LA TORA AUJOURD'HUI

Vendredi 13 novembre 2009

PARACHAT HAYE SARAH

    MAHARAT HAMAHPELA

 

 

Le texte nous entretient de la vieillesse de DAVID, de la tentative de son fils ADONIAS de s’emparer du pouvoir du vivant de son père, des efforts conjugués du prophète NATHAN et de BETHSABEE, l’épouse du roi de garantir la royauté pour SALOMON. 1° v. 1 à 4 : DAVID et AVISHAG la Sunnamite chargée de le servir sans relation intime avec elle. 2° v. 5 à 10 : ADONIAS et ses factieux. Il omet de convoquer le prophète NATHAN et le futur roi SALOMON. 3° v. 11 à 14 : Le conseil donné par le prophète NATHAN à BETHSABEE pour convaincre le roi de ne transmettre la royauté qu’à son fils SALOMON. 4° v. 15 à 21 : BETHSABEE se rend chez le roi et plaide la cause de son fils. 5° v. 22 à 27 : NATHAN pénètre chez le roi et complète l’argumentation de BETHSABEE. 6° v. 28 à 31 : Déclaration solennelle de DAVID.

 

Les convergences et les divergences entre le texte de la Torah et celui de la Haphtara. Dans les deux textes, nous sommes en présence de deux chefs de familles : ABRAHAM et DAVID. Ceux-ci, à l’approche de leur mort, 175 ans pour le premier, 70 ans pour le second, sont préoccupés par leur succession destinée à poursuivre l’œuvre de leur vie. ABRAHAM a pour principal souci de trouver une femme pour son fils ISAAC, son héritier matériel et surtout spirituel. Elle doit correspondre à ses aspirations pour éviter qu’ISAAC n’épouse une fille de CANAAN. L’on connaît la mission confiée au serviteur ELIEZER pour mener à bien la recherche de l’épouse idéale.

 

Le résultat ne pouvait que satisfaire le patriarche ABRAHAM, comme nous le laisse entendre le texte de la paracha. C’est le même genre de préoccupation qui anime le roi DAVID. Celui-ci, âgé (pour l’époque), fatigué et usé par quarante années de guerre et de pouvoir destiné à établir une royauté solide, il veut placer sur son trône celui de ses fils qu’il juge le plus digne, SALOMON.

 

Dans les deux cas de figures, ce ne sont pas les fils aînés, ISMAËL pour ABRAHAM ou ADONIAS pour DAVID qui méritent la confiance paternelle. Ce sont les fils plus jeunes méritant de succéder à leur père, en raison de leur proximité idéologique.

 

Un autre point de rapprochement entre la paracha et la haphtara consiste dans les deux cas à nous parler de l’âge avancé des deux personnages bibliques. Pour ABRAHAM, il est écrit : « Et ABRAHAM était vieux, avancé dans la vie » (Genèse XXIV, 1) De même pour DAVID, il est écrit : « Le roi DAVID était vieux, chargé de jours » (I Rois I, 1) Par contre, les différences entre les deux textes sont bien plus nettes .

 

ABRAHAM, bien que très âgé, a gardé toute sa vigueur, capable de prendre des initiatives, ayant toute sa lucidité mettant toute sa confiance en D.ieu. Ce n’est pas le cas de DAVID. Autant le patriarche était-il alerte malgré une vieillesse certaine, autant le Roi DAVID était un roi vieux, s’éloignant des activités fébriles de la politique de la cour.

 

Il n’a même plus la force physique au point de devoir recourir au concours d’une sorte d’infirmière chargée de le réchauffer. C’est en fonction de pareille situation qu’il est urgent de régler la question de la succession au trône royal. Le prophète NATHAN indique à BETHABEE l’épouse du roi et la mère de SALOMON les propos qu’elle devra tenir au roi. Et quand il pénètrera chez le roi comme convenu entre eux, pour compléter avec souplesse l’intervention de BETHSABEE, en courtisan avisé.

 

Il présente les choses différemment, pour obtenir l’effet escompté. Les différences sont également perceptibles en ce qui concerne les enfants. ISAAC n’apparaît que comme « le fils de son maître », selon l’expression du serviteur ELIEZER. Sans l’ombre d’une opposition, le fils accepte l’ordre de son père, ce qui aura une certaine répercussion sur le cours de son existence. Quel contraste que celle de l’attitude d’ADONIAS s’opposant avec fébrilité à son père. Une sérénité presque idyllique règne dans la maison d’ABRAHAM, face à l’ambiance tendue que l’on ressent à la cours royale de DAVID. Alors que le père est encore en vie, l’un des fils cherche à s’assurer la royauté, par le fait accompli. On voit ici un net contraste entre un foyer de l’époque des patriarches et le palais d’un roi.

 

L’avenir du premier est assuré d’une solidité certaine plus forte que celui d’une prestigieuse royauté, dans laquelle on perçoit déjà les premiers signes de dégradation et d’effritement. Nous pouvons déterminer ainsi, pour ce qui est du rapport entre la Paracha et la Haphtara, que le choix par les rabbins, du chapitre biblique retenu, montre une similitude entre les deux textes et de façon encore plus nette les contrastes.

 

Le texte de la Haphtara a pour nous d’autant plus de valeur qu’il nous montre et nous fait ressentir clairement la grande simplicité et le reflet de la droiture que nous observons dans le texte de la Torah. Le Midrash a su relier les figures d’ABRAHAM et de DAVID, tous deux âgés, en faisant ressortir le fait que la vieillesse mérite le respect uniquement obtenu par la recherche de la justice. Voici ce que nous rapporte le YALKOUT CHIMONI (texte midrachique) paragraphe 166 : « Le Roi DAVID était âgé, chargé de jours ». C’est ce que dit le verset : « La haute vieillesse est une couronne d’honneur ». (Proverbes XVI, 31) De qui l’apprend-on ? D’ABRAHAM, à propos duquel il est écrit : « ses descendants observeront la voie de D.ieu en pratiquant le droit et la justice » (Genèse XVIII, 19). Il parvint à « une vieillesse heureuse » (Genèse XXV, 8). De même, DAVID devint âgé, méritant lui aussi ce privilège, parce qu’il « a agi avec justice et équité envers son peuple » (II Samuel VIII, 15).

 

Les Rois et les Prophètes dans les livres des premiers prophètes en ajoutant ce qui est relaté dans le Livre des Chroniques. La Haphtara nous présente la figure du prophète NATHAN. Il nous paraît intéressant de consacrer notre étude aux rapports mutuels entre le ROI et le PROPHETE selon les livres historiques - ceux des premiers prophètes et le Lvre des Chroniques. Nous en extrairons le rôle des prophètes et l’essence du prophétisme. Quels étaient les rapports entre la prophétie et la royauté à l’époque des premiers rois ? Selon l’historien YEHESKIEL KAUFMANN, dans son ouvrage « Histoire de la Foi Juive » (Tome IV, page 110), la royauté de SAÜL était enracinée dans la prophétie. Sa royauté progresse à partir du terreau de la prophétie. Celui qui prophétise à cette époque devient un JUGE SAUVEUR.

