HALAHA ( lois juives)

Dimanche 8 novembre 2009
Sujet : La Berakha de Chehehiyanou à la vue d'un très bon ami.

Question : Un homme qui voyage à l'étranger, et revient chez lui après 30 jours; A son retour, il est très heureux de revoir son épouse, ou un très bon ami, doit-il dire la Berakha Chehehiyanou? Réponse : Dans le Traité Berakhot (58) : Rabbi Yéhochoua Ben Lévy a dit: Celui qui voit son ami après 30 jours de séparation dira Chehehiyanou. Ainsi a tranché le Rambam (10-5 Hilh'ot Brakhot). Les Tossfot, le Roch (Rabbenou Acher) et Rabbénou Yona ont écrit que cette Berakha ne peut être dite qu'a la vue d'un ami très cher, que l'on apprécie très sincèrement, et que sa vue nous procure une joie intense. Ainsi ont tranché plusieurs Richonim et le Choulhan aroukh dans le Chap.225. Il est précisé chez les Posskim, que cette Berakha ne peut se dire qu'avec le Chem et Malkhout (Le nom d'Hachem et Melekh Aolam). Cependant, dans le Livre Hessed Laalafim, il est rapporté qu'aujourd'hui, où l'hypocrisie s'est beaucoup accrue,(malheureusement) on a parfois deux personnes qui sont unies par une amitié très forte,(apparemment) mais en réalité, les liens, qui les lient sont très minces, c'est pourquoi , cette bénédiction ne sera pas dite. Ainsi a tranché R. Yossef Haimז״ל dans son livre Ben Ich Haï, que l'usage aujourd'hui était de ne plus dire cette Berakha; la raison est sûrement inspirée des paroles du "Hessed Laalafim". Sur le plan de la Halakha pratique, Maran Rav Ovadia Yossef Chlita a écrit que si l’on aime sincèrement son ami et que l'on ressent de la Simha après 30 jours de séparation, la Berakha pourra être dite avec le Chem et Malkhout. Ainsi a écrit le Gaon Rabbi Yossef Yedid Halévy dans son livre Birkat Yossef. D'autres Posskim ont également tranché ainsi. Dans les réponses Yasskil Avdi, du Gaon Rabbi Ovadia Hadayaז״ל il est écrit que même d'après l'opinion du Hessed Laalafim, pour son père, sa mère, son conjoint et ses proches parents, après 30 jours de séparation, cette Berakha devra être dite. Plusieurs "Maassé Rav" (cas pratique de Guedolim) ont été rapportés dans le sens de Maran Rav Ovadia Yossef Chlita; il est rapporté que l'admour de Monkatech Rabbi Haïm Eléazar Chapiraז״ל a dit Chehehiyanou à la vue du Gadol Hador Rabbi Eléazar Alfandriז״ל. Ainsi a agi le Gaon le Netsiv de Volozinז״ל à la vue du Gaon Hahideretז״ל. En conclusion, quiconque voit son ami qu'il n'a pas vu depuis 30 jours, et que la rencontre procure une joie sincère, et que l'amitié est aussi très forte, dira la Berakha Chéhéhyanou. Ainsi, sera le Din, si l'on voit après 30 jours de séparation, son père, sa mère, son Rav, sa femme ou un proche parent, comme son fils, sa fille, son petit fils…. Cependant, on fera très attention s'il s'agit d'un simple ami, de ne pas dire cette bénédiction pour ne pas que celle-ci soit Lévatala (en vain). Rabbin Freddy ELBAZ
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Jeudi 5 novembre 2009

Halakha du jour n°385 :                                                               בס״ד

 

Sujet : Combien de temps faut-il attendre entre la viande et le lait ?

Dans le traité Houlin 105 il est enseigné : Mar Oukba (nom d’un sage) a dit : « Mon père, attendait 24 heures entre la viande et le lait, tandis que moi (Mar Oukba) au cours d’un même repas je ne mange pas de la viande puis du lait, mais j’attends le repas suivant pour en consommer  », déduit Rabbi Isaac Elfassi (le Rif), de là, que lorsque l’on mange de la viande, il faut attendre, le temps de la prochaine Séouda pour consommer du lait. Justement, les Richonim discutent sur le temps qu’il faut espacer entre ces 2 aliments : Rabbenou Tam dit que dans une même séouda, on peut consommer de la viande, puis du lait, à condition de bien nettoyer sa bouche et ses mains entre les deux. D’après cet avis, il faut comprendre que Mar Oukba était plus exigent que la halakha, et attendait l’espace de temps, qu’il y a entre deux repas (mais toujours moins exigeant que son père qui attendait 24 heures). Cependant le Rambam, le Rif et la majorité des Richonim disent que Mar Oukba agissait comme le din et attendait l’espace de deux séoudot tandis que son père était lui- seul, exigeant et attendait 24 heures.

