généralement de se référer au rituel liturgique. Or, lorsque nous consultons notre Siddour (livre de prières), Souccoth est définie comme " le temps de notre joie ". En d’autres termes, Souccoth nous propose un atelier d’une semaine sur le thème de la joie.

Sept jours durant, nous quittons notre confortable nid douillet pour une petite cabane, la Souccah. Comment cela est il en mesure de nous rendre joyeux ?

Ce ne sont pas les objets dont nous nous entourons qui font notre bonheur. On peut vivre dans un véritable palace et être malheureux. Inversement, on peut être très heureux en vivant dans une cabane au fond des bois. La clé de la joie et du bonheur réside dans nos relations ; nos relations avec autrui, avec nous-mêmes et avec D.ieu.

 

 

 

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Dimanche 12 octobre 2008 7 12 10 2008 07:11

A Souccoth, nous lions ensemble les différentes espèces - deux branches de saule à gauche, la branche de palmier au centre et trois branches de myrte à droite. Le Loulav n’est valable que si les Quatre Espèces sont présentes et liées. S’il en manque n’en serait-ce qu’une, le Loulav n’est plus apte. Nous tenons ce bouquet dans la main droite et nous le rapprochons du Ethrog puis nous les secouons tous ensemble trois fois dans chaque direction : devant, droite, derrière, gauche, haut et bas ; (certains le font dans un ordre différent). Cette Mitsva (commandement) peut être accomplie durant toute la journée, pendant les sept jours de fête (sauf Shabbat). Cela symbolise les différentes couches sociales et intellectuelles du peuple d’Israël, qui, malgré leurs différences, doivent rester unies.

Avant d’agiter les quatre espèces ; on récite la bénédiction suivante :


" Barou’h ata adonaï elo-heinou mele’h aolam acher kidéchanou bémitsvotav vetsivanou al nétilat loulav "

" Béni sois-Tu, Eternel Notre D.ieu, Roi de l’univers qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a donné l’ordre de prendre en main le Loulav "

 

HALAKHOT – LOIS

Les cas courants où une Souccah devient Péssoula  (inutilisable pour accomplir la Mitsva)

·         Celle qui a été construite sous un balcon.

·         Sous un arbre.

·        Sous le toit d’une maison

·        Sous une autre Souccah fixée au-dessus d’elle.

·        Celle qui laisse passer plus de jour que d’ombre.

·        Celle qui n’a pas trois parois

·        Celle qui n’a pas dix palmes, dix Téfahim (1mètre environ) de haut

·        Celle qui dépasse vingt coudées (10 mètres) de haut

·        Si le toit de la Souccah, le Sékhakh est relié et fixé aux parois par du fil de fer ou autres objets aptes à devenir impurs (objets façonnés, fruits, paille avec épis de blé, etc.)

·        Une Souccah dont les parois ou le Sékhakh ont été volés. On ne peut prononcer le nom de D... sur un objet volé, résultat direct d’une transgression. C’est plutôt une abomination, ainsi qu’il est dit: (Isaïe: 61, 8). "Car Moi l’Éternel je hais des sacrifices, provenant du vol »

·        Une Souccah dont les parois sont surélevées du sol d’une hauteur de trois palmes Téfahim (24 à 30 centimètres)

·        Un vide dans le Sékhakh de 3 palmes Téfahim (24 à 30 centimètres), qu’il se trouve au milieu ou de côté

·        Une Souccah dont le toit est couvert avec un drap pour se protéger du soleil, ou dont un drap est tendu sous le toit à l’intérieur pour se protéger des retombées du feuillage

·        Si le toit de la Souccah = le Sékhakh est composé de branches dont les fruits sont  encore attachés.

·        Une Souccah dont les parois  ont en tissu ou tentures" Chaatnéz" (mélange de laine et de lin)

Une Souccah dont le Sékhakh se dessèche et tombe vite et ne peut donc tenir durant les sept jours de la fête

 

 

COMMENT CHOISIR ET SELECTIONNER UN HADASS DE CHOIX

 

 Voici une liste de toutes les qualités nécessaires pour un mehoudar, un Hadass de choix: 

 

·      Le Hadass doit être frais et vert sans aucun signe de dessèchement ou de flétrissement. Surtout, les trois feuilles de la pointe doivent être fraîches et vertes.

·     Tous les trois Hadassim doivent être MECHOULACH tout le long d’un shiour de trois Téfahim. C’est-à-dire, il faut que trois feuilles bourgeonnent toutes au même niveau, et qu’elles encerclent le Hadass. Les feuilles doivent se reposer les unes sur les autres, comme une chaîne entrelacée de feuilles, avec le haut de chaque feuille couvrant le bourgeon de celle au-dessus d’elle

·     Les feuilles ne doivent pas être plus grandes que l’ongle du pouce, ni plus petites qu’un grain d’orge

·     Les feuilles ne doivent pas s’écarter de la branche ni se pencher vers le bas. Elles doivent être plutôt droites, et se reposer sur la tige de façon que toute la tige soit recouverte de feuilles

·     La pointe de la tige doit être complète, ainsi que les feuilles de la pointe

·     On doit essayer d’obtenir des Hadassim, dont toutes les feuilles soient complètes, et non déchirées

·     Le Hadass ne doit pas avoir plus de baies que de feuilles, même si les baies sont vertes