 

Le Juge devient Roi. SAMUEL instille en SAÜL l’esprit de prophétisme en lui parlant et en l’oignant d’huile sainte le nomme ROI. Les premiers dirigeants du peuple étaient des personnages à qui D.ieu est apparu. MOÏSE, a unifié en sa personne le pouvoir royal et celui de la prophétie.

 

Bien que JOSUE ne fut pas désigné sous le vocable de prophète, il a pu en maintes occasions bénéficier d’apparitions de la part de D.ieu. Il est également comme d’autres prophètes réalisant des miracles, été compté parmi les dirigeants servant de modèles, sans adjonction du titre royal. DEBORAH et SAMUEL, et même GEDEON, ont eu le privilège d’apparitions divines.

 

Dans la plupart des cas, le texte nous indique que l’esprit divin a réussi à se poser sur eux. Nous avons l’exemple d’OTHNIEL ben KENAZ (JUGES III, 10), de JEPHTE (JUGES XI, 29), de SAMSON (JUGES XIII,25 et XIV, 6). Nous retrouvons la même chose chez les trois premiers rois - SAÜL, DAVID et SALOMON.

 

Ainsi pour SAÜL, nous lisons à deux reprises qu’il fut saisi par l’esprit divin (I SAMUEL X, 12 et I SAMUEL XIX, 24) « Est-ce que SAÜL est aussi parmi les prophètes ? » DAVID parlant de lui-même dit : « L’esprit du Seigneur a parlé par ma bouche, son verbe repose sur ma langue » (II SAMUEL XXIII, 2) Ce même DAVID aura aussi le privilège de voir apparaître un ange (II SAMUEL XXIV, 16-17).

 

Comme l’on sait, D.ieu est apparu au Roi SALOMON dans un songe (I ROIS III, 5 à 14 - IX, 2-9 et XI, 11-13). Ce n’est qu’à partir de ROBOAM fils de SALOMON que nous trouvons des rois très pieux auxquels D.ieu ne s’adresse pas directement mais par l’intermédiaire des prophètes.

 

Aucun autre roi ne bénéficiera désormais d’une apparition divine directe. Nous voyons ainsi les rois dans leur rôle premier par rapport aux prophètes. Ainsi, c’est SAMUEL qui oindra SAÜL en tant que roi (I SAMUEL X, 1) et il utilisera la même corne contenant l’huile d’onction pour en oindre DAVID (I SAMUEL XVI, 13). Le Roi SALOMON sera oint conjointement par le Grand-Prêtre TSADOK et le prophète NATHAN dont nous avons déjà parlé précédemment (I ROIS I, 34).

 

C’est A’HYYA de SILO, qui par le symbole d’un manteau neuf déchiré, dont il remettre dix morceaux, nommera JEROBOAM, roi d’ISRAËL. Le prophète ELISEE, par l’intermédiaire d’un des jeunes prophètes, fera oindre JEHU en lui disant : « prends cette fiole d’huile et rends-toi à RAOT-GALAAD. Arrivé à destination, enquiers-toi de JEHU, fils de SOSAPHAT, fils de NIMCHI.

 

Une dois admis en sa présence, tu l’engageras à se levers du milieu de ses frères d’armes, et l’introduiras dans une chambre retirée. Prends alors la fiole d’huile , répands-la sur sa tête en disant : « Ainsi a parlé l’Eternel ; : Je te sacre soi d’ISRAËL. » (II ROIS IX, 1-3). Le prophète utilise son don auquel font également appel les rois pour connaître l’avenir et ce qui été décrété au ciel.

 

Sur le conseil de son serviteur, SAÜL d’adresse à SAMUEL le VOYANT pour connaître le lieu où se sont égarées les ânesses de son père (I SAMUEL IX, 6-10) Le fils de JEROBOAM est tombé très malade et se trouvant en danger de mort. Ce roi envoya son épouse chez A’HYYA de SILO, et par peur ou honte, sachant qu’en le désignant Roi, ce prophète ne pensait qu’il tournerait mal, la femme se déguisa. Mais le prophète la reconnut, lui annonça de funeste nouvelles pour l’enfant le devenir du royaume (I ROIS XIV, 1-16).

 

Lors des départs en guerre, on se tournait vers l’homme de D.ieu pour qu’il indique qu’elle sera l’issue des combats. Dans l’alliance militaire entre ACHAB, le roi d’ISRAËL et JOSAPHAT roi de JUDA, le roi fidèle à D.ieu présente la demande suivante : « N’y a-t-il pas ici encore un prophète de l’Eternel que nous puissions interroger « (I ROIS XXII, 7).

 

Remarquons au passage, que seuls les prophètes mensongers s’entouraient de beaucoup de monde, tandis que les prophètes authentiques agissaient seuls. Les Rois ne s’adressaient pas aux prophètes uniquement dans les situations dangereuses liées à la guerre.

 

Nous avons des situations où les rois se concertaient avec les prophètes pour des décisions importantes ou des questions touchant à la Foi. Après avoir affermi sa royauté par les victoires décisives sur les ennemis qui l’entouraient, DAVID se concerte avec NATHAN pour la construction du Temple devant se substituer au Tabernacle transitoire contenant l’Arche Sainte.

 

Une lecture approfondie du texte nous permet de faire la différence entre les paroles du prophète prononcées à titre personnel ou celles du messager de D.ieu. C’est ce que nous voyons à propos de ce projet de construction. Tout d’abord NATHAN confirme à DAVID qu’il fait bien d’envisager un tel projet. Mais D.ieu s’adressant à NATHAN dans une vision nocturne, le charge d’aller annoncer à DAVID que ce ne sera pas lui mais son fils SALOMON qui réalisera cette grande oeuvre, du fait qu’il a mené trop de guerres et que ses mains sont souillées de sang (II SAMUEL VII, 1 - 17).

 

A l’époque de la royauté de JOSIAS, en procédant à la réfection du Temple, on a retrouvé un Livre de la Torah. Ce roi en fut profondément troublé, du fait du relâchement des pratiques religieuses par ses contemporains. Ne sachant que faire après cette découverte, le Roi s’adresse au Grand-Prêtre ‘HILKYYA et au Scribe CHAFAN en leur recommandant ceci : « Allez consulter l’Eternel pour moi, pour le peuple, pour tout JUDA, ai sujet de ce livre qu’on vient de trouver, car grande est la colère divine allumée contre nous par le refus de nos ancêtres à écouter et à pratiquer les commandements qui nous sont prescrits dans ce livre ». (II ROIS XXII, 13). Dans quelle mesure le prophète ne sert-il que d’intermédiaire et uniquement cela ? Nous le voyons pour le cas de la maladie grave dont est frappé le Roi EZECHIAS.

 

En lisant le passage concerné, nous constatons combien il en ressort que le prophète transmet le message de D.ieu auquel il s’en remet, en effaçant toute marque personnelle. Voici donc ce que nous lisons : « En ce temps-là, EZECHIAS fut atteint d’une maladie mortelle.

