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MARDI
4 DECEMBRE 2007
ALLUMAGE 1 BOUGIE
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Par le Rabbin Meir REBIBO CHLITA
Depuis que le peuple d’Israël est en exil, nombreux sont les peuples et les gouvernements qui l’ont opprimé et humilié. Nombreuses sont les nations qui se sont distinguées
par leur haine aveugle et leur cruauté à l’égard du peuple d’Israël, en particulier la Grèce tyrannique avec principalement ses champions olympiques.
A propos du verset ( Béréchit 15:12) ".... une angoisse
sombre, profonde tomba sur lui", nos Sages de mémoire bénie ont dit : " C’est la domination tyrannique grecque qui a assombri les yeux d’Israël avec ses décrets, lui disant : " Inscrivez sur une
corne de boeuf qu’il n’y a pas pour vous de part dans le D. d’israël". (Béréchit Rabbah 44:20).
La haine des Grecs n’était pas une haine ordinaire ; ils
n’avaient pas l’intention exclusive de faire pleuvoir sur Israël malheurs et tourments physiques. Leur guerre était essentiellement dirigée contre "l’esprit juif"; leur intention
était de faire tomber et disparaître la pensée, la religion, l’esprit sublime et la culture du peuple juif. Et comme nous le rappelons dans la prière de Shmoneh Esreh : "pour lui faire oublier
tes lois et transgresser tes saints préceptes", la lutte était clairement spirituelle, les juifs étant combattus parce qu’ils voulaient l’esprit du Judaïsme.
La douleur était grande, le joug de l’asservissement pénible.
Mais soixante-dix fois plus dur le fait que, comme lorsqu’on reçoit les coups de la main de son frère, certains, faibles de caractère furent séduits par le paganisme grec, leurs yeux étant
incapables alors de voir l’exacte vérité. Ils prêtèrent la main à la domination tyrannique, à l’oppresseur spirituel. Les juifs hellénisants aidèrent par leurs actions à persécuter la religion
Juive et à opprimer les gardiens de la tradition.
Cependant, l’esprit du Judaïsme est immortel, invincible. Plus
on cherche à écraser la religion Juive, plus elle se fortifie grâce à sa stabilité et à son caractère sublime, face à toute langue ou nation qui cherche à la soumettre. Le miracle fût
essentiellement qu’une poignée d’hommes, dont la seule occupation était "le service spirituel", des Cohanim qui servaient dans le Temple, arrivèrent à fomenter la révolte et à réussir. Mattathias
l’Ancien, Grand Prêtre, partit en guerre avec ses fils, qui suivirent son chemin, car ils n’étaient pas indifférents à la guerre contre leurs ennemis. Père et Fils, jeunes et vieux, se groupèrent
pour la lutte sacrée contre les Grecs et les Juifs hellénisants scélérats qui cherchaient à détruire et anéantir l’esprit du Judaïsme.
Dans toutes les générations, les hommes, qui n’ont pas
manqué, ont essayé d’être civilisés aux dépens de leur peuple. En agissant ainsi, ils se retrouvèrent sans culture et furent principalement des traîtres, comme ceux qui constituèrent le
grand danger pour le peuple d’israël et qui, à cause de leurs intérêts personnels, étaient prêts à tirer parti de tous les rôles méprisables, pourvu qu’ils atteignent leurs buts, mais l’esprit du
Judaïsme qui est plus haut que cela, est l’unique garant de l’unité du peuple Juif et de sa place sur la scène de l’histoire. Et dans notre génération, des idées diverses éblouissent les yeux de
leur éclat apparent, mais leur noyau n’est que meurtre et crime, exploitation du prochain, et c’est au Juif à ne pas se laisser entraîner négligemment par ces courants. Avant tout, il doit
connaître sa culture, la Torah d’Hashem, la Torah de D. vivant. Et pour connaître cette Torah, il faut être affranchi du matérialisme qui nous dévore à tout moment et ne laisse même pas le temps
de penser.
Puissions-nous mériter l’accomplissement des paroles du
prophète (Zacharie 4:6) "Ni par la puissance, ni par la force mais bien par mon esprit, dit l’Eternel." Et de même que hashem a fait des miracles en ces jours-là, puissions-nous mériter de voir
ces miracles de nos jours.