·     Il ne doit pas y avoir de petites branches entre les feuilles. S’il y en a, on les enlèvera- mais pas pendant Yom Tov

·     Les Hadassim ne doivent pas être d’une longueur exacte de trois tefahim, mais plus longs que cette mesure

·     Les Hadassim ne doivent pas provenir de greffe

  • On a besoin de trois branches de myrte
  • Pour que le myrte soit Cacher il faut que de chaque tige sortent trois feuilles sur une seule ligne à la même hauteur. Ce modèle de trois feuilles doit se répéter au moins sur la moitié de la longueur de la tige
  • Chaque tige doit mesurer au moins 29 cm
  • La tige ne doit pas être desséchée

 

COMMENT SELECTIONNER UNE ARAVA DE CHOIX:

 

Voici une liste de toutes les qualités désirables à rechercher dans un mehoudar une Arava de choix.

 

·        Les feuilles doivent être allongées, les rebords lisses, la tige rouge

·        La pointe de la tige et la feuille à la pointe doivent être intactes

·        Toutes les feuilles doivent être fraîches sans aucun signe de dessèchement ou de rides

·        Toutes les feuilles dans le shiour complet de trois Téfahim doivent être présentes, et chaque feuille doit être complète

·        Certains décisionnaires disent qu’on doit essayer d’obtenir des Aravot qui poussent au bord de l’eau

  • On a besoin de deux branches de saule
  • La tige doit de préférence être rougeâtre
  • La tige doit mesurer au moins 29 cm
  • Les feuilles doivent être allongées et non arrondies
  • Le bord des feuilles doit être lisse et non dentelé

 

 

Shiour du Loulav, Hadassim, Aravot

 

Le shiour  minimum du Loulav est quatre Téfahim. C’est-à-dire que la chidra doit être longue de quatre téfahim. D’après leYch Hazone elle doit être a priori de 15 7/8 pouces (40 centimètres). D’après le Gaon Rav Moshé Feinstein, elle doit être a priori de 15 pouces (38.1 centimètres).

Les hadassims et aravots doivent être longs de trois Téfahim. C’est-à-dire que le rameau du hadas et de la arava doivent être au moins d’une longueur de trois Téfahim.

D’après le Ych Hazone ils doivent être a priori d’une longueur de 11,8 pouces (30 centimètres). D’après le Gaon Rav Moshe Feinstein, ils doivent être a priori d’une longueur de 11 pouces (28 centimètres).

Ces derniers sont des shiourim (dimensions) minimum, ils peuvent être plus longs. Cependant, la chidra du Loulav doit être plus haute que les Hadassim et Aravot d’au moins un téfah (entre 10 et 9,3 cm) quand ils sont noués ensemble.

             En cas de grand besoin, ces mesures minima peuvent être réduites. On consultera alors un Rav.

 

 

COMMENT SELECTIONNER UN ETROG DE CHOIX

 

Voici une liste de toutes les qualités désirables à rechercher dans Méhoudar, un Etrog de choix.

·        Plus l’Étrog est propre, plus il est mehoudar. Cependant on ne devrait trouver aucune tache sur le Houtam et le Pitoum de l’Etrog

·        L’Étrog doit avoir beaucoup de Bélitouah, petites bosses surélevées. Il ne doit pas être lisse comme un citron

·        On le choisira plutôt jaunissant que vert

·        La peau ne doit être abîmée en aucun endroit et il ne faut pas qu’il manque le moindre morceau de peau

·        La peau ne doit pas être trop souple, craquelée ou sèche

·        Le plus petit point noir sur la partie supérieure le rend inapte

·        Sa forme doit plutôt ressembler à une tour : large en bas et étroit au sommet

·        Si cet Ethrog a poussé avec une protubérance (appelée le Pitom) on ne la retire pas

 

COMMENT SELECTIONNER UN LOULAV DE CHOIX

 

Voici une liste de toutes les qualités à rechercher dans un Loulav mehoudar, un Loulav de choix.

         

·        Le loulav doit être frais et vert. Ceci s’applique à la chidra aux feuilles. Elles ne doivent révéler aucune trace de dessèchement. La feuille de la pointe doit être, examinée, surtout, pour tout signe de dessèchement

·        Il doit être parfaitement droit, sans aucune bosse ou courbe dans une direction quelconque

·        Les feuilles de la pointe, c’est-à-dire celles qui dépassent la chidra, doivent être complètes

·        Les feuilles du Loulav ne doivent pas être séparées l’une de l’autre, mais bien serrées ensemble de façon que le Loulav ait l’air d’une seule branche

·        La tiomete de la pointe ne doit être ni fendue ni séparée

·        Certains Décisionnaires sont de l’avis qu’il faut essayer d’obtenir un Loulav à une tiomete. Si un Loulav a deux tiometes et qu’elles soient attachées l’une à l’autre, on les considérera comme une seule tiomete

·        Le Loulav ne doit pas provenir d’un arbre greffé avec tout autre qu’un palmier

·        Le Loulav doit être beau en hauteur, en épaisseur et de belle apparence. Regarder le haut de la branche et s’assurer que la tige centrale n’est pas fendue, mais fermée

o       Le sommet de la branche ne doit pas être coupé

o       Le Loulav ne doit pas être desséché

o       Il doit mesurer au moins 39 cm

o       Plus droite est la branche, mieux c’est


Le Loulav et le Ethrog après Souccot ...