 

Le prophète ISAÏE, fils d’AMOTZ, lui rendit visite et lui dit : « Ainsi parle l’Eternel : donne des ordres à ta maison, car tu vas mourir ; tu ne te rétabliras pas. Dans notre Haphtarah, nous constatons le caractère spécifique de la position du prophète NATHAN.

 

Il n’agit pas en tant que conseiller du Roi, ni comme celui qui rapporte la parole divine, mais il doit arranger la situation avec intelligence, pour se réalise le serment fait par DAVID au nom de D.ieu, pour que son fils SALOMON lui succède.

 

Mais du fait qu’il ne paraît pas ici comme messager de la parole divine mais comme celui qui a le souci selon lequel le Roi DAVID ne commettra pas de parjure, l’on comprend les précautions que NATHAN est amené à prendre témoignant d EZECHIAS tourna la face vers le mur et implora l’Eternel en ces termes : « De grâce », Seigneur, daigne te souvenir que j’ai marché devant toi fidèlement et d’un cour sincère, et que j’ai fait ce qui te plaît ! » Puis il éclata en longs sanglots .

 

ISAÏE n’avait pas encore quitté la cour du milieu, quand l’Eternel s’adressa de nouveau à lui : « Retourne pour dire à EZECHIAS, le souverain de mon peuple : Ainsi parle l’Eternel, le D.ieu de DAVID , ton père : J’ai entendu ta prière et vu tes larmes, je te guérirai, et le troisième jour tu monteras dans la maison de D.ieu » (II ROIS XX, 1-6). u comportement d’un courtisan avisé et expérimenté.

 

On dirait que ce n’est pas le même homme qui avait osé reproché fermement à DAVID la faute qu’il avait commise en prenant BETHSABEE, l’épouse de son capitaine URIE qu’il avait envoyé à la mort.

 

En général comme c’est son devoir, et NATHAN l’a montré dans plusieurs cas, le prophète n’hésite pas à sermonner le Roi en cas de défaillance morale ou religieuse de sa part. Il n’admet aucune excuse. Nous le voyons dans le cas de SAÜL n’ayant pas totalement anéanti AMALEC comme celui avait été ordonné par SAMUEL.

 

Malgré ses arguments de défense, SAMUEL dit à SAÜL : « Des holocaustes, des sacrifices ont-ils autant de prix aux yeux de l’Eternel que l’obéissance à la voix divine ? Puisque tu as repoussé la parole de l’Eternel, il te repoussera de la royauté. » (I SAMUEL XV, 22-23) Le Prophète est donc celui qui ose avec force et courage montrer au Roi les erreurs et les fautes dont il a pu se rendre coupable. Pareille attitude peut dans de nombreux cas valoir la colère et l’animosité du roi. Il est d’ailleurs intéressant de noter que cela vaut aussi bien pour les Rois de JUDAH que pour ceux du royaume d’ISRAËL

 

Les rapports entre les deux parties peuvent parfois être tendus et conflictuels, et valoir au Prophète d’être chassé de la cour, voire même d’être en danger de mort. Ce fut le cas entre pour le prophète ELIE opposé au roi ACHAB. Il y eut aussi des cas où le Roi accepte d’obéir au Prophète, même dans un cas de politique militaire. C’est ce que nous voyons lorsque ROBOAM, le fils de SALOMON voulant attaquer les dix tribus d’ISRAËL qui avaient fait sécession, vit apparaître le prophète dénommé CHEMAYA lui intimant sur ordre de D.ieu de renoncer à combattre les soldats du royaume d’ISRAËL. (I ROIS XII, 21-22).

 

En général, les prophètes ne trouvaient pas d’oreille attentive à leurs déclarations. Nous avons cependant le témoignage de poids quant à l’obéissance aux paroles des prophètes et que nous trouvons dans un récit rapporté dans le Livre des CHRONIQUES relatif au Royaume d’ISRAËL. Il s’agit d’ACHAZ roi de JUDAH attaqué par les royaumes d’ARAM et ISRAËL qui s’étaient ligués contre lui. De nombreux prisonnier de JUDAH tombèrent aux mains des ennemis.

 

C’est alors qu’apparut un prophète du nom de ODED, exigeant la libération des prisonniers, et sa demande fut prise en considération. Voici le fin du récit : « Les hommes désignés nominativement se levèrent, se saisirent des captifs ; tous ceux qui étaient nus, ils les vêtirent d’habits pris du butin, les habillèrent, les chaussèrent, leur donnèrent à manger et à boire, les frictionnèrent, conduisirent à âne tous ceux qui trébuchaient, les menèrent à JERICHO, la ville des palmiers, auprès de leurs frères et revinrent à SAMARIE » (II Chroniques XXVIII, 15).

 

Parmi tous les exemples souvent conflictuels entre les rois et les prophètes que nous avons pu trouver, nous avons avec ce dernier texte, l’exemple selon lequel l’intervention d’un prophète auprès d’un roi pouvait déboucher sur un minimum d’humanité envers les prisonniers, ce qui n’est pas toujours le cas, même de nos jours, y compris dans les démocraties les plus avancées.

 

 

                   

 

Par Initiative Rabbinique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 26 octobre 2009

Dévarim Chébakdoucha

Tout passage de la Tephila que l’on dénomme par Dévarim Chébakdoucha, ne peut se dire qu’en présence d’un Minyane de 10 hommes Bar Mitzva.

Ce Din est Rabbanique, et repose sur un soutien de quelques versets.

On appelle Davar Chébakdoucha : le Kaddich, la Kédoucha (Kadoch, Kadoch…), barekhenou, la répétition de la Amida : H’azarat Hachats, la lecture de la Torah, ainsi que la Haftara, la bénédiction des Cohanim (Nessiout Kapayim), les 13 attributs de Miséricorde (Hachem, Hachem, Erekh Apaïm…) : Tous ces passages ne peuvent pas se dire à moins de 10 hommes.

Certains ont pris l’habitude de réciter Kaddich au cimetière, sur la tombe des Tsadikim, même à moins de 10 personnes ; ceci est tout à fait proscrit et ne repose sur aucun fondement ; Quiconque entend un tel Kaddich n’aura pas le droit de répondre Amen, car il s’agit de ce que l’on appelle « Amen Yetoma ».

Lorsque l’on veut savoir s’il y a Minyane à la synagogue il faut faire attention de ne pas compter avec des chiffres : une, deux, trois…personnes, ou bien en récitant l’Aleph Beth car nos maîtres ז״ל ont enseigné dans le Traité Yoma 22 : « Il est interdit de compter une assemblée de juifs même pour une utilité de Mitzva = Tsorekh Mitzva.

On comptera donc, soit mentalement, soit en utilisant un verset comprenant 10 mots comme « Hochia Ete Amékha », ou bien « Vaani Berov Hasdekha ». Ainsi est-il écrit dans le livre Sefer Hakhitam au nom de Rav Haï Gaon que l’on ne peut compter un Tsibour qu’au moyen d’un Passouk comprenant 10 mots.