Quel est le temps qui sépare une séouda d’une autre ? Pour Tossfot, ce temps n’est pas fixe ; il suffit de débarrasser la table sur laquelle on a mangé de la viande, la consommation de lait sera immédiatement après, autorisée.

Cependant, la majorité des Richonim disent qu’il faut attendre 6 heures ; ceci correspond au temps qui sépare deux séoudot. Ainsi pense le Rambam, ainsi que Maran le Choulhan Aroukh ; même le Rama (Rav Moché Isserles) écrit qu’il convient d’attendre 6 heures bien qu’il y ait des avis différents. Maran le Hida écrit que dans les communautés séfarades, l’usage est d’attendre 6 heures. Même le Maharchal (Rabbi Chlomo Louvia, grand décisionnaire Ashkénaze contemporain de Rabbi Yossef Karo), a écrit concernant les Ashkenazim : «  quiconque possède  un souffle de Torah  doit attendre 6 heures ». Le Aroukh Achoulhan (Rabbi Yehiel Mikhal Epstein ז״ל) a écrit lui aussi, qu’aujourd’hui la majorité des Ashkenazim avait l’usage d’attendre 6 heures, et qu’il ne fallait pas être indulgent à ce sujet.

Selon le Rambam, la raison pour laquelle il faut attendre 6 heures, vient du fait que la viande  s’infiltre entre les dents, et si l’on mange du fromage, ces deux aliments  se mélangeront forcément, et l’on en viendra à consommer de la viande et du lait ensemble. Cependant, pour Rachi et le Roch, la raison est que, la viande renvoie du goût dans la bouche pendant un temps relativement long (environ 6 heures).

C’est pour cela, la Halakha est que dans tous les cas, il faudra attendre 6 heures pour consommer du fromage et s’il reste de la viande entre les dents après ce temps on considérera celle-ci comme n’ayant plus le statut de viande.. Néanmoins, si l’on est sûr qu’il reste des déchets de viande entre les dents (après les 6 heures), on tachera de la retirer avant toute consommation de lait.    

KOL TOUV

R.Freddy ELBAZ

 

 

Traduction et adaptation par Rav F. Elbaze

Etude pour la refoua de rav MORDEKHAI TSEMAH ELIAOU BEN MAZAL TOV

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Lundi 2 novembre 2009

Sujet : Les 100 Berakhot : Méa Berakhot.

Dans le traité Ménahot (43) il est enseigné : Rabbi Meir disait : Tout un chacun a le devoir  de dire 100 Berakhot chaque jour, comme la Torah dit (Dévarim 10-12)  « Et maintenant Israël, MA : Qu’est ce que Hachem ton D… te demande » Ne lis pas MA mais Méa (cent).

Ainsi a tranché le Rambam dans les Hilkhot Tephila (7-14) le Tour et le Choulhan Aroukh (chap.46).

Dans le Midrash (Bamidbar 18) il est rapporté, que David Hamélekh a institué ces 100 Berakhot, car il y eut une époque ou mouraient chaque jour 100 hommes, et David a institué les Méa Berakhot ; à ce moment l’épidémie a cessé. Dans le Sefer Hamaneh’ig, il est dit qu’une tradition forte rapporte que cette institution date depuis Moché Rabbenou ; Seulement les Bné Israël ont oublié cette règle, et que les Hakhamim du Talmud l’ont rétablie. Maran le Hida dans Yosseph Omets a écrit que les paroles du Sefer Hamanehig ont échappé aux Posskim, car tous ont rapporté que la paternité de cette Halakha venait de David Hamélékh.

Dans le livre Kad Hakéma’h de Rabbénou Béhayé, il est écrit qu’effectivement cette institution des Méa Berakhot quotidienne vient de Moché Rabbénou. Dans le livre Halakhot Guédolot ainsi que dans les Sepher Yéréïm, la Mitzva des 100 Berakhot est incluse dans les 248 Mitsvot Assé (positive).