Je donne ma bénédiction à tous les membres de la communauté
pour une joyeuse fête de Hanoukah.
HISTOIRE DE
HANOUKA
La Judée, d’abord sous la domination Perse, passa en 333 avant
notre ère sous la domination des Grecs, conduits par Alexandre le Grand. A la mort d’Alexandre le Grand, son empire fut divisé entre ses 2 généraux, dont l’un dirigeait l’Egypte et l’autre la
Syrie. La Judée, après une guerre de partage, finit par appartenir au royaume de Syrie où régnait la dynastie des Séleucides, descendants du général Séleucus.
Antiochus IV Epiphane surnommé par les Juifs Epimane ( le fou
), monta sur le trône de Syrie en 175 avant notre ère ( 3585 de notre calendrier ). C’était un tyran, qui détestait la religion juive. Il voulut imposer l’unification de son royaume au moyen
d’une religion et d’une culture unique : l’hellénisme. Le culte Juif fut interdit, les rouleaux de la Thora confisqués et brûlés. Le respect du Chabbat, la Circoncision, la Cacheroute
furent interdits sous peine de mort.
Les Juifs étaient divisés. D’un côté les pieux appelés
"hassidim", n’acceptèrent pas de se soumettre, aux règles dictées par Antiochus et continuèrent à étudier la Thora et à observer les Mitsvot malgré le danger d’être exécutés. D’un autre côté, il
y avait les Juifs hellénistes, favorables à une assimilation à la culture et à la religion grecques. Ils avaient abandonné la Thora et les pratiques religieuses et se passionnaient pour l’art et
les jeux olympiques, qui avaient à l’époque un caractère idolâtre. Et enfin, on rencontrait des Juifs indécis, ne sachant pas s’il fallait suivre les "hassidim" ou les
hellénistes.
Dans le petit village de Modyine, non loin de Jérusalem, vivait
un vieux prêtre Matityahou, père de cinq fils. Un jour, des soldats d’Antiochus arrivèrent à Modyine et construisirent un autel sur la place du marché. Ils invitèrent tous les Juifs à venir
offrir des sacrifices aux dieux grecs. Le Grand-Prêtre ( Matityahou ) prit la parole et dit " mes fils, mes frères et moi-même resterons fidèles à l’alliance de nos ancêtres ". Malgré cela,
un juif helléniste s’avança vers l’autel pour offrir un sacrifice. Matityahou se saisit de son épée et le tua sur place. C’était le signe de la révolte. Les fils et les amis de
Matityahou attaquèrent les officiers et les soldats grecs dont beaucoup moururent, le reste prit la fuite.
Les Juifs
démolirent cet autel et se réfugièrent dans les montagnes autour de Jérusalem. Bientôt, les Juifs, les fidèles avec les indécis, rejoignirent Matityahou et ses fils dans la montagne ; la
révolte devint celle de tout le peuple juif de Judée. Avant de mourir, le Grand Prêtre réunit ses cinq fils : Yohanane, Chiméon, Yéhouda, Yonathan et Eléazar, et les
encouragea à continuer le combat. Il nomma Yéhouda à la tête des armées. Celui-ci fut surnommé Yéhouda Hamakabi ( Makabi = marteau ) à cause de son courage, car il
frappait ses ennemis comme un marteau et aussi en raison du verset écrit sur son drapeau ( qui t’égale parmi
les forts D. ) dont les initiales sont מכּבי. Les soldats
d’Antiochus, menés par Apolonius, Nicanor et Gorgias, tous des généraux de valeur à la tête d’une forte armée, furent battus tour à tour.
Finalement Yéhouda et ses hommes se rendirent à Jérusalem,
qu’ils libérèrent en l’année 165 avant notre ère ( 3595 ).
Le temple de Jérusalem était souillé par la présence d’idoles.
Les compagnons de Yéhouda Hamakabi nettoyèrent le Beth Hamikdach, le débarrassèrent de toutes les impuretés et de toutes les idoles, bâtirent un nouvel autel et le consacrèrent le 25 du mois
de Kislev de l’année 3595. Ce fut l’inauguration du temple ou חנכּת הבּית , d’ou le nom de la fête de Hanouka, fête de l’inauguration.