Rabbin F ELBAZ

Par Initiative Rabbinique
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 10 juillet 2009

ET DIEU CREA LA TERRE....

 

Lutter contre les changements climatiques, préserver la biodiversité et les ressources naturelles, faire évoluer les pratiques agricoles, comment développer la culture des O.G.M, le difficile rapport entre la santé et l'environnement, tels furent les principaux thèmes abordés, le mois dernier, lors du «GRENELLE» de l'environnement organisé à l’initiative du gouvernement français.

Si les mouvements écologiques, dont certains se sont transformés en parti politique, ont  réussi de réelles percées aux dernieres election europeenes, leurs combats, pour un environnement maîtrisé ont, pour autant, semble-t-il, permis de sensibiliser l’opinion publique sur ces questions, mettant l'accent sur l'urgence qu'il y a à venir en aide à un paysage environnemental fortement endommagé. Leur message est clair et de plus en plus entendu : il est plus que temps, pour le bien-être et l'équilibre de l'humanité toute entière, à l'heure de la mondialisation à outrance, de prendre conscience des mutations de notre planète due en partie aux avancées technologiques et scientifiques, mais aussi, et plus encore aux bouleversements naturelles.

L'environnement reconnait Nicolas Hulot, l'un des chefs du courant écologique, «est arrivé à l'âge de raison» et peut donc s'inviter tout naturellement à la tête des préoccupations, des habitants de ce monde, et des gouvernants, et devenir l'un des enjeux vitaux de société et du politique.

Un monde meilleur, un monde plus équilibré pour une société humaine, plus juste.

Différents règnes cohabitent sur terre : la flore, la faune, le minéral et l’homme. Tous sont indispensables à l’équilibre de notre planète.

L’ensemble de ces éléments est censé se mettre au service d'une évolution positive de l'environnement.

L’homme demeure le garant de ce respect. Il nous parait particulièrement utile de

Situer la position du Judaïsme en ce domaine.    

 

Chacun de ces mondes est mis en valeur par une célébration qui lui est propre par la célébration d’une journée anniversaire :

- Le végétal et le minéral-

Les arbres sont célébrés à Tou Bichevat, le 15 du mois de Chevat, à un moment où, les pluies sont déjà abondamment tombées, annonçant un réveil imminent de la Nature. A cette période, on commence à voir apparaître les premiers bourgeons sur les arbres, puis à s'émerveiller des premiers amandiers en fleurs...

- Les animaux - au mois de Eloul.

-L'ensemble de l'humanité célèbre son anniversaire le 1er Tichri  à  Roch Hachana .

Nous allons à présent montrer combien le Judaïsme est attentif au respect que l’homme doit porter au monde qui l’entoure.


La protection de la Flore :

Après avoir créé l’homme, Dieu lui fit faire le tour (du propriétaire !) du Jardin d'Eden S’adressant à l’homme, D… lui dit: «Quand D.ieu créa le premier couple, Il les bénit en leur disant: « Remplissez la terre et conquérez-la » (4). Conquérir la terre signifie se l’approprier ; en tirer profit. Cependant, quelles sont les limites à ne pas dépasser ?

Le Midrash Rabba (ecclésiaste VII, 13 sur verset réhé) nous apprend que lorsque.

«..Vois mon œuvre, combien sont-ils beaux et de premier choix...Fais attention de ne pas abîmer et détruire Mon monde car si tu le détériores, il n’y aura personne après toi pour le réparer. »

La Torah considère donc, que c'est à l’homme de se charger de la gestion du monde de manière ordonnée et responsable, et de ce fait il lui incombe le devoir d'éviter de le détruire.

Plus proche de nous, cette année en Israël est une année de Chemita «ou le repos des sols» qui a lieu tout les sept ans. Ce rite a pour fonction de redonner à la nature toute sa quiétude et lui rendre sa pleine liberté.  

Une manière de protéger les sols de la terre de la surexploitation.

Autre façon, pour le Judaïsme, de manifester son attention et sa considération à l'égard de la nature et de l’environnement : Tou Bichvat, la fête de l'arbre.

En inscrivant cette célébration dans le calendrier juif, nos sages, veulent rendre un hommage tout significatif à la magnificence et à la primauté de l'arbre au sein du règne végétal.

Toujours dans le domaine végétal, le croisement des espèces variées reste également proscrit, tout comme l'est la greffe du raisin sur le blé. Cet interdit a une explication. Chaque espèce doit pouvoir conserver ET garantir SA spécificité d’origine, atteindre SA maturité ET maintenir SA fonction initiale.

La protection de la Faune

Faut-il le rappeler ? Lorsque Dieu décide de détruire le monde par le déluge, il implorera Noé de sauver les animaux mâles et femelles du naufrage du navire dans lequel on les a embarqué. N'est-ce pas là un concept moderne de la protection de l'espèce animal ?

Envers l'animal, le Judaïsme adopte un comportement «humain». Il a le devoir de le nourrir, d'éviter de lui infliger une souffrance injustifiée, lui limiter le travail (par le repos Sabbatique).

Cela ne concerne pas uniquement le peuple juif, mais l’ensemble de l’humanité (lois nohahides), interdiction de consommer un morceau de viande arraché à un animal vivant (gen 9 4).

Le Talmud enseigne au peuple juif que l’homme ne doit se mettra à table qu’après avoir nourri ses animaux (Talmud Berakhot 40 a).

La Torah nous commande, par exemple, de ne jamais faire labourer la terre par le bœuf et l'âne, ensemble (Dt 22,10). On doit aider un animal tombé sous le poids de son fardeau à se relever (ex 23,5). On ne peut pas abattre une vache, une chèvre ou une brebis le même jour que son petit (Lev 22 28). De même, qu’il est interdit de prendre des oisillons ou des œufs en présence de la mère ( Deut 22, 6 - 7).

Mikael JOURNO

Rabbin de Fontenay-aux-Roses et de sa région

Président du Collectif Pour l’ initiative Rabbinique C.I.R

http://irpourdemain.over-blog.com/

Par Initiative Rabbinique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 10 juillet 2009

PINHAS

 

  
La violence et la paix

 

 

Comme la semaine dernière, la paracha de ce shabbath porte le nom d'un personnage : Pinhas. Mais alors que Balak est présenté comme un haineux d'Israël, Pinhas est porteur de bénédiction. « C'est pourquoi Je lui donne, dit l'Eternel, Mon alliance de paix (bérith shalom) ». Ce passage de Pinhas questionne et heurte notre conscience moderne, car il pose le lien entre violence et religion.  

Exécuter quelqu'un au nom de Dieu, devenir un zélote de l'Eternel, nous interpelle d'autant plus que des hommes et des femmes sont  prêts aujourd’hui à tuer et à se tuer pour leur vérité religieuse.

 

 La nature de la faute d’Israël :

            
A la fin de la paracha Balak, nous lisons :


« Israël s’installa à Shittim; le peuple commença à se livrer à la débauche avec les filles de Moab. Elles invitèrent le peuple aux sacrifices de leurs dieux; le peuple mangea et se prosterna devant leurs dieux. Israël s'attacha au Baal Péôr, et l’Éternel se mit en colère contre Israël. …Le fléau avait fait vingt-quatre mille morts. » (Nb XXV, 1 à 3).