Maran dans le Beit Yossef a écrit que l’essentiel de la Mitzva était de faire au moins 100 Berakhot, en réciter plus que 100 ne constituait pas un problème ; bien au contraire l’essentiel était de ne pas en faire moins que 100.

Lorsque l’on fait le décompte des Berakhot officielles que l’on dit chaque jour : Birkat Hamapil avant de dormir, Al Nétilat Yadaïm, Acher Yatsar du matin, les Berakhot Hachah’ar, les 57 Berakhot de la Amida (19x3 fois par jour)… On atteint un nombre supérieur à 100. (Suite des 100 Berakhot dans la Halakha  prochaine).

 

KOL TOUV

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Vendredi 2 octobre 2009

Il est dit dans notre Sainte Torah : « Dans les Soukot, vous demeurerez sept jours. Afin que vos générations sachent que c’est dans des Soukot que J’ai fait habiter les enfants d’Israël quand Je les ai fait sortir d’Egypte (Lev 23) ».


Dans la Guemara Souka (11), nos Hakhamim expliquent, que les Soukot dont il est question dans le Passouk, s’appliquent aux Ananei Kavod (colonnes de nuées) qu’Hachem a déployé autour des Bnei Israël, dans le désert, pour ne pas qu’ils soient brûlés par le soleil. C’est pourquoi lorsque l’on rentre dans la Souka, il est bien de penser, Kavana, qu’Hachem nous a enjoint de résider dans des Soukot en souvenir des Ananei Kavod qui nous ont protégées.


Dans le Midrash, il est rapporté, qu’il y avait 7 colonnes de nuées, 4 aux points cardinaux (nord, sud, est, ouest), 1 en haut, 1 en bas et la 7e qui aplanissait le chemin, qui débarrassait celui-ci des serpents et scorpions ; Voici pourquoi il y a 7 jours de H’ag (fête).



Le Tour
ז״ל (Rabbi Yaacov Ben Rabbénou Acher) a écrit que la raison pour laquelle Hachem nous a demandé de résider dans des Soukot au mois de Tichri, et non au mois de Nissan (puisque les Soukot sont liées à la sortie d’Egypte, qui a eu lieu en Nissan), car le mois de Nissan indique le début de l’été, et justement à cette période il est agréable de sortir de sa maison, pour se rendre dans des maisons « aérées » ressemblant aux Sou kot ; tandis que le mois de Tichri, indique le début de l’hiver, période ou la pluie et le froid commencent à s’installer ; par conséquent pendant ce mois (Tichri), sortir de sa maison pour se rendre dans des Soukot, montre parfaitement notre soumission à la Volonté d’Hachem, et non celles à nos instincts et intérêts personnels.


« Les zélés s’empressent pour l’accomplissement des Mitsvot », c’est pourquoi, il convient dès le lendemain de Kippour, de commencer la construction de la Souka. Il est bien de la monter soi même ; si ceci est impossible ou difficile il faudra placer du Skakh = toit, soi même. S’il est vraiment impossible d’intervenir dans la construction de la Souka, on délèguera un chalia’h et on lui dira : « Tu es mon Chalia’h= représentant pour monter ma Souka ».

Rabbin F.ELBAZ

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Jeudi 1 octobre 2009

Sujet : La mitsva de manger un kazait de pain le premier soir de Soukot.

C’est une Mitsvat Assé (positive) de la Torah de manger un Kazait de pain (30 gr) dans la Souka la 1ere nuit de la fête. On apprend ce Din à partir des Psoukim (verset) ; voir traité souka : 27.(il en est de même  le 2e soir, en dehors d' Israël)

On doit manger ce Kazait dans un espace temps inférieur à 4 minutes, sans interruption.

A posteriori, si l’on n’a pas dépassé  7 minutes et demie on sera quitte.

Il est écrit dans la Torah : « Vous résiderez 7 jours dans les Soukot ». Nos sages ont interprété ce verset comme ceci : « vous résiderez » comme « Vous habitez dans vos maisons ».

C'est-à-dire, que la Torah a ordonné de vivre dans les Soukot comme si l’on était chez soi. C’est pourquoi , s’il pleut et que la pluie rentre dans la souka, ou bien si la lumière s’éteint et l’on se retrouve dans l’obscurité, ou bien s’il y a des mouches et des moustiques qui perturbent les occupants de la Souka, ou bien s’il y a du vent  ou une mauvaise odeur, on sera Patour = dispensé de manger dans la Souka. Car quiconque est « Mistaère »= souffrant, de la souka  est dispensé de celle-ci.