A la fin de Souccoth, nous nous retrouvons avec différents objets qui nous ont servi à accomplir des commandements mais qui ne servent manifestement plus à rien : les Quatre Espèces, les branches de saule de Hochana Raba ou encore le Sekhakh (branchage) qui a servi de toit à la Souccah.

Pourtant, il nous est interdit de nous en débarrasser en les jetant à la poubelle. Pourquoi?

La Thora écrit qu’après qu’Abraham ait acheté le champ pour y enterrer Sarah, " le champ s’éleva " (Genèse 23 :17). De quelle manière un champ peut-il s’élever ? Rachi explique que lorsqu’un objet matériel est utilisé pour accomplir une Mitsva, il s’élève spirituellement. Il en est de même pour les objets qui ont servi à nous élever durant la fête.

Des objets tels qu’un Loulav usagé, des Tsitsit déchirés ou un Chofar défectueux, bien qu’ils n’aient conservé aucune sainteté intrinsèque, ils ne doivent pas être traités irrespectueusement ou jetés à la poubelle. (Michna Beroura 21 :6). Il est cependant permis de laisser ces objets dans un endroit propre même si on sait que quelqu’un d’autre viendra et nous en débarrassera (Michna Broura 21 :7). Les gens très scrupuleux prennent sur eux d’ensevelir ce genre d’objets ou les mettent dans une Gueniza (Rama).

Il existe dans la Kabbale un concept de " recyclage " qui propose que chaque objet utilisé pour une Mitsva soit réutilisé pour une autre (Choul’han Arou’h Harav para.12).

Par exemple, certaines personnes gardent le Loulav et les bouquets de saule jusqu’à la veille de Pessah et s’en servent pour alimenter le feu lors de la combustion du ’Hamets (Maharchal para. 77). Pareillement, de vieux Tsitsit détachés du Talith peuvent servir de marque page. (Maharil)

Une autre coutume est de piquer la surface de l’Ethrog avec des clous de girofle et de l’utiliser toute l’année pour la Havdala. D’autres ont l’habitude de ramasser des dizaines de Ethroguim après la fête et de les confire. On peut ensuite les servir à Tou Bichvat (Nouvel an des arbres fruitiers)

Quoique vous décidiez de faire avec ces objets, rappelez-vous un principe fondamental : les Mitsvot permettent aux individus d’exprimer leur relation personnelle avec D.ieu et d’être créatif dans les limites de la Hala’ha (La Loi juive).

 

 SIMHAT BETH HACHOEVA                      

A l’époque du Temple, chaque holocauste, chaque sacrifice rémunératoire, qu’il s’agisse d’une offrande volon­taire ou obligatoire y compris les sacrifices publics, devait être accompagné d’une min’ ha (composée de farine et d’huile) et d’une libation de vin, la min ’ha était brûlée entiè­rement sur l’autel, la libation était versée sur l’autel.

Pendant les sept jours de Souccoth, on offrait de plus une libation d’une autre nature: la libation d’eau, « nissou’h hamayim ». C’est après le sacrifice perpétuel du matin, donc une fois chaque jour, que cette libation d’eau était versée, en même temps que celle du vin, sur l’autel des sacrifices. A cet effet, on avait placé deux cuvettes en argent dans le coin sud ouest, sur le plateau de l’autel; ces cuvettes étaient munies d’un bec par lequel le vin d’un côté, l’eau de l’autre, se déversaient dans l’orifice d’évacuation aménagé dans le coin du plateau.

Cette libation d’eau n’est mentionnée dans aucun texte relatif aux sacrifices. Mais comme l’expliquent nos Sages dans le Talmud (Shabbat 103b), la Tora y fait allusion, car dans les passages traitant des sacrifices des sept jours de Souccoth (Nomb. 29, 12 à 34) il Y a trois variantes: le deuxième jour, un M supplémentaire, le sixième un Yod, le septième un M, l’ensemble de ces lettres formant le mot mayim (eau). Voir d’ailleurs le commentaire de Rachi sur le verset Nomb. 29, 18.

Cette cérémonie, comme tous les rites observés pendant la fête de Souccoth, était empreinte de joie. Car pour la fête de Souccoth la Tora emploie deux fois l’expression« se réjouir Samé-a’h» : dans les versets 14 et 15, chapitre 16 du Deuté­ronome, il est dit: tu te réjouiras pendant la tète... ; tu fête­ras ces sept jours en l’honneur de l’Éternel ton Dieu, dans le lieu qu’il aura choisi... et tu pourras t’abandonner à la joie vehayito a’h samé-a’h. «Tous les mitsvot de cette fête seront autant de manifestations de joie; celle de la libation d’eau, à l’époque du Temple, était le point culminant de la joie, nos Sages s’inspirant du verset d’Isaïe (12, 2) : « vous pui­serez avec allégresse les eaux de cette source salutaire ». Selon la tradition, il s’agit de la fontaine de Siloé, source salutaire parce que les Rois de la dynastie de David se fai­saient consacrer près de cette source!