Nous assistons ici à une récidive de la faute du veau d’or qui se traduit par un culte idolâtre (Baal Péôr - qui a donné Belphégor – l’une des divinités adorée dans cette région) et par une orgie sexuelle. Il y avait là une incompatibilité avec le culte de l’Éternel et son éthique.


Soulignons qu’il ne s’agissait pas d’une faute individuelle (comme dans l’histoire de David et Bethsabée), mais d’une faute collective ; et qui plus est, menée par des chefs de tribus, sensés montrer l’exemple.


Tout se passe comme si Israël reniait ici tous les principes de la révélation sinaïtique, pour choisir un paganisme fondé sur la seule pulsion érotique. Du sommet du pouvoir à la base du peuple, le corps national (goy) était malade.


Or une société qui fonde son unité sur la jouissance du sujet, oublieuse des devoirs interpersonnels, au nom d’une transcendance, est une société en péril. Athènes, Rome, les grandes civilisations se sont écroulées par le libertinage.


Dès lors la question de la colère divine (que certains auraient voulu miséricorde) souligne-t-elle la gravité de la situation. Cette déviation collective coûta 24 000 morts au peuple d’Israël.

 

Zèle religieux et de la paix :


La grande question qui se pose à un esprit sain (et non endoctriné par la haine de l’autre) est : comment comprendre l’attitude divine qui récompense Pinhas par une alliance de paix alors que celui-ci trucida Zimri fils de Salou, chef de la tribu de Simon. Ce dernier, en effet, avait pris, aux yeux de tous, une prostituée sacrée midianite du nom de  Kozbi fille de Tsour. Et c’est au moment précis de leur copulation que Pinhas exécuta l’homme et la femme.


Quelques siècles plus tard, un autre personnage recevra les honneurs divins : le prophète Elie. Lui aussi mit à mort les prêtres du dieu Baal que la reine Jézabel (femme du roi Achab) avait installé dans le royaume d’Israël.

(Cf. Prophètes Rois 1 ch. 18, v. 1, ())

Le paradoxe est que les deux zélotes de l’Éternel qui agirent contre les fauteurs d’Israël, en versant le sang, reçurent cette alliance de Paix.  


Il est possible de répondre (de façon partielle) qu’il s’agit ici des deux seuls cas de la Bible où le zèle religieux fut reconnu par Ciel, tout en le condamnant pour l’avenir. Cela ressort clairement de la suite de l’épisode du Carmel, lorsque l’Éternel se révèle à Elie, non dans le tumulte mais dans « la voix d’un doux silence » (kol démama daka).

Cf. Prophètes Rois 1 ch. 19, v. 12, ()


De Noé à Jonas :


La Bible semble présenter en son sein un mouvement évolutif qui va de la violence à la paix, de la rigueur divine à la miséricorde divine. Le basculement s’opère justement au mont Horeb avec « la voix du doux silence ». Pour le dire simplement : la religion ne s’impose plus par le glaive mais elle se propose par la douce parole. Ce qui implique une pédagogie et une propédeutique.


Cette évolution au sein même de l’écriture biblique peut nous être fournie par deux exemples succincts (à toi chère lectrice et cher lecteur d’approfondir le sujet, si ton cœur le réclame) :

 

1.      Elie, le zélé de l’Éternel, devient dans les deux derniers versets qui clôturent le canon prophétique l’homme de la paix : « il ramènera le cœur des pères vers les fils et le cœur des fils vers les pères. » (Malachie III, 24). C’est par la réconciliation, et non par la violence, que le « jour de l’Éternel » sera possible. Dans le cas contraire, (à Dieu ne plaise !) « le pays risque de subir l’anathème divin ». Et comme le disent nos sages zal : « Elie, le prophète, ne viendra pas pour résoudre les débats rabbiniques, mais pour faire la paix dans le monde ». (Cantique Rabba IV, 29)

 

2.      Noé est le prophète sauvé des eaux dans son arche, alors que l’humanité, hommes et bêtes, est noyée. La rigueur divine l’emporte ici sur toute miséricorde. A contrario, Yona (Jonas, texte que nous lisons à Kippour) est l’homme qui est jeté à la mer, alors que les matelots (au nombre de 70 selon le Midrash, microcosme d’humanité) sont sauvés, et que Yona est jeté à la mer. Or toujours selon le Midrash (sur Téhélim XXVI, 7), Yona n’est autre que l’enfant ressuscité par le Prophète Elie, le zélé de l’Eternel. Et par quoi s’achève le livre de Yona ? « Et Moi, (dit l’Éternel) Je n'aurais pas pitié de Ninive, la grande ville, où il y a plus de cent vingt mille humains qui ne savent pas distinguer leur droite de leur gauche, et des bêtes en grand nombre ?). Sauver les hommes de leur folie (et les vaches folles aussi) n’est-ce pas l’impératif qui nous concerne, tous, aujourd’hui ? 

Par Initiative Rabbinique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 17 juin 2009

Le Judaïsme et l’écologie                                                                            
par le Grand  Rabbin
Harboun haïm:

 

Le Judaïsme est l’unique doctrine qui a instauré une journée commémorative de la protection de la nature. La qualité de la vie dépend de  la relation de l’homme avec la nature. Dès le début de la Torah l’Eternel  plaça l’homme et la femme dans un  jardin  qui aura le caractère de paradis, à la condition que les humains le  maintiennent et ne le polluent  pas.

 
Le jour que la  Torah nous a  prescrit est le Tou Bichvath (Le 15 Chevath) Apparemment ce jour dans la Michna, est le Jour de l’An des arbres. Il a une fonction juridique  qui consiste à distinguer les fruits récoltés avant le 15 chevath et ceux  récoltés après cette date. Cette dernière constitue l’ultime délai  pour s’acquitter  de la dîme. Passée cette date une année nouvelle commence   Cependant, nos Maîtres  ont vu dans ce jour, le point zéro dans le cycle de la vie des arbres. Ils ont par conséquent  institué ce jour  pour susciter une réflexion sur les rapports de l’homme avec son cadre de vie.