Lorsqu’ils voulurent allumer la Ménorah
(le chandelier), qui symbolisait la Présence Divine et la lumière spirituelle, ils ne trouvèrent qu’une fiole d’huile pure portant le sceau du Cohen Gadol (Grand Prêtre) qui ne pouvait durer
qu’un jour. Et le miracle se produisit : l’huile, juste suffisante pour alimenter la Ménorah pendant une journée, brûla durant huit jours, le temps de presser des olives et de fabriquer de
l’huile pure. Ce miracle de la fiole d’huile est à l’origine de l’allumage des lumières durant la fête de Hanouka. Nous nous souvenons ainsi que, avec son Aide, chacun peut surmonter les
obstacles qu’il rencontre et que ceux que conduit l’esprit de justice et de liberté finissent toujours par triompher et éclairer le monde.
LES LOIS DE HANOUKA
-La fête a lieu du 25 Kislev au 2 Téveth
-On doit allumer les lumières de Hanouka à la tombée de la nuit, tous les soirs
pendant huit jours.
-La Hanoukia ( le chandelier doit être fait de huit branches alignées, portant des
bougies ou des godets à huile et d’une 3ème branche légèrement surélevée ou de côté ) doit être allumée de préférence avec de l’huile d’olive, pour rappeler le miracle de la fiole d’huile ; mais
toutes les huiles sont autorisées ( sauf celles qui risquent de dégager une mauvaise odeur ).
-Les mèches peuvent être faites en coton ou en tout autre matière dont la
combustion dégage une belle lumière. Certains ont l’habitude d’utiliser des bougies. Ceux-ci devront brûler au moins une demi-heure après la tombée de la nuit.
-La Ménorah doit être placée à la porte de la salle à manger ou d’une pièce de la
maison, en face de la Mezouza, c’est à dire, à gauche de la porte de manière à être entouré de Mitsvot.
-La Hanoukia ne doit être posée ni par terre, ni à moins de 30 cm du
sol.
-Avant l’entrée du Chabbat, on allume d’abord la Hanoukia et ensuite les bougies
de Chabbat en faisant en sorte que les lumières brûlent une demi heure après la tombée de la nuit.
-On peut allumer les lumières de Hanouka tant que les gens de sa maison sont
réveillés. A la rigueur et en cas de force majeure, on peut allumer jusqu’à l’aube. Au cas où tous les gens de sa maison sont déjà endormis, on allumera sans réciter de
bénédictions.
-On procède à l’allumage des bougies de la manière suivante en tenant le
Chamach allumé dans la main droite:
*On allume la 1ère bougie placée à l’extrême
gauche.
*Le 2ème soir, on allume la 2ème lumière à partir de la gauche puis la
1ère et ainsi de suite pour les autres jours. On allume toujours de la gauche vers la droite.
-Les hommes, les femmes et les enfants sont tenus d’allumer les lumières de
Hanouka. La tradition est que le chef de famille puisse acquitter tous les gens de sa maison assistant à l’allumage.
-La samedi soir, après la prière, on allumera les lumières de Hanouka à la
Synagogue avant la Havdala, pour donner plus de publicité au miracle. A la maison, on procédera à la prière de la havdala et ensuite à l’allumage des bougies.
-Pendant les 8 jours de Hanouka, on travaille comme d’habitude. Cependant, les
femmes ont l’obligation de s’abstenir de tout travail pendant la demi-heure durant laquelle les lumières doivent brûler, car les femmes ont participé au miracle.
I) BAROUKH ATA ADONAÏ,
ELOHENOU MELEKH HAOLAM ACHER KIDECHANOU BEMITSVOTAV VETSIVANOU LEHADLIK NER HANOUKA
II ) BAROUKH ATA ADONAÏ, ELOHENOU MELEKH HAOLAM CHEASSA NISSIM LAAVOTENOU BAYAMIM HAHEM BAZEMANE HAZE
Le premier jour uniquement
BAROUKH ATA ADONAÏ, ELOHENOU MELEKH HAOLAM CHEHEHIYANOU VEKIYEMANOU VEHIGUIANOU LAZEMANE HAZE