 

Pendant chacun des jours de la fête, excepté le premier jour et le shabbat ’Hol Hamoèd, les manifestations de joie débutaient après le sacrifice du soir, deux heures avant la nuit, et devaient se poursuivre jusqu’à l’aube du jour sui­vant! C’est ce que la Michna (traité de Souccah, chap. V, 1) appelle « Simhat Bèt Hachoévah », et nos Sages déclarent à ce propos: celui qui n’a pas vu la joie délirante de cette manifestation dans le Temple, n’a jamais vu une vraie Sim ’ha « lô raah sim     

Par Initiative Rabbinique - Publié dans : LES FETES JUIVES
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Dimanche 12 octobre 2008 7 12 10 2008 07:10

A Souccoth, nous lions ensemble les différentes espèces - deux branches de saule à gauche, la branche de palmier au centre et trois branches de myrte à droite. Le Loulav n’est valable que si les Quatre Espèces sont présentes et liées. S’il en manque n’en serait-ce qu’une, le Loulav n’est plus apte. Nous tenons ce bouquet dans la main droite et nous le rapprochons du Ethrog puis nous les secouons tous ensemble trois fois dans chaque direction : devant, droite, derrière, gauche, haut et bas ; (certains le font dans un ordre différent). Cette Mitsva (commandement) peut être accomplie durant toute la journée, pendant les sept jours de fête (sauf Shabbat). Cela symbolise les différentes couches sociales et intellectuelles du peuple d’Israël, qui, malgré leurs différences, doivent rester unies.

Avant d’agiter les quatre espèces ; on récite la bénédiction suivante :


" Barou’h ata adonaï elo-heinou mele’h aolam acher kidéchanou bémitsvotav vetsivanou al nétilat loulav "

" Béni sois-Tu, Eternel Notre D.ieu, Roi de l’univers qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a donné l’ordre de prendre en main le Loulav "

 

HALAKHOT – LOIS

Les cas courants où une Souccah devient Péssoula  (inutilisable pour accomplir la Mitsva)

·         Celle qui a été construite sous un balcon.

·         Sous un arbre.

·        Sous le toit d’une maison

·        Sous une autre Souccah fixée au-dessus d’elle.

·        Celle qui laisse passer plus de jour que d’ombre.

·        Celle qui n’a pas trois parois

·        Celle qui n’a pas dix palmes, dix Téfahim (1mètre environ) de haut

·        Celle qui dépasse vingt coudées (10 mètres) de haut

·        Si le toit de la Souccah, le Sékhakh est relié et fixé aux parois par du fil de fer ou autres objets aptes à devenir impurs (objets façonnés, fruits, paille avec épis de blé, etc.)

·        Une Souccah dont les parois ou le Sékhakh ont été volés. On ne peut prononcer le nom de D... sur un objet volé, résultat direct d’une transgression. C’est plutôt une abomination, ainsi qu’il est dit: (Isaïe: 61, 8). "Car Moi l’Éternel je hais des sacrifices, provenant du vol »

·        Une Souccah dont les parois sont surélevées du sol d’une hauteur de trois palmes Téfahim (24 à 30 centimètres)

·        Un vide dans le Sékhakh de 3 palmes Téfahim (24 à 30 centimètres), qu’il se trouve au milieu ou de côté

·        Une Souccah dont le toit est couvert avec un drap pour se protéger du soleil, ou dont un drap est tendu sous le toit à l’intérieur pour se protéger des retombées du feuillage

·        Si le toit de la Souccah = le Sékhakh est composé de branches dont les fruits sont  encore attachés.

·        Une Souccah dont les parois  ont en tissu ou tentures" Chaatnéz" (mélange de laine et de lin)

Une Souccah dont le Sékhakh se dessèche et tombe vite et ne peut donc tenir durant les sept jours de la fête

 

 

COMMENT CHOISIR ET SELECTIONNER UN HADASS DE CHOIX

 

 Voici une liste de toutes les qualités nécessaires pour un mehoudar, un Hadass de choix: 

 

·      Le Hadass doit être frais et vert sans aucun signe de dessèchement ou de flétrissement. Surtout, les trois feuilles de la pointe doivent être fraîches et vertes.

·     Tous les trois Hadassim doivent être MECHOULACH tout le long d’un shiour de trois Téfahim. C’est-à-dire, il faut que trois feuilles bourgeonnent toutes au même niveau, et qu’elles encerclent le Hadass. Les feuilles doivent se reposer les unes sur les autres, comme une chaîne entrelacée de feuilles, avec le haut de chaque feuille couvrant le bourgeon de celle au-dessus d’elle

·     Les feuilles ne doivent pas être plus grandes que l’ongle du pouce, ni plus petites qu’un grain d’orge

·     Les feuilles ne doivent pas s’écarter de la branche ni se pencher vers le bas. Elles doivent être plutôt droites, et se reposer sur la tige de façon que toute la tige soit recouverte de feuilles

·     La pointe de la tige doit être complète, ainsi que les feuilles de la pointe

·     On doit essayer d’obtenir des Hadassim, dont toutes les feuilles soient complètes, et non déchirées

·     Le Hadass ne doit pas avoir plus de baies que de feuilles, même si les baies sont vertes

·     Il ne doit pas y avoir de petites branches entre les feuilles. S’il y en a, on les enlèvera- mais pas pendant Yom Tov

·     Les Hadassim ne doivent pas être d’une longueur exacte de trois tefahim, mais plus longs que cette mesure

·     Les Hadassim ne doivent pas provenir de greffe

  • On a besoin de trois branches de myrte
  • Pour que le myrte soit Cacher il faut que de chaque tige sortent trois feuilles sur une seule ligne à la même hauteur. Ce modèle de trois feuilles doit se répéter au moins sur la moitié de la longueur de la tige
  • Chaque tige doit mesurer au moins 29 cm
  • La tige ne doit pas être desséchée

 

COMMENT SELECTIONNER UNE ARAVA DE CHOIX:

 

Voici une liste de toutes les qualités désirables à rechercher dans un mehoudar une Arava de choix.