L’homme, nous dit la Torah a, l’obligation  de protéger la nature et le compare lui-même à un arbre. Celui-ci a ses racines bien enfoncées dans le sol et ses branches s’étendent vers le ciel. Ainsi l’homme est un composé de matières matérielle et spirituelle. L’homme doit avoir pour objectif dans sa vie sur terre, de tendre constamment vers le spirituel, à l’instar des branches d’un arbre. Pour cette fin, il doit maintenir en permanence un équilibre  dans la nature. Ce n’est pas une chose simple parce que  la civilisation dominante actuellement, est entièrement déterminée par le progrès de la technologie. Pour que l’homme puisse se pencher sur les problèmes qui l’assaillent, il faut qu’il  mette fin à sa soumission à la technologie. Plus la technique progresse et plus l’homme est dans le désarroi car  il se trouve face au temps qu’il n’arrive pas à dominer. La seule réponse que le monde
actuel  a trouvé pour face au temps est la civilisation des loisirs, dont le sport de compétition occupe une place prépondérante. Le dimanche, les stades se remplissent, les populations sont occupées ainsi et détournées des problèmes réels qui les préoccupent. Ce n’est rien d’autre qu’une manière pour occulter le temps. D’où la violence qui se répand dans les stades et l’identification des jeunes avec  des sportifs  dont l’intelligence est dans les pieds. Le Judaïsme a instauré le chabbath, jour par excellence où il est impossible d’occulter le temps, l’homme est placé devant  le temps, il en est le maître  et non le sujet, il est le dominant  et  non  le soumis. Le dimanche on va à la chasse pour tuer des oiseaux  qui maintiennent un équilibre écologique en se nourrissant d’insectes. Le chabbath le juif va à la synagogue pour prier pour l’équilibre de l’univers. Aucune action, en mesure de  porter atteinte à l’écologie, n’est permise le chabbath ; Le psychologue Eric Fromm dit que le  « chabbath est le jour d’une harmonie parfaite entre les hommes et la nature. La Torah en promulguant les trente neuf travaux  capitaux le chabbath  a, en fait interdit, toute action de l’homme, en mesure de nuire à l’ordre du monde matériel.L’homme se libère complètement de toute dépendance du monde matériel. Dans ces conditions, la nature est protégée de toute dégradation ; l’écologie est au centre du chabbath. Même les animaux sont respectés à plus forte raison les humains. L’homme n’est plus en concurrence avec son prochain. Le parti des verts, les pacifistes de tout bord, les antimondialistes devraient, s’ils se respectaient, observer un chabbath dans la semaine ainsi, ils rendraient un grand service  à l’humanité. Mais les Juifs n’ont rien à faire avec ces utopistes. Le dimanche est le jour où il y  a le plus de morts par accidents de la route, le plus de violence, le plus de délinquance. La civilisation de loisirs  met l’homme en concurrence avec son prochain. Comme si l’humanité se trouvait guérie de ses maux, de sa misère, de son injustice, parce que tel skieur a battu le record du monde de la descente de Val  D’Isère, où parce que tel cheval est arrivé le premier à Chantilly.Le Judaïsme, doctrine écologique par excellence, consacre au respect de la nature une journée par semaine et une journée par an. Tout ce qui peut porter atteinte à l’écologie est interdit par le Judaïsme : La chasse, la culture en même temps de deux espèces  de graines différentes, le tissage d’un vêtement  de fil provenant d’un animal et d’un végétal etc. L’homme est considéré comme un partenaire  dans la création. Celle-ci ne lui appartient pas pour qu’il puisse y agir à sa guise. L’associé  principal n’est rien d’autre que D. lui-même. c’est pourquoi, toute action de l’homme ne doit pas détruire la part de D.           

 

 

                                                                            Grand Rabbin Harboun haïm       

Par Initiative Rabbinique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 18 mai 2009
   
ETUDIANTES ET  ETUDIANTS  VIENNENT DE LA FAC DE DROIT DE SCEAUX , CENTRALE, L'UIT etc..
















Nos JEUNES lyceens à la cafét 


NOS JEUNES SOUS LA SOUCCAH

    

Institut Culturel des Hauts de Seine – LEV - EHAD -        

 

« Un rêve se réalise … »

 

La Jeunesse Juive, le Constat :  

 

L’éducation juive en faveur de nos enfants, a connu ces trois dernières décennies un essor et un développement hors du commun.

Cela s’est  traduit par la construction et l’ouverture de très nombreuses, crèches, maternelles, collèges et lycées juifs dans lesquelles les matières juives et les valeurs juives ont étaient enseignés.

Nous tenons, à rendre un hommage particulier, à tous ces hommes et à toutes ces femmes qui ont œuvrés pour nos enfants, pour nos adolescents.

 

Ils ont transmis  les valeurs de l’identité juive en leur faisant découvrir et en leur enseignant  la richesse de notre  patrimoine.

 

Cependant nous  constatons que pour la grande majorité de nos jeunes qui débutent des études universitaires, n’ont plus de suivi avec le monde Juif et ses valeurs. ..

 

La longueur et la difficulté de leurs études risquent un peu plus de les éloigner, que D…en préserve de notre communauté.

 

Fort de ce constat, un groupe de jeunes cadres professionnels et de jeunes Rabbins se sont réunis en association sous le nom de « Institut Culturel des Hauts de Seine, LEV - EHAD  , et ont décidés de dire NON et de tout faire pour aider, pour accompagner à la vie Juive ,les jeunes étudiants et étudiantes juifs de France.

Nous envisageons d’implanter, si D. Veut dans toute la France à proximité des grandes écoles, des facultés et des universités des « Maisons » pour les jeunes Juifs de France.

 

Nous avons débuté avec beaucoup de succès  dans  la région de Sceaux, dans le sud des  Hauts de Seine, au 58 rue boulevard des Granges.  

 

Notre Maison se situe à proximité de la faculté de droit de Sceaux, à quelques mètres de nombreuses écoles et lycées et à proximité du RER, ROBINSON.

 

Nous vous proposons :

 

La restauration Kacher :   (image d'illustation)

 

Une cafeteria est ouverte tous les jours et distribue de délicieux repas kacher, vous avez egalement la possibilité de vous faire livrer .
votre contacte  Mr SMADJA  au 06-68-51-78-52
.

Elle sera très  bientôt ouverte tous les soirs.

On vous propose également à emporter  vos Halotes ,vos salades de Chabbat et vos repas de Chabbat, pâtisseries orientales etc..à des prix trés Intéressant!

CYBERCAFE /WIFI   

 

Plusieurs ordinateurs connectés à Internet , sont mis gracieusement à votre disposition.

 

LA CULTURE :    

 

La  bibliothèque vous propose une grande série de livre ayant trait au judaïsme , à la culture juive,à l’histoire et à l’identité Juive…

 

DIVERTISSEMENT : (image d'illustation)

 

TRES PROCHAINEMENT :

Une salle de jeux  vous sera  proposée avec  des tables de Ping pong, baby foot, billard, vidéo… .

 

 

L’ETUDE DE LA THORA : THE THORA CENTER :

 

L'etude de  la Thora pour toutes et tous, lorsque vous  le souhaiter, dans un esprit d’échanges et de partages… avec la présence de très nombreux conférenciers de très hauts niveau,qui traiteront les sujets de votre choix ,qui vous interpellent comme par exemple : Thora et Science ,incompatibilité ?



VOTRE AIDE ET VOTRE PARTICIPATION EST INDISPENSABLE:

 

Il n’est pas de mot pour dire combien ce projet est important et combien il est l’affaire de TOUS ! Chacun et chacune d’entre nous, doit avoir la possibilité, le mérite et la fierté de se dire « j’ai pris part à cette grande réalisation ». C’est sur cette excellente nouvelle , en vous remerciant par avance pour votre effort que nous vous souhaitons, ainsi qu’à tous ceux et à toutes celles qui vous sont chers, une bonne et douce année, matériellement et spirituellement, avec beaucoup de santé, de réussite, de bonheur et de paix, amen .