Selon le Rambam et d’autres Richonim, ce principe de « Mistaère » s’applique également pour le premier soir de Soukot malgré la Mitzva de la Torah.

Cependant, le Roch (Rabbénou Acher), et d’autres ont tranché que le premier soir, même le « Mistaère » doit manger dans la Souka.

Maran, Le Choulhan Aroukh a tranché comme le Rambam, c'est-à-dire que le « Mistaère » est dispensé de la souka, même le premier soir. Par conséquent, si quelqu’un est dispensé de la Souka, et qui s’oblige malgré tout à y manger, malgré la pluie, il ne récitera pas la Berakha de « Léchev Bassouka ». car si l’on est Patour d’une Mitzva, et on l’accomplit malgré tout, l’acte est permis (Quoique Tossfot au nom du Yérouchalmi, disent que dans ce cas = Patour, l’homme est considéré comme un sot), mais la Brakha devient Lévatala (en vain) pour celui qui la récite.

Le Hafets Haimז״ל, dans Michna Broura écrit que les jours où il y a grand froid, l’homme doit se vêtir d’habits chauds et manger dans la Souka. Maran Rav Ovadia Yossef שליטא ajoute à cela, qu’il faut être très attentif, et bien se couvrir en cas de froid, sinon on serait Patour de la Souka (à cause du Mistaère), et la Berakha

 serait Lévatala.

Rabbin F.ELBAZ HAG SAMEA’H

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Vendredi 18 septembre 2009

Halakha du jour n°375:                                                               בס״ד

Sujet : Lois concernant la veille de Kippour.

On a l’usage dans toutes les communautés d’Israël de procéder à ce que l’on dénomme Kaparoth, la veille de Kippour, c'est-à-dire de faire la Chehita de poulet pour tous les membres de la famille.

L’usage est de prendre un poulet pour chaque membre masculin de la famille, et une poule pour chaque membre féminin de la famille. On fait tourner le volatile autour de la tête de la personne concernée, et l’on dit : « Ceci est à ta place, ceci te remplace, ceci te pardonne ».

Cependant, le Rachba dans ses Responsa (ch. 695) écrit que ce Minhag était répandu dans sa ville (Barcelone) et comme il ressemblait à une pratique idolâtre, il fit tout pour le supprimer. Bien que cette pratique fût soumise à Rav Haï Gaonז״ל et  l’approuva, Maran Le choulhan Aroukh a rejoint le Rachba, disant que cette pratique devait être abolie; ainsi a tranché le Rav Péri H’adach…

Néanmoins, Maran Rav Ovadia Yosseph שליטא a écrit, puisque ce Minhag était répandu largement aussi bien chez les Ashkénazim que chez les Sepharadim, comme l’avis des Guéonim, ainsi était l’opinion du Ari Hakadoch ז״ל et d’autres grands décisionnaires, par conséquent, cet usage pouvait être reconduit sans aucune ambiguïté. Le Rav שליטא recommande de choisir un bon Choh’et pour la pratique de cet usage.

Aussi, comme l’habitude est d’offrir ces volatiles aux pauvres, ou aux institutions Talmudiques, cette pratique n’est plus réellement assimilable à une pratique idolâtre, et sûrement le Rachba approuverait cette pratique aujourd’hui.

Il est également possible de réaliser ce Minhag avec de l’argent que l’on fait tourner autour de la tête de chaque membre de la famille ; On dira à ce moment là : « Ceci est à ta place… cet argent est destiné à la Tsédaka, que tu mérites une vie agréable et jouir de la paix. » Ainsi est l’habitude de Maran Rav Ovadia Yosseph שליטא.

KOL TOUV

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Lundi 20 juillet 2009

Halakha du jour n°365 :                                                               בס״ד

Sujet : La consommation de viande à partir de Roch Hodesh Av.

Dans le traité de Taanit (26) : il est rapporté que nos sages ont interdit la consommation de viande, pendant la « séoudat Hamafsséket » ; c'est-à-dire la dernière seoudah qui précède l’entrée du Taanit, la veille de Ticha Beav ; ceci concerne le Din.

Cependant, le Minhag de tout Israël est de s’abstenir de manger de la viande à partir de Rosh Hodesh Av jusqu’au 10 Av.