 

·        Les feuilles doivent être allongées, les rebords lisses, la tige rouge

·        La pointe de la tige et la feuille à la pointe doivent être intactes

·        Toutes les feuilles doivent être fraîches sans aucun signe de dessèchement ou de rides

·        Toutes les feuilles dans le shiour complet de trois Téfahim doivent être présentes, et chaque feuille doit être complète

·        Certains décisionnaires disent qu’on doit essayer d’obtenir des Aravot qui poussent au bord de l’eau

  • On a besoin de deux branches de saule
  • La tige doit de préférence être rougeâtre
  • La tige doit mesurer au moins 29 cm
  • Les feuilles doivent être allongées et non arrondies
  • Le bord des feuilles doit être lisse et non dentelé

 

 

Shiour du Loulav, Hadassim, Aravot

 

Le shiour  minimum du Loulav est quatre Téfahim. C’est-à-dire que la chidra doit être longue de quatre téfahim. D’après leYch Hazone elle doit être a priori de 15 7/8 pouces (40 centimètres). D’après le Gaon Rav Moshé Feinstein, elle doit être a priori de 15 pouces (38.1 centimètres).

Les hadassims et aravots doivent être longs de trois Téfahim. C’est-à-dire que le rameau du hadas et de la arava doivent être au moins d’une longueur de trois Téfahim.

D’après le Ych Hazone ils doivent être a priori d’une longueur de 11,8 pouces (30 centimètres). D’après le Gaon Rav Moshe Feinstein, ils doivent être a priori d’une longueur de 11 pouces (28 centimètres).

Ces derniers sont des shiourim (dimensions) minimum, ils peuvent être plus longs. Cependant, la chidra du Loulav doit être plus haute que les Hadassim et Aravot d’au moins un téfah (entre 10 et 9,3 cm) quand ils sont noués ensemble.

             En cas de grand besoin, ces mesures minima peuvent être réduites. On consultera alors un Rav.

 

 

COMMENT SELECTIONNER UN ETROG DE CHOIX

 

Voici une liste de toutes les qualités désirables à rechercher dans Méhoudar, un Etrog de choix.

·        Plus l’Étrog est propre, plus il est mehoudar. Cependant on ne devrait trouver aucune tache sur le Houtam et le Pitoum de l’Etrog

·        L’Étrog doit avoir beaucoup de Bélitouah, petites bosses surélevées. Il ne doit pas être lisse comme un citron

·        On le choisira plutôt jaunissant que vert

·        La peau ne doit être abîmée en aucun endroit et il ne faut pas qu’il manque le moindre morceau de peau

·        La peau ne doit pas être trop souple, craquelée ou sèche

·        Le plus petit point noir sur la partie supérieure le rend inapte

·        Sa forme doit plutôt ressembler à une tour : large en bas et étroit au sommet

·        Si cet Ethrog a poussé avec une protubérance (appelée le Pitom) on ne la retire pas

 

COMMENT SELECTIONNER UN LOULAV DE CHOIX

 

Voici une liste de toutes les qualités à rechercher dans un Loulav mehoudar, un Loulav de choix.

         

·        Le loulav doit être frais et vert. Ceci s’applique à la chidra aux feuilles. Elles ne doivent révéler aucune trace de dessèchement. La feuille de la pointe doit être, examinée, surtout, pour tout signe de dessèchement

·        Il doit être parfaitement droit, sans aucune bosse ou courbe dans une direction quelconque

·        Les feuilles de la pointe, c’est-à-dire celles qui dépassent la chidra, doivent être complètes

·        Les feuilles du Loulav ne doivent pas être séparées l’une de l’autre, mais bien serrées ensemble de façon que le Loulav ait l’air d’une seule branche

·        La tiomete de la pointe ne doit être ni fendue ni séparée

·        Certains Décisionnaires sont de l’avis qu’il faut essayer d’obtenir un Loulav à une tiomete. Si un Loulav a deux tiometes et qu’elles soient attachées l’une à l’autre, on les considérera comme une seule tiomete

·        Le Loulav ne doit pas provenir d’un arbre greffé avec tout autre qu’un palmier

·        Le Loulav doit être beau en hauteur, en épaisseur et de belle apparence. Regarder le haut de la branche et s’assurer que la tige centrale n’est pas fendue, mais fermée

o       Le sommet de la branche ne doit pas être coupé

o       Le Loulav ne doit pas être desséché

o       Il doit mesurer au moins 39 cm

o       Plus droite est la branche, mieux c’est


Le Loulav et le Ethrog après Souccot ...

A la fin de Souccoth, nous nous retrouvons avec différents objets qui nous ont servi à accomplir des commandements mais qui ne servent manifestement plus à rien : les Quatre Espèces, les branches de saule de Hochana Raba ou encore le Sekhakh (branchage) qui a servi de toit à la Souccah.

Pourtant, il nous est interdit de nous en débarrasser en les jetant à la poubelle. Pourquoi?

La Thora écrit qu’après qu’Abraham ait acheté le champ pour y enterrer Sarah, " le champ s’éleva " (Genèse 23 :17). De quelle manière un champ peut-il s’élever ? Rachi explique que lorsqu’un objet matériel est utilisé pour accomplir une Mitsva, il s’élève spirituellement. Il en est de même pour les objets qui ont servi à nous élever durant la fête.

Des objets tels qu’un Loulav usagé, des Tsitsit déchirés ou un Chofar défectueux, bien qu’ils n’aient conservé aucune sainteté intrinsèque, ils ne doivent pas être traités irrespectueusement ou jetés à la poubelle. (Michna Beroura 21 :6). Il est cependant permis de laisser ces objets dans un endroit propre même si on sait que quelqu’un d’autre viendra et nous en débarrassera (Michna Broura 21 :7). Les gens très scrupuleux prennent sur eux d’ensevelir ce genre d’objets ou les mettent dans une Gueniza (Rama).

Il existe dans la Kabbale un concept de " recyclage " qui propose que chaque objet utilisé pour une Mitsva soit réutilisé pour une autre (Choul’han Arou’h Harav para.12).

Par exemple, certaines personnes gardent le Loulav et les bouquets de saule jusqu’à la veille de Pessah et s’en servent pour alimenter le feu lors de la combustion du ’Hamets (Maharchal para. 77). Pareillement, de vieux Tsitsit détachés du Talith peuvent servir de marque page. (Maharil)

Une autre coutume est de piquer la surface de l’Ethrog avec des clous de girofle et de l’utiliser toute l’année pour la Havdala. D’autres ont l’habitude de ramasser des dizaines de Ethroguim après la fête et de les confire. On peut ensuite les servir à Tou Bichvat (Nouvel an des arbres fruitiers)

Quoique vous décidiez de faire avec ces objets, rappelez-vous un principe fondamental : les Mitsvot permettent aux individus d’exprimer leur relation personnelle avec D.ieu et d’être créatif dans les limites de la Hala’ha (La Loi juive).

 

 

SIMHAT BETH HACHOEVA

A l’époque du Temple, chaque holocauste, chaque sacrifice rémunératoire, qu’il s’agisse d’une offrande volon­taire ou obligatoire y compris les sacrifices publics, devait être accompagné d’une min’ ha (composée de farine et d’huile) et d’une libation de vin, la min ’ha était brûlée entiè­rement sur l’autel, la libation était versée sur l’autel.

Pendant les sept jours de Souccoth, on offrait de plus une libation d’une autre nature: la libation d’eau, « nissou’h hamayim ». C’est après le sacrifice perpétuel du matin, donc une fois chaque jour, que cette libation d’eau était versée, en même temps que celle du vin, sur l’autel des sacrifices. A cet effet, on avait placé deux cuvettes en argent dans le coin sud ouest, sur le plateau de l’autel; ces cuvettes étaient munies d’un bec par lequel le vin d’un côté, l’eau de l’autre, se déversaient dans l’orifice d’évacuation aménagé dans le coin du plateau.

Cette libation d’eau n’est mentionnée dans aucun texte relatif aux sacrifices. Mais comme l’expliquent nos Sages dans le Talmud (Shabbat 103b), la Tora y fait allusion, car dans les passages traitant des sacrifices des sept jours de Souccoth (Nomb. 29, 12 à 34) il Y a trois variantes: le deuxième jour, un M supplémentaire, le sixième un Yod, le septième un M, l’ensemble de ces lettres formant le mot mayim (eau). Voir d’ailleurs le commentaire de Rachi sur le verset Nomb. 29, 18.

Cette cérémonie, comme tous les rites observés pendant la fête de Souccoth, était empreinte de joie. Car pour la fête de Souccoth la Tora emploie deux fois l’expression« se réjouir Samé-a’h» : dans les versets 14 et 15, chapitre 16 du Deuté­ronome, il est dit: tu te réjouiras pendant la tète... ; tu fête­ras ces sept jours en l’honneur de l’Éternel ton Dieu, dans le lieu qu’il aura choisi... et tu pourras t’abandonner à la joie vehayito a’h samé-a’h. «Tous les mitsvot de cette fête seront autant de manifestations de joie; celle de la libation d’eau, à l’époque du Temple, était le point culminant de la joie, nos Sages s’inspirant du verset d’Isaïe (12, 2) : « vous pui­serez avec allégresse les eaux de cette source salutaire ». Selon la tradition, il s’agit de la fontaine de Siloé, source salutaire parce que les Rois de la dynastie de David se fai­saient consacrer près de cette source!

 

Pendant chacun des jours de la fête, excepté le premier jour et le shabbat ’Hol Hamoèd, les manifestations de joie débutaient après le sacrifice du soir, deux heures avant la nuit, et devaient se poursuivre jusqu’à l’aube du jour sui­vant! C’est ce que la Michna (traité de Souccah, chap. V, 1) appelle « Simhat Bèt Hachoévah », et nos Sages déclarent à ce propos: celui qui n’a pas vu la joie délirante de cette manifestation dans le Temple, n’a jamais vu une vraie Sim ’ha « lô raah sim

Par Initiative Rabbinique - Publié dans : LES FETES JUIVES
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Vendredi 10 octobre 2008 5 10 10 2008 04:59

Une Soucca pour tous  

L’heure est venue d’enfiler nos gros pulls et nos écharpes et de quitter notre confortable maison pour prendre place dans la Soucca, cette cabane précaire dans laquelle nous avons l’obligation de consommer l’intégralité de nos repas durant les 7 jours de Souccot. Nous y sommes souvent serrés et les allers-retours incessants avec la cuisine sont parfois inconfortables. Et pourtant…Nous nous y sentons bien. L’ambiance y est conviviale et chaleureuse. Les chants de la fête qui s’échappe de son toit nous réchauffent le cœur...

Mais quel est donc son secret ?

Le Midrash nous enseigne : « Pourquoi construit-on une Soucca juste après Yom Kippour ? Pour faire suite au fait qu’à Rosh Hashana, D’ juge l’ensemble de l’humanité et à Yom Kippour, Il scelle son jugement. Or peut-être méritons-nous alors d’être exilés. C’est pourquoi l’on fabrique une Soucca dans laquelle on s’exile, quittant nos habitations ; ainsi D’ nous comptabilise cette action comme si nous avions été exilés en Babylonie »

Nous apprenons donc de ce Midrash que le fait de construire une Soucca est en réalité une forme d’excès de zèle positif de la part des Bnei Israël, qui tendent ainsi à anticiper sur la punition de l’exile et par la même, à la réparer.

Expliquons-nous. De la même manière que le divorce avec D’ s’effectue par le biais de l’idolâtrie qui est une forme d’infidélité par excellence, le divorce entre les êtres humains s’effectue par une trop grande jalousie qui rend l’homme égoïste et égocentrique. Sa vision des choses s’en retrouve profondément bouleversée puisqu’il pense désormais que tout ce que l’autre possède constitue impérativement pour lui un manque à gagner. Ce processus pervers conduit inexorablement à ce que l’on appelle communément la haine gratuite et que nos sages ont qualifié de faute suprême. C’est effectivement la haine gratuite qui est à l’origine de la destruction du second temple et de l’exile du peuple juif.
La seule manière de réparer cette faute est effectivement l’isolement de l’homme, du moins de ses racines profondes. Lui faire sentir  le goût amer de l’errance en terre étrangère, en pays où on lui rappelle constamment, clairement ou allusivement, qu’il n’est qu’un résident temporaire. Cet exercice a pour but de faire réfléchir le juif sur sa véritable condition, de lui rappeler ses impératifs et de l’amener alors à se rapprocher de ses semblables. La solidarité comme remède à l’égoïsme et à la jalousie.

 
C’est exactement sur ce même schéma que nous bâtissons la Soucca. Nous quittons notre bien être quotidien pour nous installer dans une cabane dans laquelle nous ne sommes que des invités. Le sentiment de supériorité et de domination qui a tendance à se développer naturellement chez l’homme se retrouve alors refroidi et peut laisser s’exprimer celui de la solidarité et de la générosité.

 C’est cela le meilleur moyen de réparer la faute de la « sinat chinam », cette haine gratuite qui nous fait vagabonder à travers le monde depuis maintenant près de 2000 ans !

Espérons qu’en effectuant ce petit travail sur nous-mêmes, nous contribuions à hâter la délivrance finale, celle qui nous mènera tous à Jérusalem devant son temple reconstruit.

 

A Git Yom Tov                                                                           Rabbin Harold WEILL

Par Initiative Rabbinique - Publié dans : LES FETES JUIVES
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Dimanche 28 septembre 2008 7 28 09 2008 22:32

ROCH HACHANA  :   Un nouveau souffle


                                                   

           

Le premier jour de l’année juive est le jour anniversaire de la création d’Adam. Sa création s’est réalisée en deux temps : D… a pétrit de la terre et en a formé le corps de l’homme puis « Il insuffla dans ses narines un souffle de vie ». C’est à cet instant là qu’Adam accède à la vie. C’est le souffle qui est porteur de vie.

           
Ce souffle est aussi présent à Roch Hachana puisque le rite principal de cette journée est la sonnerie du chofar, c'est-à-dire l’obligation de souffler dans une corne de bélier. Et de même que le souffle divin a inauguré la vie de l’humanité, de même le souffle du chofar doit inciter chaque Juif à commencer une nouvelle existence (cf. Chem miChemouël 5671 qui est l’auteur de ce rapprochement d’idées). Une nouvelle existence de laquelle on aura chassé toute méchanceté, toute impureté, une nouvelle existence davantage fidèle au Judaïsme et à la volonté divine.

           
Le jour de Roch Hachana est donc un moment où l’on reprend son souffle, ou de manière plus exacte, un moment où l’on prend un nouveau souffle.

           
Roch Hachana doit être une pause dans l’existence de chacun. Une pause qui donnera naissance à un nouveau moi, à une nouvelle personnalité. A Roch Hachana, on doit rendre le dernier souffle, expirer, tuer le mal qui est en nous. Puis, on doit ressusciter, revenir à la vie en écoutant les sonneries du chofar. Ce n’est pas pour rien que la lecture de la Torah de Roch Hachana raconte la naissance du deuxième patriarche, Isaac et si le texte de la haftara est tiré du premier chapitre du premier livre de Samuel qui raconte la naissance du prophète Samuel. Ces deux naissances nous renvoient à celle que nous devons nous même réaliser sur notre personne.

           
Si après avoir écouter le chofar, l’homme est le même, c’est qu’il n’a pas su se régénéré, c’est qu’il n’a pas été capable de changer. Roch Hachana : un maître ‘hassidique disait qu’il faut rapprocher le terme de chana, année avec celui de china, changer. En ce jour sacré, il nous faut changer de souffle, changer de respiration. C’est peut être cela que nos sages veulent dire en enseignant que Joseph est sorti de prison un jour de Roch Hachana et que l’esclavage des enfants d’Israël en Egypte a aussi cessé un premier Tichri. C’est aussi dans cette perspective qu’on explique la coutume de se rendre auprès d’un cours d’eau, l’après midi de Roch Hachana, pour y jeter symboliquement nos fautes : l’eau coule, elle se renouvelle constamment, elle n’est jamais la même. L’eau qui était là, il y a quelques instants, est déjà plus loin, comme l’homme qui doit apprendre ses distances avec ses fautes et ses manquements (Netiv Bina, vol 5, p. 169).

           
Un nouveau souffle, un nouvel être. Un Juif plus fidèle à la manière de vivre qui doit être celle d’un Juif.

           
« Et D… insuffla dans ses narines un souffle de vie ». Selon nos commentateurs, le souffle de vie en question est le souffle de la parole. D… insuffle la parole à l’homme. La parole qui elle-même est souffle. Et de même que D… insuffle la parole et que l’homme peut parler, de même le souffle du chofar permet au Juif de parler, de s’exprimer, c'est-à-dire de prier, de réciter la prière la plus longue de toute l’année, le moussaf de Roch Hachana (Chem miChemouël ibidem). Car la prière aussi est souffle.

           
Et que dit la prière du moussaf de Roch Hachana ? Elle raconte l’histoire de l’humanité en trois épisodes : dix versets où il est question du souvenir de D… (zikhronot), dix versets où il est question du chofar (chofarot) et dix versets où il est question de la royauté de D… (malkhouyot). Les zikhronot font référence au passé, à la mémoire. Les Juifs doivent être fiers de leur passé, de leur histoire, c'est-à-dire l’assumer. Les malkhouyot exigent de l’homme à se montrer humble et à accepter sur sa personne le règne du Créateur. Enfin, les versets des Chofarot évoquent la révélation divine et les temps messianiques, c'est-à-dire un avenir à construire.

           
Voilà les trois directions dans lesquelles notre nouveau souffle doit s’orienter : dans la connaissance de notre passé, son étude et ce à quoi il nous convoque aujourd’hui, dans l’accomplissement au présent de notre soumission à D… par le biais de l’application des commandements de la Torah et dans l’espérance messianique que notre peuple n’a jamais oublié. C’est alors que nous pourrons entendre la sonnerie du chofar du messie annoncer la délivrance de notre peuple et une ère de paix pour notre monde.

 
Rabbin Jacky Milewski

Par Initiative Rabbinique - Publié dans : LES FETES JUIVES
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Mercredi 30 avril 2008 3 30 04 2008 06:03




Sujet :

SephiratHaomer.
Le compte du OMER

Il est écrit dans la Tora (Vayikra 21-15) : Vous compterez, pour vous, depuis le "lendemain du Chabbat", depuis l'offrande du Omer, 7 semaines entières.

Nos sages nous ont dévoilé que par "lendemain du Chabbat" il fallait comprendre le « lendemain du 1er jour de Pessah », car le yom tov est appelé aussi "chabbatone" = chabbat.

Par conséquent, c'est une Mitsva de la Tora de compter le Omer = 7 semaines, depuis le 16 Nissan, jusqu'à la veille de chavouot, soit au total : 49 jours.

Cependant, puisque la Tora fait dépendre la Séphirat Haomer = supputation du Omer, à l'offrande du Omer, beaucoup de Richonim ont tranché qu'aujourd'hui cette Mitsva de Sephirat Haomer, est toujours d'actualité mais qu'elle est  d'ordre rabbinique, puisque de nos jours, l'offrande du Omer n'a pas lieu, du fait de la destruction du Beth Hamikdach.

Cependant, le Rambam et le Raavia, pensent qu'il n'y a pas de corrélation entre la supputation du Omer et l'offrande du Omer, c'est pourquoi, le Mitsva reste de nos jours encore d'ordre Toraïque.

Le Choulhan Aroukh a tranché comme la majorité des richonim (Tosséphot, Rav Haï Gaon, Roch, Itour, le Rachba, Ran...), c'est à dire que la Sephirat Haomer aujourd'hui est une Mitsva Rabbinique.

Chaque jour, c'est une Mitsva de compter le Omer, c'est pourquoi le Berakha est dite chaque soir.

Cependant, selon le "Baal Halakhot Guedolot", la Mitsva est globale, donc, si un jour n'a pas été compté, il ne sera plus possible de continuer à compter les autres jours.

Pratiquement, la Halakha est que si l'on omet de compter un jour (ou bien s'il y a erreur dans le compte), on sera dans l'obligation de compter les jours suivants, mais sans Berakha (SAFEK BERAKHOT LEHAKEL= dans le doute on s'abstient de dire la Berakha).

La Mitsva de Sephirat Haomer commence le soir à la sortie des étoiles; si l'on a oublié de compter toute la nuit, on comptera le lendemain dans la journée sans Berakha et le soir suivant, on continuera la Sephira normalement avec la Berakha.


Rabbin F.ELBAZ

 

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Mardi 15 avril 2008 2 15 04 2008 22:31

Pessah ,fête de la famille   

(VEUILLER CLIQUER SUR L'IMAGE)

Par le Rabbin Mikael JOURNO Président du C.I.R

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