 

Pour l’Institut Culturel des Hauts de Seine LEV –EHAD

 

Rav Chemouel JOURNO

  29 av. Gabriel péri 

92350 LE PLESSIS ROBINSON

 06- 50 -56 -52 -54

Email : ichs92@gmail.com

Par Initiative Rabbinique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 7 mai 2009
Il y a plusieurs centaines d’années, les Talmudistes connaissaient déjà la grippe porcine !!!
GRIPPE PORCINE - INCROYABLE

Il y a plusieurs centaines d’années, les Talmudistes connaissaient déjà la grippe porcine !!!

[Guemara Taanit 21b]

“Ils sont venus vers Rav Yehouda et lui ont dit:

- Il y a une plaie parmi les cochons.»

Rav Yehouda décréta alors un jeûne communautaire, bien que les juifs ne seront pas directement affectés par la destruction des cochons.

Alors la Guemara pose la question: Doit-on dire que Rav Yehouda considère que la plaie d’une seule espèce animale pourrait visiter toutes les autres espèces animales (donc que ce jeûne évitera la consommation de bovins peut-être contaminés) ? Et donc que tout le bétail Kasher serait menacé par la plaie des cochons ?

La Guemara répond: Non. Les cochons sont différents dans le sens où leur système digestif ressemble à celui des humains. C’est pourquoi une plaie qui frappe les cochons est un danger pour les gens autour, et c’est pourquoi Rav Yehouda a décrété ce jeûne.”

(NB: Le jeûne a valeur de prière)
Par Initiative Rabbinique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 14 avril 2009

                             Le seder de pessah, réponse au  conflit des générations

 

   
« Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque les jeunes méprisent les lois, parce qu'ils ne reconnaissent plus, au-dessus d'eux, l'autorité de rien et de personne, alors, c'est là, en toute beauté et toute jeunesse, le début de la tyrannie. »
Platon, vers 427 - 348/347 av. J.C.

Cette citation de Platon, bien que datant du 5é siècle avant l’ère vulgaire est  toujours d’actualité, .Elle marque la dure difficulté de notre époque de retrouver  le respect des  parents des enseignants ou éducateur s et plus précisément, pour ce qui nous importe  pour notre sujet : le  dialogue fils-père. Comme à son habitude, la Thora apporte une réponse à un sujet moderne qui s’inscrit dans le seder de Pessah, par la Mitzva positive de raconter la sortie d’Egypte à son fils, et plus précisément à ces 4 fils, bien différents les uns des autres.

        Le récit de la Haggada de Pessah , qui constitue la cinquième étape du seder de la nuit de Pessah débute par les 4 questionnements de l’enfant « ma nichtana  » . Il est à remarquer que le terme choisi par la thora (léaguid raconter ) n’est pas anondin , puisqu’il connote une notion de sens dans le récit . Le récit de la haggadah ne doit pas être mécanique et routinier. Il doit être accompli avec entrain, enthousiasme et rigueur . C’est la raison pour laquelle nos Sages ont écrit la Haggada sous forme de Question -réponse.  Le mot sagesse ,hohma en hébreu se compose des mots koah force et ma=quoi , soit la force du questionnement dans la recherche de la sagesse .

Ce premier point est un outil pédagogique indéniable dans la recherche de dialogue père-fils , puisque le fils est l’enfant roi du seder . Tout tourne autour de lui .Il pose les questions et le père et tous les assistants lui répondent .

            Le Maharal de Prague, dans son commentaire sur la haggada   posent plusieurs questions sur ce sujet des 4 enfants .

 Pourquoi trouve t on  4 fils ? Pourquoi parmi les fils trouve t on un sage et un pervers ? Nous nous serions attendus à trouver un juste et un pervers ? Enfin comment comprendre le texte de la Haggadah  concernant ces quatre enfants.

« Beni soit Hamakom, benis soit-il , Benis sois D d’avoir donner la Thora à Israël , beni soit il . En fonction des quatres enfants, la thora s’exprime : l’un est sage, l’autre est pervers, l’autre et niais et le dernier n’ose pas poser de question  »

         Pourquoi l’auteur de la haggada insiste t il sur le fait de remercier D de donner la Thora , et de lier ce don de la Thora à  ces 4 enfants qui posent chacun des question sur la sortie d’Egypte ? IL aurait été plus apte de remercier D de nous avoir donné la Thora et de lier la sortie d’Egypte aux motzvots qui accompagnent cette soirée , tels la consommation de la matza , ou des herbes amères ?

          La réponse du Maharal  de Prague  explique que ce passage de la haggada a surtout pour but de mettre en valeur la sortie d’Egypte , de développer et de détailler tous les miracles qui s’y sont produit , mais surtout de comprendre comment ce thème fut compris par les générations suivantes : Il est nécessaire de donner  à chacun une réponse qui lui convient , et non une réponse globale et générale . Non seulement, l’explication globale est exigée, et quiconque rajoute sur le récit de la sortie d’Egypte est digne de louange. Plus encore, il est nécessaire de répondre précisément à toutes les questions, suggérées par un sage, par un niais et même par un pervers. On ne regarde pas le niveau spirituel du questionnant, et ce n’est même pas le sujet dans la haggadah, puisque, dans un tel cas, il aurait été plus adéquate de parler d’un juste, d’un tzadik. On répond précisément à chacun suivant son intention, qui est plus ou moins exprimée dans sa question.

      Le Maharal explique précisément les réponses de chacun suivant les questions posées , et avant d’expliquer la réponse donnée au sage , par exemple , il est intéressant de noter que ces quatre fils correspondent à quatre type d’individus atypiques , et selon le Maharal , il n’en existe aucun autre , d’un point de vue intellectuel .

 Le sage : il  ne se pose pas des questions évidentes. Il est avide de nouvelles connaissances  et posent des questions sur des éléments nouveaux. Il est  sans cesse en quête de la nouveauté du « hidouch  » et ne se satisfait pas de ce qu’il a sous les yeux .

Le niais tam : on ne parle pas d’un niais bête au sens propre mais d’un homme qui se contente de poser des questions uniquement lorsque cela lui est suscité par un évenement inhabituel.

Celui qui ne sait pas posée de question : il n’a pas la présence d’esprit de questionner même si une chose inhabituelle se produit sous ses yeux.

Le pervers : il use de sa sagesse dans un but hérétique . C’est un contestataire

Voici maintenant comprendre la réponse donnée au sage :  « quelles sont les observations  (témoignages ) , les lois irrationnelles et les préceptes (lois envers autrui ) que D vous a ordonné de faire ?  On peut dors et déjà remarquer que le sage pose une question de ces connaissances propres, et rien dans ce qu’il a vu ne justifie une telle question. C’est une question générale , dans un but d’approfondir ces connaissances dans les lois de la Thora , qu’il a de lui-même divisée en trois types .