Les Sepharadim ont l’habitude de consommer la viande le jour de Rosh Hodesh alors que les Ashkénazim s’en abstiennent. Ce Minhag est rapporté déjà depuis l’époque des Guéonim (6e à10e siècle) ; Un plat dans lequel on a cuit de la viande, ne pourra pas être consommé, même après avoir retiré la viande, ceci à cause du « goût » de viande contenu dans le met. Le poisson est autorisé pendant cette période. Rabbi Yossef Caroז״ל dans son livre « Avkat Rokhel » a écrit que quiconque s’installe dans une ville dans le but d’y demeurer, devient automatiquement résident de cette ville ; c’est pourquoi notre maître Rav Ovadia Yossef שליטא a écrit que les Yéménites se doivent de s’abstenir de viande depuis le début de Av , dés l’instant où ils se sont installés en Eretz Israël ; En effet le Minhag Yéménit suit l’opinion de la Michna, et l’interdiction de la viande ne s’applique qu’a la « Seouda Hafsséket » ; mais dès lors, où ils se trouvent en Israël, ils sont tenus de suivre le « Minhag hamakom » (usage de l’endroit) c'est-à-dire, garder l’ interdiction depuis le début du mois de Av.

Le Shabbat H’azon, (chabbat avant Ticha Beav) , on mange de la viande ; selon les Mékoubalim le vendredi après midi il est même permis de goûter les repas carnés, préparés en l’honneur du Chabbat ; ainsi a tranché Maran Rav Ovadia Yossef שליטא. Maran  שליטא a également tranché, que la viande qui reste après Chabbat H’azon, peut-être consommée pour la « Seoudah reviit »= Mélavé malka. Les enfants qui ne sont pas « bar Mitzva » pourront manger des restes du Chabbat, même pendant la semaine. Quant aux tout petits, on pourra même cuisiner à priori de la viande pour eux.

Un malade, même s’il ne présente pas de danger, pourra manger de la viande pendant ces 10 jours ; ainsi qu’une femme qui allaite dont son bébé est faible, pourra manger de la viande. Aussi une femme enceinte qui supporte mal sa grossesse pourra en consommer. Mais une personne en parfaite santé, s’en tiendra au Minhag de manière ferme et incontournable.

Maran le Choulhan Aroukh a écrit que le vin de la Havdala (Chabbat H’azon), pourra être bu ; ceci est l’usage des Sepharadim ; Quant aux Ashkénazim, ils ne le boiront pas, mais  le donneront à boire à un enfant, s’il n’y a pas d’enfant ils pourront le boire eux-mêmes.

KOL TOUV

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Dimanche 19 juillet 2009

Sujet : Dès le mois de Av on diminue les manifestations de joie.

A partir du 1er Av jusqu’au 10 Av, d’autres restrictions rentrent en vigueur, à part celle déjà entamées depuis le 17 Tammouz. EN effet, comme le mois d’Av est un mois historiquement douloureux, le mazal de ce mois n’est pas particulièrement favorable pour le peuple d’Israël, nos Hakhamim recommandent de ne pas intenter un procès à un non juif, pendant cette période ; et d’essayer dans la mesure du possible de retarder, une comparution en justice, jusqu’après le 10 Av.

A partir de Roch Hodesh Av, on évitera d’acheter de nouveaux meubles, des bijoux, une nouvelle voiture ; si une « occasion se présente, sur le prix d’une voiture, qu’on ne retrouvera pas apres le 10 Av, il sera autorisé d’acheter ce nouveau véhicule.

Notre maître Rav Ovadia Yossefשליטא a écrit que si un couple doit se marier par exemple le 15 Av les futurs conjoints pourront acheter ce dont ils auront besoin, même pendant la période avant le 9 Av, s’ils savent que les produits risquent d’augmenter après Ticha Beav.

La semaine dans laquelle tombe Ticha Beav, on a l’habitude de manifester davantage des signes de deuil ; c’est pourquoi pendant cette semaine on ne lavera pas l’ensemble de son corps à l’eau chaude.

Cependant, le Minhag chez les ashkénazim, est de ne pas se laver depuis Roch Hodesh Av, aussi bien à l’eau chaude qu’a l’eau froide ; bien sur dans un pays chaud comme Eretz Israël, il sera permis de se laver à l’eau froide ou tiède, même pendant la semaine de Ticha Beav. Car ce Minhag chez les Ashkénazim n’a été accepté que pour des régions où le climat reste relativement « frais » même en été, mais non pour des climats chauds.

Ainsi a tranché le grand décisionnaire Rav Moché Feinstein ז״ל.

 
R freddy ELBAZ

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Vendredi 17 juillet 2009

Sujet : Se couper les cheveux pendant les 3 semaines.

Le minhag (usage) chez les Ashkénazim est de ne pas se couper les cheveux durant les 3 semaines de deuil qui séparent le 17 Tammouz, jusqu’au 10 Av ; Cependant l’usage chez les Sepharadim est de suivre l’enseignement des Tanaïm, c'est-à-dire s’abstenir de se couper les cheveux et de raser la barbe uniquement la semaine dans laquelle tombe Ticha Beav ainsi ont tranché Maran le Choulhan Aroukh ainsi que le Rambam. Concernant les femmes, les Posskim comparent le deuil de « Ben Hamétsarim » (3 semaines) à celui de la perte d’un proche parent (bar minan), pendant les 30 premiers jours de deuil.


En effet, dans un cas ordinaire de deuil, un homme ne peut pas se couper les cheveux pendant les « chlochim » (30 jours) alors que pour une femme, Maran le Choulhan Aroukh l’autorise ; alors que le Rama (Rabbi Moché Isserlès) ne fait pas de distinction entre un homme et une femme, et par conséquent, l’interdit pendant les 30 jours.


Rav Moché Feinstein zal, interdit donc aux femmes de se couper les cheveux pendant les 3 semaines conformément à l’opinion du Rama. Cependant, parmi les rabbanim Ashkénazim, certains sont d’avis que pendant le « Ben Hamétsarim » il est permis à une femme d’aller chez le coiffeur ; la seule restriction qui lui est imposée, concerne uniquement la semaine dans laquelle tombe Ticha Beav, où aussi bien les hommes sepharadim et les femmes en général, suivront le Din de la Michna, c’est à dire de ne pas se couper les cheveux cette semaine.


Cependant, pour les femmes Sepharadyot, l’usage est de suivre l’opinion de Maran le Choulhan Aroukh, qui est de permettre la coupe de cheveux même pendant la semaine de Ticha Beav.

 

[ Remarque : Dans plusieurs communautés Sepharades, l’usage est de s’abstenir de se raser et de se couper les cheveux, pendant les 3 semaines conformément à l’opinion du Ari Hakadoch zal voir Kaf hahayim voir Nahagou Aham Minhag de Safrou ; beth Yehouda Minhag d’Alger…]




Rabbin F.ELBAZ

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Mardi 14 juillet 2009

Sujet : La berakha de « chéhehiyanou sur un nouveau fruit pendant les 3 semaines.

 Il est bien de s’abstenir de réciter la berakha de « chéhehiyanou pendant la période des 3 semaines, du 17 Tammouz au 9 Av, sur un nouveau fruit ou un nouvel habit. On attendra après le 9 Av pour manger le fruit ou    le nouveau vêtement.

 
L’origine de ce Minhag (usage) provient du Sefer Hahassidim de Rabbi Yehoudah Hassid, qui dit effectivement qu’on ne récite pas cette Berakha pendant cette période, car comment est-il possible de dire : « Tu nous as fait vivre jusqu’à cette période » alors que celle-ci n’est pas faste pour le peuple d’Israël.


Maran le Choulhan Aroukh rapporte ce Minhag (il s’agit d’un usage car le Choulhan Aroukh utilise le mot « Tov » : il est bien). Le Ari Hakadoch rapporte également cette Halakha.

En revanche, les « chabbatot de ces 3 semaines = « Ben Hamessarim » il sera permis de dire chéhehiyanou. Néanmoins le Chabbat qui suit Roch Hodesh Av=chabbat hazon, on ne récitera pas cette Berakha sur un nouveau vêtement (on ne le vêtira pas), mais pour la consommation d’un nouveau fruit on pourra la réciter. La différence entre le vêtement et le fruit, est que le fait même de se vêtir d’un nouveau vêtement est interdit, indépendamment de chéhehiyanou, alors que, la consommation du fruit en elle-même n’est pas interdite ; donc cette Berakha pourra être dite, même le Chabbat Hazon (après Roch Hodesh Av). Ainsi a tranché Notre Maître Rav Ovadia Yossef dans son livre « Yéhavé Daat » (Tome 1-37).


Chabbat chalom
שלום שבת

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