Voici la réponse qui lui est donnée : « car c’est  d’une main puissante que D nous a fait sortir d’Egypte. Les mitzvots de Pessah, entre dans la catégorie des « edout »témoignages, par  ce témoignage de la puissance d’Achem, et qu’il convient de diffuser ce miracle le soir de Pessah .

On répond volontiers au sage qui pose une question extrêmement détaillée , pouvant lui permettre d’accomplir cette mitzva de récit avec toute la ferveur necessaire.

       Concernant le pervers , qui s’exclut volontairement du peuple d’Israêl , le ton et est tout autre . il faut lui casser les dents. Peut être qu’en lui retirant ces « dents » mordant le juste jusqu’au sang , celui-ci perdra de sa véhémence contre les justes et deviendra un grand d’Israël . Il faut se souvenir de ce que le Talmud disait à propos de Rabbi Akiva . Lorsqu’il voyait un  grand sage d’Israël , il voulait le mordre jusqu’au sang , avant d’user de sa vigueur au profit de l’étude de la Thora .

De plus ,par allusion et par les guématriot , si on enlève au racha =570 les achinaiims= 395 , on retrouve le tzadik=194 +1 (mot lui-même )

           Ces réponses, viennent surtout mettre en relief que la volonté du père n’est pas de faire du mal à son fils, ou de lui répondre avec véhémence sans raison, mais de l’éduquer dans la voie de la Thora, en recherchant le dialogue avant tout, sans le mettre de côté, car la plus grande violence aurait été de rompre le dialogue avec lui. Pessah casher Véssaméah

Rabbin David GALULA 

Par Initiative Rabbinique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 27 mars 2009


VAYKRA

Le livre du Lévitique que nous inaugurons ce chabbat s’ouvre sur les mots : « Et Il appela Moïse ». Le texte ne dit pas qui a appelé Moïse. Mais la littéralité ne laisse pas le doute planer : c’est D.ieu qui a appelé le prophète. Pourtant notre verset ne mentionne pas explicitement le Créateur. Comment savoir qu’il s’agit bien de Lui ?

 

Le Alcheikh haKadoch explique : quand une difficulté de ce type surgit, il faut étudier les versets précédent. Or dans les dernières phrases de l’Exode, il est question de la gloire divine. C’est donc celle-ci qui a interpelé Moïse.

 

Chaque homme est interpelé. Même s’il n’en a pas conscience. Mais qui l’interpelle ? Il faut regarder en arrière, dans le passé (comme pour nos versets). C’est l’histoire d’Israël qui l’interpelle et qui le supplie de l’entendre afin qu’elle puisse perdurer. Etre digne du passé, c’est d’abord le connaitre et ensuite, en faire un présent…

 

Rabbin Jacky Milewski

Par Initiative Rabbinique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 20 mars 2009

PARASHAT PEKOUDE

 

Outre le fait qu'elle achève le livre de Shemot, la Parasha de pékoudé met fin à un cycle de 4 sections  bibliques entièrement consacrées à la construction du Mishkane et à son édification.

Plus précisément, après avoir reçu l'ordre de construire le tabernacle dans les sidrote de Terouma et Tetsavé, le peuple juif se met à l'ouvrage dans les sidrote de Vayakhel et de Pekoudé, respectant à la lettre toutes les prescriptions données par Moshé.

Bien que traitant sensiblement du même sujet, un point majeur différencie notre Parasha de celle que nous avons lue chabbath dernier.

 

Une lecture attentive du texte nous permet de bien comprendre le plan qui a été adopté par la Torah:

 

Après nous avoir exposé de manière générale les éléments constitutifs du tabernacle, la Torah nous livre cette semaine une liste, pour le moins fastidieuse, de tous les détails indispensables à la bonne réalisation des travaux (mesures, poids...)

 

Au-delà de son aspect purement pratique, ce plan suggère une idée fondamentale:

Il existe deux visions politiques du monde qui s'opposent totalement dans leur manière d'aborder les choses:

 

La première consiste à donner une place démesurée à la collectivité au sein de la société.

L'individu est totalement absorbé par l'appareil communautaire et n'existe plus en tant que tel.  

L'intérêt de la communauté doit primer sur toute forme d'intérêt du particulier.

Cette vision extrême des choses entraîne bien souvent des désastres car on ne rechigne pas à sacrifier des milliers d'individus pour le bien de la collectivité. La Russie communiste de Staline en est un triste exemple.

 

A l'inverse, une seconde vision consiste à accorder à l'individu une place essentielle. La collectivité ne devient alors qu'un instrument au service du particulier. Cela conduit indéniablement à l'anarchie, système qui a également eu l'occasion de prouver au cours de l'histoire, qu'il était loin d'être parfait!

 

Ces deux visions sont suggérées par nos deux Parashiyot.

Vayakhel met l'accent sur la collectivité tandis que Pékoudé fait de l'individu son cheval de bataille.

 

La Torah n'accepte aucune de ces  deux visions. Elle prône en réalité pour un troisième Système:

Celui qui est capable de marier harmonieusement le particulier et la communauté.

 

Ainsi, le Talmud nous enseigne que « quiconque sauve ne serait-ce qu'une âme du peuple juif est considéré comme s'il avait sauvé le monde entier ». Nous voyons donc qu'aux yeux de la Torah, chaque individu est considéré comme un monde à lui tout seul. C'est également ce que suggère la Mishna à la fin du 4ème chapitre de Sanhédrin: « Tout un chacun a l'obligation de se dire: c'est pour moi que le monde a été créé ».

 

A l'inverse, le verset nous dit dans l’Amida que nous lisons tous les Chabbat après-midi:

« Et y a-t-il comme ton peuple Israël une seule nation sur la terre? ». Le peuple juif n'est considéré comme tel que lorsqu'il est rassemblé. Certaines  lois ne s'appliquent que si la majorité du peuple juif se trouve réunie sur sa terre. De nombreux éléments nous montrent à quel point la notion de collectivité est importante aux yeux de la Torah. C'est le cas de la prière publique qui requiert un quorum minimum de 10 hommes. Cette notion reflète un aspect tellement fondamental aux yeux des sages qu'ils n'ont pas hésité à nous dire dans Pirkei Avot: « Ne te désolidarise pas de la communauté ».

C'est là toute l'originalité du message de la Torah. Encourager à l'unité et à l'édification d'une communauté harmonieuse sans pour autant vider l'individu de sa valeur propre ni s'en désintéresser.

 

Et c'est pourquoi les deux sidrote de Vayakhel, « le collectif », et Pékoudé , «  l'individu «, forment dans la Torah un même tout, à tel point que même lorsqu'on ne les lit pas ensemble, comme c'est le cas cette année, l'une fait immédiatement suite à l'autre. Un juste équilibre entre le klall et le Prate, telle est la recette du tabernacle. Telle est la recette du peuple juif.

 

Rabbin Harold WEILL

 

Inspiré d'un commentaire du Rav Shlomo Yossef Zevin

Par Initiative Rabbinique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Présentation

Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés