Dimanche 14 novembre 2010 7 14 /11 /Nov /2010 20:30

 

Sujet : La mitsva de Bikour Holim (visite aux malades):

 

Dans la guemara baba metsia 30 : il est dit sur le verset : « tu leur montreras le chemin qu’ils suivront » (chemot 18) :Il s’agit de la mitsva de « bikour holim ».


Dans la guemara Sota 14, il est rapporté : « vous marcherez derrière Hachem votre D… » Comment est-il possible de marcher derrière Hachem, n’est-il pas dit ailleurs  qu’  « ’Il est un feu dévorant » ?


En fait, il s’agit de « marcher », de suivre Son comportement : Il habit les dénudés (Adam et Hava) fais-en de même ! Il rend visite aux malades (Avraham) fais-en de même ! Il console les endeuillés (Isaac après la mort d’Avraham)  fais-en de même !

Le principe est que nous devons agir avec bonté et bienveillance, d’où la mitsva de Bikour holim.


L’application de cette mitsva, consiste à aider le malade, lui offrir ce dont il a besoin, qu’il s’agisse de nourriture, de médicaments, de bons conseils, ou bien tout simplement de l’aide pour garder sa maison propre, comme le rapporte la guemara Nedarim 40 : Un élève de Rabbi Akiva fut malade, les hakhamim ne vinrent pas lui rendre visite ; vint Rabbi Akiva et lui nettoya sa maison. L’élève lui dit alors : « Rabbi tu m’as redonné la vie ». A ce moment là, Rabbi Akiva sortit de la chambre du malade et proclama : « Quiconque ne rend pas visite au malade est considéré  comme si il le tuait ».


Maran Rav Ovadia Yossef dit que même si le malade est assisté en permanence par des médecins ou des infirmières, il est de notre devoir de lui rendre visite, de l’encourager, et de le réconforter.

Dans la guemara Nedarim 40, il est dit que un visiteur ayant le même signe du zodiaque que le malade, lui enlève 1/60e de sa maladie ».

Le Meïri explique, que si le visiteur exprime son amour vis-à-vis du malade, et que tout simplement sa personnalité apporte du réconfort au souffrant, alors 1/60e de la maladie disparaîtra.

 

Ainsi rapporte le Rambam : « La mitsva de Bikour holim incombe à tous, le grand visitera le petit, même plusieurs fois dans la journée, à condition de ne pas fatiguer le malade ; Quiconque accomplit cette mitsva  soulagera le malade, quiconque ne l’accomplit pas, c’est comme-ci il tuait le malade. »

On apprend des paroles du Rambam, qu’il ne faut pas fatiguer le malade. Une femme venant d’accoucher qui reçoit sa famille, ses enfants… du matin au soir, n’aura pas de répit, bien au contraire. Il faut comprendre et être conscient de cela. L’essentiel est de soulager le malade, non pas d accentuer sa fatigue.

Il est rapporté dans la guemara Nedarim : « Rav a dit ; Quiconque rend visite aux

 

malades, sera épargné du guehinam, et Hachem le récompensera aussi dans ce monde-ci. Il sera épargné de son mauvais penchant et des souffrances. Il sera respecté et n’aura que de bons amis.

 

RABBIN FREDDY ELBAZE


Par Initiative Rabbinique - Publié dans : HALAHA ( lois juives)
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Dimanche 14 novembre 2010 7 14 /11 /Nov /2010 11:44

 

Sujet : PLACER SA CONFIANCE EN HACHEM


Dans le midrash « choher tov » sur le psaume 23, il est enseigné : Rabbi Eliezer Ben Yaacov a dit : « Afin que Hachem Ton D…, te bénisse, dans toutes les œuvres de tes mains que tu feras » Est-il possible de rester oisif ?

 

C’est pourquoi « dans toutes les œuvres de tes mains »; S’il fait il sera béni, s’il ne fait pas, il ne le sera pas. » Il ressort de ce texte, que l’homme a le devoir de « l’effort » (hichtadlout), et doit installer sa confiance en Hachem, pour qu’Il installe Sa bénédiction, précisément dans cet effort. Ainsi Hachem a-t-il fixé Ses normes dans la création: l’homme doit se comporter suivant « la nature » et non pas vivre, en attendant le miracle ; Certes celui-ci existe dans certains cas, mais il reste néanmoins exceptionnel.


Cependant, il est enseigné dans le traité Sota 48 : Depuis la destruction du Temple, les hommes avec une Emounah sans faille n’existent plus ; Ainsi Rabbi Eliezer Hagadol a dit : Quiconque a sa portion de pain pour la journée et s’inquiète pour celle du lendemain, est considéré comme ayant peu de Emounah. Car il doit être convaincu que Hachem pourvoit à ses besoins chaque jour.


Seulement, dans les hidouchei maharacha, il est expliqué que ceci concerne les hassidim (pieux) ; c'est-à-dire que l’enseignement de Rabbi Eliezer Hagadol ne s’applique pas à tout un chacun, mais uniquement à ceux qui croient profondément que Hachem donne subsistance à toute créature, « jusqu’aux œufs des fourmis ».


Il en ressort, qu’il n’y a pas d’interdiction, de « gagner » plus que le nécessaire du quotidien ; l’essentiel est de placer sa confiance en Hachem, et d’ôter de son esprit que, c’est grâce à ses efforts que la réussite est venue.

Cependant, le hazon Ich, n’avait jamais « d’argent en trop », dans sa maison. Un jour sa sœur lui dit : « regardes, combien tu te fatigues pour la

Tora et pourtant Hachem ne t’a pas donné beaucoup d’argent ! » A quoi le tsaddik et Gaon répondit : « que me manque t-il ? Je n’ai pas besoin d’avoir un compte en banque, tu vois bien que chaque jour, Hachem me comble de ses bienfaits ! »


Comme nous l’avons expliqué, cette attitude n’est réservée que pour les vrais Tsadikim et Hassidim ; mais tout homme a le droit de mettre de l’argent « de côté ».

Dans la guemara Berakhot 35 : Il y a controverse entre Rabbi Chimon Bar Yohaï, qui dit que l’homme ne doit pas travailler, mais étudier uniquement la Tora; ; rabbi Ichmaël pense que l’homme doit savoir conjuguer le travail avec l’étude.


La guemara conclut en rapportant que la majorité des hommes suivait la voie indiquée par Rabbi Ichmaël, tandis que l’opinion de Rabbi Chimon n’était suivie que par quelques hommes d’exception.


RABBIN FREDDY ELBAZE

 

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Jeudi 11 novembre 2010 4 11 /11 /Nov /2010 10:02

 

 

Yehuda Zeitoun, la star montante de la chanson Judeo-Tunisienne

il chante en arabe et en hébreu. Il est l’un des chanteurs qui ont réussi à se forger une place dans le monde de la chanson . Il fait partie de ces rares chanteurs qui ont pu chanter une musique moderne qui conserve son identité et rappelle l’âge d’or de la musique arabe. Yehuda Zeitoun est devenu en quelques années une référence dans le monde de la chanson.

 

http://www.juif.org/video/3745,yehuda-zeitoun-star-de-la-chanson-tunisienne.php

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Jeudi 11 novembre 2010 4 11 /11 /Nov /2010 09:59

georges-freche

Georges Frêche, né le 9 juillet 1938 à Puylaurens (Tarn) et mort, il y’a une semaine, à Montpellier (Hérault). De retour d’une mission économique de trois semaines en Bulgarie, en Crimée et en Chine, Georges Frêche meurt des suites d’une crise cardiaque le 24 octobre 2010, dans son bureau de l’Hôtel de Région, à Montpellier.

Plusieurs fois député de Hérault et maire de Montpellier de 1977 à 2004. Il préside la communauté d’agglomération de Montpellier à partir de 2002 et le conseil régional de Languedoc-Roussillon à partir de 2004, jusqu’à sa mort. La région Languedoc-Rousillon perd un grand président qui avait la confiance de ses électeurs.


Membre du Parti socialiste (PS)  en France depuis sa création, Georges Frêche a souvent été en opposition avec les dirigeants du parti.

Il était un bâtisseur et un visionnaire pour sa région et sa ville. Georges Frêche président de la Région Languedoc-Roussillon a pris une décision courageuse en annonçant  l’année dernière la venue à Sète de l’entreprise d’état israélienne Agrexco/Carmel.


L’installation dans le port de Sète d’une filiale d’Agrexco, une société israélienne spécialisée dans l’exportation de produits alimentaires  est de nature à occasionner la création de 300 emplois dans la région. Depuis des décennies la situation de l’emploi est  en effet dramatique dans la région.

En pleine campagne raciste de boycott d’Israël, le conseil régional Languedoc-Roussillon par la voix de Georges Frêche a œuvré pour  implanter l’entreprise israélienne Agrexco à Sète ! Le président de la région Languedoc-Roussillon, Georges Frêche en personne, a lancé  cette  campagne de marketing pour la promotion de l’entreprise israélienne d’import/export AGREXCO (fruits et légumes et fleurs). Parmi les manifestants contre l’implantation d’Agrexco, on trouvait la maire de Montpellier, la socialiste anti-israéliénne Hélène Mandroux.


Georges Frêche a toujours lutté contre  la campagne « antisioniste » de boycott à l’égard d’Israël. Il s’est opposé contre  les courants de l’obscurantisme contemporain concrétiser par le Mouvement pro-palestinien qui veut mettre en place un embargo économique,  culturel et universitaire sur Israël. Au programme : boycott, désinvestissements et sanctions. Cette « stratégie d’apartheid » trouve racine en amont, en 2001, lors de cette rencontre d’organisations non gouvernementales, bien connue depuis comme le sommet « contre le racisme » de Durban I.


Inaugurant le festival international de danse à Montpellier il a accueilli l’année derniére une troupe israélienne par ces mots « Montpellier est le poste avancé de Tsahal ».


Chaque année G. Frêche participe en Juin au parc de Grammont (Montpellier) à la dite « journée de Jérusalem » où il clame haut et fort « Jérusalem est une et indivisible et la capitale éternelle d’Israël ».


Le 24 juin 2007, lors d’une cérémonie à Montpellier (parc Grammont) organisée par le Centre culturel juif à l’occasion de la « Journée de Jérusalem », Georges Frêche, président du Conseil régional de Languedoc-Roussillon, président de la communauté d’agglomération de Montpellier et membre du conseil municipal de Montpellier, a fait un discours reproduit sur le site Internet Dailymotion, de soutien  à Israël.


Voici  quelques extraits de ses propos en italique :

« Moi je me souviens être allé à Tibériade lors de la guerre des Six jours (1967) et c’est là que je me suis fais un ami, je vais vous dire qui c’est : Nicolas Sarkozy. Eh oui, car on n’est pas du même bord, mais pour Israël on est du même bord ».

Dans ce même rassemblement, il s’est adressé aux israéliens en  les félicitant de la construction de la barrière de sécurité. Cet ouvrage, il le rappeler a permit de  limiter  la liberté de mouvement des terroristes, et il protège désormais les israéliens des attaques meurtrières du Hamas, qui a pris le contrôle de la Bande de Gaza.

«  (…) je voudrais vous dire que nous, pour le mur que vous érigez contre les attentats, à l’époque où tout le monde hurlait, nous avons ici à Montpellier soutenu la faction de ce mur parce que, bien sûr, je savais bien que ça faisait pas un plaisir fou aux Israéliens de faire un mur, mais c’était la seule façon d’éviter des dizaines de victimes innocentes semaine après semaine. Ce mur était justifié, tellement justifié qu’il a fait tomber de façon extraordinaire le nombre des attentats meurtriers en Israël. »

Et encore : « Nous avons toujours soutenu la construction du Mur que vous érigez.Il est tellement justifié… Finissez-le ! Même si dans 5 ou 10 ans vous pouvez faire la paix avec la Cisjordanie d’Abou Mazen »

Mr Frêche est aussi un partisan d’une attaque contre l’Iran qui est le sujet le plus urgent sur le Moyen-Orient.

« Les Iraniens sont de dangereux adversaires, ils sont en train de se doter de la bombe atomique, et c’est pour Israël un danger permanent et constant, auquel votre gouvernement est sensible. C’est une puissance dangereuse, un danger permanent et constant, et je comprendrais toutes mesure préventive éventuelle »

Georges Frêche  a toujours eu une sympathie qu’il affiche pour l’Etat d’Israêl :

« Ici à Montpellier nous avons avec la terre d’israël des liens charnels. C’est un petit Etat qui n’a que quelques millions d’habitants au milieu de 200 millions d’Arabes qui ont toutes les terres qu’il faut pour assurer le développement. D’ailleurs, les seuls qui ont laissé les Palestiniens dans les camps, ce sont les Libanais ».


L’hommage sincère qui lui a été rendu par la communauté juive de Montpellier, une des plus ancienne sur le territoire français est aussi émouvant que justifié.

« Avec Georges Frêche, les Juifs de France et Israël ont perdu un véritable ami. Un de ceux qui, dans la vie politique française, ont su résister aux sirènes les incitant à prendre leurs distances avec cet Etat juif. » disait Luc Rosenzweig.

À noter aussi l’hommage du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) : « Georges Frêche était de tous les combats pour la coopération franco-israélienne. […] Très tôt, il avait compris et soutenu l’État d’Israël et sa demande de sécurité, dans le cadre de deux États, israélien et palestinien, vivant en paix côte à côte » (1).

Mr Georges Frêche fut aussi le professeur honoraire d’histoire de droit romain à l’université Montpellier 1, après des enseignements de l’histoire du droit, du droit romain et des idées politiques à l’UFR Droit et à l’UFR Sciences économiques.

Ses obsèques ont lieu dans la matinée du 27 octobre 2010, à la cathédrale Saint-Pierre de Montpellier, où près de 5 000 personnes sont venues lui rendre un dernier hommage. Plusieurs dizaines d’élus de Languedoc. Georges Frêche fut inhumé « dans la plus stricte intimité », dans le caveau familial du cimetière de son village natal de Puylaurens, dans le Tarn.


Ftouh Souhail

(1) site du CRIF, 27 octobre 2010

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Mercredi 10 novembre 2010 3 10 /11 /Nov /2010 15:27


 

Le Talmud (Souka 51b) décrit la grande synagogue d’Alexandrie, au centre de laquelle était installée une estrade de bois, la bima (également appelée almemar, ou téva dans la tradition sefarade).



Le Tour (Ora‘h ‘hayyim 150) explique que cette estrade était placée au centre afin que chacun puisse entendre le ‘hazan.

Rambam (lois sur la prière 11, 3) est du même avis et explique que la bima doit être placée au milieu afin que les fidèles puissent mieux entendre la prière collective.

 

Cependant, rabbi Yossef Karo (Késsef Michné, ibid.) considère que, de nos jours où les synagogues sont de petite taille, il n’est pas nécessaire que la bima soit placée en leur milieu, et son opinion est suivie par un grand nombre de communautés séfarades.

 

Le Rema, en revanche, déclare que la bima doit être au centre de la synagogue (Ora‘h ‘hayyim 150, 5).

 

Le ‘Hatham sofèr (Responsa, Ora‘h ‘hayyim, ch. 26) explique que la bima est à comparer à l’autel sur lequel on offrait jadis de l’encens et qui était situé au centre du Temple. Aujourd’hui nous récitons nos prières sur la bima, et nous défilons autour d’elle à Soukoth. Aussi devons-nous la placer au centre, et il est interdit de changer son emplacement.

 

Le ‘Aroukh ha-choul‘han (Ora‘h ‘hayyim 150, 9) tient pour un grave péché de changer les coutumes d’antan, car cela reviendrait à faire injure aux Maîtres qui les ont instituées. Le ‘Hafets ‘hayyim (ibid., Biour halakha) estime que tout changement d’emplacement de la bima constitue une imitation des cultes non-juifs qui placent leurs autels en position surélevée et en avant de leurs lieux de prières, et il leur applique le verset : « Israël a oublié Celui qui l’a fait, et il a construit des temples… » (Osée 8, 14).

Il existe un usage, en vigueur dans beaucoup de synagogues, consistant pour le ‘hazan à se placer sur la bima, non seulement pour la lecture de la Tora, ce pourquoi elle a été instituée à l’origine, mais aussi pour marquer que certaines parties de la prière ne font pas partie de leur ordre normal. C’est le cas, par exemple, pour la kabbalath Chabbath.

Le problème de la bima a constitué pendant longtemps une cause de frictions aiguës entre les Juifs de stricte observance et les Juifs réformés.

En 1810, une communauté réformée a construit une synagogue dans laquelle la bima se trouvait près de l’arche. Les rabbins de l’époque ont violemment réagi contre cette initiative, et ils ont interdit à leurs fidèles de fréquenter de tels lieux de culte.

On notera cependant que de nombreuses synagogues, et notamment parmi les plus prestigieuses, ont été construites en France au cours du dix-neuvième siècle sans que leurs bâtisseurs les aient dotées d’une bima.

Il convient toutefois de souligner que les traditions séfarades sont beaucoup moins rigoureuses dans ce domaine que celles des achkenazes. Peut-être est-ce dû au fait qu’elles se sont moins affrontées aux religions chrétiennes, dont beaucoup de lieux de culte sont construits avec des « autels » surélevés, contre l’imitation desquels se sont vigoureusement élevés les rabbins. Pareille architecture n’existe pas dans les mosquées.

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Mercredi 10 novembre 2010 3 10 /11 /Nov /2010 15:24

LE MAGUID DE DOUVNO

Le Maguid de Douvno, Rabbi Yaacov Krantz était extrêmement proche du Gaon de Vilna, qui l’aimait beaucoup.

L’humilité du Maguid de Douvno s’exprime dans une réponse qu’il a écrite au Gaon après une nuit de Chavou’oth, l’une des fois où il avait séjourné chez lui.

Cette nuit là, le Gaon avait l’habitude, comme c’est courant en lsraël, de dire le tikoun de la veillée, qui consiste à lire le début et la fin de tous les livres de la Bible ainsi que le début et la fin de tous les traités de la Guémara.

Mais le Maguid de Douvno très humble, n’adopta pas cette habitude et le Gaon lui demanda pourquoi il déviait de la coutume.

 

Il répondit : "A quoi est-ce que cela ressemble ?"

 

A un marchand qui a dans sa boutique tout un assortiment de marchandises.

Il met dans l’étalage un exemplaire de chaque sorte et cet étalage témoigne de tout ce qu’il possède. Mais le marchand qui est pauvre et qui n’a que quelques objets sans valeur, ne peut que mettre dans l’étalage, la totalité de sa marchandise puisque à l’intérieur de la boutique, il n’y a plus rien.

C’est ce qui se passe ici au travers de votre coutume : vous qui connaissez toute la Torah, vous étudiez pendant cette nuit-là des "échantillons" de chaque sorte. Mais moi qui suis pauvre et sans valeur en Torah, je suis obligé de traiter "la marchandise elle-même."

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Mercredi 10 novembre 2010 3 10 /11 /Nov /2010 15:18

Amen est une louange, une sorte de chant (Michna Beroura).Il faut encourager les hommes, les femmes et les enfants à répondre Amen Yéhé chémé raba (Hafets Haïm).

 

Reich Lakich disait quiconque répond « Amen » de toutes ses forces, on lui ouvre les portes du Gan Eden (chabbath 119 B).


 

Le Maguen Abraham dit : tous les jours selon la valeur numérique du mot tsadik, nous devons réciter :

Tsadé 90 Amen

Daleth 4 Kedouchot

Youd 10 Quadichim

Kouf 100 bénédictions

 

Rav Eliaou Lopian disait : « le monde valut la peine d’être crée pour qu’un juif dise une fois dans sa vie Baroukh hou baroukh chémo ». Or mille baroukh hou baroukh chémo n’atteignent pas la valeur d’un seul Amen, et mille Amen ne comptent pas autant qu’un seul Amen yéhé chémé rabba du kaddich.

 

Les premières lettres de la phrase « chetika yaffa Bechaat Atefila (le silence est beau pendant la prière) forment le mot Seva : vieillesse. Ceci nous apprend que celui qui se tait et répond Amen pendant la prière méritera une bonne vieillesse.

Véabraham zakéne ba bayamim. (Abraham était vieux, avancé en jour) les dernières lettres forment le mot « Amen » pour nous enseigner que quiconque répond Amen avec ferveur parviendra à un âge avancé.

Celui qui ne répond pas Amen commet un affront envers Hachem. En effet, il ne s’empresse pas à honorer le roi lorsqu’on l’acclame.

Le petit fils de Baba Salé raconte : « lorsqu’on allait chez mon grand-père lui demander une bénédiction, il disait : « pourquoi venez-vous chez moi ? ».

Dites à voix haute et avec ferveur « Amen yéhé chémé rabba », et vous mériterez des bénédictions en abondance. S’il s’engageait à le faire, alors Baba Salé lui donnait sa bénédiction en supplément.

 

 

HISTOIRES :

 

Une femme vertueuse avait l’habitude d’accomplir plusieurs bonnes actions et notamment de verser une somme à la yéchiva chaque année pour que certains élèves récitent le kaddich pour les personnes qui n’ont personne pour le faire. Plusieurs années plus tard, son mari mourut et elle s’appauvrit. Elle demanda au Roch Yéchiva de continuer sa coutume de réciter le kaddich et lui promit la somme d’argent habituelle ; une fois que sa situation s’améliora, cette femme devenue très pauvre s’angoissa car elle n’avait plus d’argent pour les dots de ses 2 filles. Un jour, une personne âgée l’arrêta dans la rue et engagea la conversation. Elle épancha son cœur et pleura de n’avoir pas l’argent pour le mariage de ses filles. L’homme demanda de combien elle avait besoin et la femme annonça une somme conséquente. L’homme sortit une feuille de papier et rédigea une reconnaissance de dettes d’un montant égal à la somme réclamée et signa au bas de la feuille. Comme pour donner plus de poids à son acte, l’homme alla chercher 2 élèves de yéchiva dont Rabbi Haïm Sonnenfeld qui deviendra plus tard, le celèbre Rav de Jérusalem et Rabbi Yéhouda Grinwaed, Roch Yéchiva connu en Hongrie.

« Vous êtes témoins que je signe ce billet » leur dit l’homme et pria les 2 jeunes hommes

d’en faire autant. « Demain, vous irez à telle banque retirer l’argent » déclara t’il à la femme. Le lendemain, le caissier fut sceptique et appela le directeur de la banque.

A la vue du document, le directeur s’évanouit.

Une fois réanimé, le directeur ordonna qu’on remette cette somme à cette femme et raconta : Le vieil homme qui a remis ce billet n’est autre que mon père qui a quitté ce monde il y a 10 ans. Hier dans la nuit, il m’est apparu en rêve et m’a dit : « Sache que depuis que tu t’es détourné de la thora, que tu as épousé une non-juive et que tu n’as pas récité de Kaddich pour moi, je n’ai pas trouvé de repos jusqu’à que cette femme se soit chargée de dire Kaddich pour mon âme. Cette même femme se présentera demain à ta banque munie d’un ordre de versement que je lui ai remis pour couvrir les frais de mariage de ses 2 filles et tu lui remettras la somme ». Grâce au « Amen Yéhé chémé rabba, cette femme maria ses filles et le fils du défunt se repentit.

Un roi devait passer à travers différents villages ; pour ce faire, les routes furent aménagées, les gens se vêtirent de leurs plus beaux habits pour ce fameux jour.

Un petit garnement, chef de bande apprit à tous les enfants du village à crier « Vive le Roi » en apercevant le carrosse.

Le jour J arriva, le garnement ne pût se retenir et lança une pierre contre le carrosse.

Le jeune homme fut arrêté et traduit en justice.

Il encourut la peine de mort pour crime de lèse-majesté. Son avocat invoqua le fait qu’il avait appris aux jeunes enfants à crier : « Vive le Roi » au passage du carrosse. Grâce à cet argument, il fut gracié par le roi. Ce qu’il faut comprendre de cette histoire, c’est que chaque

pêché que nous commettons est comme une pierre que nous lançons contre le roi du monde, mais l’homme possède de bons avocats.

« Comment peut-on dire que l’homme accusé rejette le joug de la royauté divine ? Nous l’avons maintes fois entendu s’exclamer, Vive le Roi. En effet, à la synagogue, il répond « Amen Yéhé chémé rabba » que son grand nom soit bénit à jamais, pour l’éternité avec ferveur et de toutes ses forces.

Grâce à cette phrase, l’homme sera gracié

 

Et enfin, une dernière histoire sur l’importance de répondre au Kaddich.

Un homme pieux immensément riche était soucieux, car il sentait sa fin proche et savait que son fils avait abandonné la thora et ne réciterait pas le Kaddich pour lui après sa mort.

Soudain, il eut une idée géniale.

Il fit rajouter à son testament que son fils ne pourrait hériter de sa fortune uniquement s’il

Récitait le Kaddich pour lui.

Une année plus tard, le malheureux mourut.

A la lecture du testament, le fils refusa de réciter le Kaddich et porta l’affaire devant un tribunal non juif Américain. Le juge demanda la traduction du Kaddich et il obligea le fils à réciter le Kaddich s’il voulait hériter en disant que le Kaddich est une prière sublime.

Que le nom d’Hachem soit grandi et sanctifié.

« Que la paix du ciel se répande sur la terre et que la gloire d’Hachem soit reconnue très bientôt par toute l’humanité et à jamais ».

 

Le Gaon de Vilna dit que par la force de la réponse de « Amen Yéhé chémé rabba » dite à haute voix et avec ferveur, on sera sauvé des souffrances précédant l’arrivée du Machiah

qu’il vienne rapidement et de nos jours Amen.

Par Initiative Rabbinique
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Mercredi 10 novembre 2010 3 10 /11 /Nov /2010 11:47

Sujet : Est –il possible d'utiliser l'ascenseur Chabbatique pendant chabbat ?


Il est évident que l'utilisation d'un ascenseur ordinaire est formellement interdite le chabbat, car plusieurs issourim (interdits) interviennent dans son mécanisme de fonctionnement; ceci est clair pour tous les décisionnaires.


Le problème se pose pour ce que l'on dénomme "ascenseur chabbatique", que l'on trouve essentiellement en Erets Israël. La conception même de cet ascenseur est faite de manière à ce que celui-ci s'arrête systématiquement à chaque étage, et ne peut que monter ou descendre.


Dans ces conditions, il semblerait que rien n'interdirait son utilisation. Mais en réalité cette chééla n'est pas si simple car les experts ont prouvé que pour chaque personne ajoutée à l'ascenseur, cela provoquait des étincelles au niveau du moteur; alors intervient le problème d'une des Mélakhot interdite le Chabbat qui est celle de Mavhir (allumer). C'est pourquoi certains ont voulu interdire leur utilisation.


Cependant, Maran rav Ovadia Yossef Chlita, a écrit que selon le Din strict, il n'y avait pas de problème quand a l'utilisation de ces ascenseurs, en vertu d'un principe qui serait complexe et long à décrire dans ces quelques lignes (Psik Réché Délo Niha Le'h Beissour Dérabanan Bémakom Mitsva).


Ainsi a tranché le Gaon Rav Chlomo Zalman Aurebach ז״ל     ; seulement a-t-il ajouté qu'il ne fallait pas s'approcher de la porte au moment de la fermeture, car on entraînerait sa réouverture.


Néanmoins certains Posskim n'ont autorisé leur utilisation que Letsorekh Mitsva, dans l intérêt d'une Mitsva (ex : la synagogue se trouve au 10e étage de l'hôtel).

D'autres interdisent catégoriquement ces ascenseurs. C'est pourquoi Maran chlita a écrit que dans la mesure du possible il fallait éviter ces ascenseurs. Lui même Chlita a refusé son utilisation, quand il fut malade et dût monter à pieds les étages de son immeuble.


En fait, ces décisions ont été écrites par Maran, il y a une vingtaine d'années, mais aujourd'hui, les ingénieurs affirment que les ascenseurs récents, ne correspondent plus aux normes expliquées plus haut, mais la

 

technologie moderne a fait qu'il n'y a plus de possibilité de trouver d'ascenseur Chabbatique "Cacher" pour le Chabbat. Cependant, une compagnie Israélienne travaillant conjointement avec un institut Halakhique, fabrique des ascenseurs qui pourraient être utilisés, en cas de besoin, si les Guedolé Hador (grands de la génération) le permettent. Par conséquent, il convient de vérifier la Téoudat Cacherout de ces ascenseurs, qui portent le nom :"Institut Technologique du rav Lévy Isaak Halpérin Chlita."

Quant aux autres ascenseurs, même si l'étiquette « Chabbat » y est accolée, sont absolument à éviter.

Par Initiative Rabbinique
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Mercredi 10 novembre 2010 3 10 /11 /Nov /2010 11:43

 

   COUTUMES JUIVES PRATIQUEES APRES LA NAISSANCE D'UN GARCON


Mazal tov ! Un garçon est né - un garçon qui sera, avec l'aide de D.ieu, une source de fierté et de joie pour sa famille et tout le peuple juif. Cette naissance donne lieu à plusieurs coutumes, la plus grande fête étant, bien entendu, la Brit Mila (circoncision). Dans le cas d'un premier-né, on peut accomplir aussi, sous certaines conditions, la mitsva du Pidyon Haben (voir l'article Pidyon Haben).

D.ieu dit à Abraham: "Pour toi, sois fidèle à mon alliance, toi et ta postérité, après toi dans tous les âges." (Genèse, 17,9)

En dépit des décrets d'Antiochus qui proscrirent, entre autres, la Brit Mila, et malgré les expulsions et les persécutions dont a souffert notre nation tout au long de son exil, le peuple juif n'a jamais cessé d'accomplir cette mitsva.

Jusqu'à ce jour, pratiquement chaque Juif, quel que soit son niveau d'engagement religieux, observe ce précepte bien-aimé avec zèle et joie, réalisant par ce moyen les paroles des sages: "Toute mitsva pour laquelle un Juif est prêt à sacrifier la vie, comme la Brit Mila, sera toujours pratiquée"; et: "Chaque mitsva que les Juifs acceptèrent avec joie, comme la Brit Mila, sera toujours accomplie avec joie" (Talmud - Chabbat 130a).

Le premier Chabbat du bébé

Un usage très répandu chez les Ashkénazes est le Chalom Za'har qui se tient le vendredi soir après la naissance dans la maison des parents du bébé. Ce soir-là, les gens sont en général chez eux et donc plus disponibles pour venir y participer (Troumat Hadechen 269). Des rafraîchissements leur sont servis mais non un repas complet.

Le rabbin Pessah Krohn explique ainsi cette coutume:

Pendant que l'enfant est en gestation, un ange vient lui enseigner toute la Torah. Juste avant la naissance, l'ange lui touche la bouche ce qui provoque l'oubli par l'enfant de tout ce qu'il a appris (Talmud -Niddah 30b). La réunion dans sa maison a pour but de le consoler de cette perte (Taz - YD 265,13). Et puisque le bébé est " en deuil ", on mange habituellement des lentilles, des haricots et des pois chiches car ce sont des aliments consommés traditionnellement par les personnes en deuil (Za'her HaBrith 3,6).

En outre, le Midrach (le Lévitique Rabba 27, 10) relate la parabole d'un roi qui visite une province et décrète que toute personne souhaitant lui demander une audience à titre privé, devra présenter d'abord ses hommages à la reine. De même, celui qui désire entrer dans l'alliance éternelle avec D.ieu (le Roi), doit préalablement célébrer la Reine Chabbat.

Les communautés sépharades ont une tradition similaire qui est l'étude de passages du Zohar la veille de la Brit Mila; cette soirée est appelée Brit Itsh'ak.


LA BRIT MILA OU CIRCONCISION

La circoncision, Brit Mila en hébreu, est l'acte par lequel le jeune bébé de 8 jours est inscrit dans la communauté des descendants d'Abraham.

C'est sans aucun doute l'affirmation identitaire la plus forte du judaïsme, et même dans les familles peu pratiquantes cette cérémonie est maintenue.
Par delà la raison hygiénique ou médicale que l'on pourrait trouver à cette ablation du prépuce, il s'agit avant tout d'une alliance.
Depuis Abraham, le père d'Israël, le juif porte dans sa chair l'éthique du monothéisme, qui implique la reconnaissance d'un Dieu un, Créateur des cieux et de la terre, et qui a distingué Abraham et sa descendance afin de devenir une bénédiction pour toutes les familles de la terre.

La cérémonie se déroule à 8 jours si aucun problème de santé ne se présente.
Elle se déroule soit à la synagogue, soit au domicile, et est pratiquée par un Mohel (circonciseur) compétent.
Durant cette cérémonie, le garçon est nommé officiellement de son prénom hébraïque.

La veille de la circoncision

Une belle coutume lors du soir précédant la Brit Mila est de faire venir des enfants dans la maison du nouveau-né afin qu'ils récitent le "Chéma Israël" en sa présence. On leur donne des sucreries pour les encourager à venir.

De plus, cette nuit, on a l'usage de lire la Torah dans la maison du bébé.

Quels doivent être les préparatifs pour le jour suivant? Il faut préparer principalement le repas de fête (séoudat mitsva) qui va suivre la Brit Mila et à l'issue duquel seront prononcés les bénédictions spéciales au cours des Actions de Grâces (Bircat HaMazon) dites à la fin du repas.

Le bébé est généralement habillé tout en blanc. Il faut également apporter du vin pour les bénédictions.


Honorer la famille et les amis


Prendre part à une circoncision est considéré comme un grand honneur. Voici les "tâches" variées distribuées à titre honorifique à certains invités:

1. "Kvatter" - en général un couple marié, de préférence n'ayant pas encore d'enfants. Cet honneur est considéré de bon augure pour avoir des enfants. La maman du bébé le tend à la femme "kvatter" qui, à son tour, le passe à son époux. Celui-ci amène l'enfant dans la salle où va s'effectuer la Brit Mila.
2. "Sur la chaise d'Eliahou": la personne chargée de cet honneur place le nouveau-né sur le "Trône d'Eliahou", surélevé et somptueusement paré, car la tradition dit que le prophète Elie assiste à chaque Brit Mila.
3. "De la chaise d'Eliahou": une autre personne prendra le bébé du "trône".
4. "Sandak": C'est le plus grand honneur, accordé, en général, au grand-père, à un homme âgé ou à un grand érudit. Le "sandak" tient le bébé sur ses genoux pendant la circoncision, honneur tenu pour égal à celui d'offrir l'encens au Temple.
5. Mohel : la personne qui procède à l'excision de la peau du prépuce, doit craindre D.ieu et être compétent. (Une Brit Mila diffère de la "circoncision laïque" car elle implique des étapes supplémentaires appelées Priyah et Metzitzah. Un enfant circoncis par un médecin à l'hôpital, la plupart du temps, n'est pas considéré comme circoncis au sens de la Loi juive.)
6. Bénédictions : la personne qui a reçu cette "tâche" récite les bénédictions et annonce le nom de l'enfant.
7. "Pendant les bénédictions": pendant que les bénédictions sont prononcées et que le nom est donné, une personne tient le bébé dans ses bras.

Le symbolisme de la circoncision

Comme mentionné plus haut, la nuit avant la Brit Mila, il est de coutume dans certaines communautés de faire venir des enfants dans la maison du nouveau-né pour qu'ils récitent le Chéma Israël à côté de lui. Le Zohar explique que, avant la Brith Mila, des forces spirituelles impures essaient de nuire à l'enfant ; pour cette raison, des enfants qui sont trop jeunes pour avoir péché, viennent réciter le Chéma Israël, la prière ayant le pouvoir d'éloigner du nouveau-né ces forces malfaisantes.

La signification de cet usage est confirmée une nouvelle fois quand le père, au début de la cérémonie de la Brit Mila, proclame à son tour "Chéma Israël". Mais pourquoi justement le Chéma ? Et pourquoi le dire à un enfant qui ne comprend pas et n'est pas conscient de ce qui lui arrive ?

Bien que la source de cette coutume soit kabbalistique et, par conséquent, puisse nous paraître abstraite, nous pouvons, quand même, mettre en accord notre vie quotidienne avec ce qu'elle signifie profondément et la transmettre à nos enfants. Ainsi :

Rabbi Yéhoshoua ben Korcha demande : " Pourquoi le Chema est-il rédigé dans cet ordre? Afin que nous acceptions d'abord le joug de la Royauté divine et ensuite celui des mitsvot (commandements)" (Talmud). Le Chéma a le pouvoir d'amener la personne à tendre vers des objectifs plus élevés et plus spirituels dans sa vie.   

Dire le Chéma au nouveau-né symbolise l'expression de la foi pure qui va bien au-delà de la compréhension. Les "forces spirituelles impures" risquant de nuire au bébé peuvent causer non pas un dommage physique mais spirituel. Elles peuvent, par exemple, l'entraîner vers le matérialisme ou la rébellion quand il va grandir. Le Natsiv de Volojhin (Rabbi Naftali Tsvi Yéhouda Berlin, 1854-92) dit que le Chéma a le pouvoir d'amener la personne à tendre vers des objectifs plus élevés et plus spirituels dans sa vie. Réciter le Chéma au bébé peut renforcer son potentiel de spiritualité.

Après la Brit Mila, l'enfant porte sur son corps le symbole de la foi mais avant, il a besoin de l'expression de cette foi le reliant à D.ieu. Le fait qu'il ne comprenne pas n'est pas important, parce que la croyance est au-dessus de la compréhension.

C'est cette foi, enchâssée dans l'âme de chaque Juif, qui a poussé un petit garçon âgé de trois ans, Abraham, à chercher D.ieu. C'est cette foi que nous essayons d'insuffler à nos enfants.

Pourquoi acceptons-nous le joug divin et seulement après celui des mitsvot? Parce que beaucoup de mitsvot sont logiques et nous sommes en mesure de les observer même sans ordre divin. Nous nous soumettons au joug céleste en premier lieu afin de proclamer notre engagement à accomplir sans distinction toutes nos misvot car elles nous sont ordonnées par le créateur.

Cette proclamation nous donne aussi la force d'accepter les mitsvot que nous ne comprenons pas car, si de nombreux commandements divins sont logiques, d'autres nous paraissent complètement illogiques.

D'une façon similaire, beaucoup d'événements se produisant dans le monde renforcent notre foi, cependant d'autres péripéties dans notre vie personnelle ou au cours de l'histoire auraient tendance à l'ébranler.

C'est pourquoi, nous disons le Chéma pendant la journée, lorsque tout est clair et lumineux; il nous semble alors que nous pouvons saisir les chemins de D. Nous disons également le Chéma la nuit, quand tout est confus et sombre et que les desseins divins nous paraissent cachés.

 

Par Initiative Rabbinique
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Dimanche 7 novembre 2010 7 07 /11 /Nov /2010 16:34

                          

 

Tous les vendredis, nous récitons une Michna à la synagogue. Avant l’entrée de Chabbat, un homme doit poser deux questions aux membres de sa famille :

Avez-vous prélevé le Maasser des fruits de la terre d’Israël que nous avons achetés tels que les avocats, les oranges, les pamplemousses ?

Avez-vous placé le Erouv pour pouvoir porter Chabbat à l’intérieur du périmètre du fil ?


Si ces deux conditions là sont remplies, alors on peut allumer les lumières avant l’entrée de Chabbat.

Les sages nous enseignent que cette Michna peut également s’appliquer à l’âme de la personne lorsque cette dernière monte au ciel à 120 ans.

 

La première question qu’Achem posera à chacun d’entre nous est :

M’as-tu accordé de ton temps en accomplissant Thora et Mitsvoth ?

Au lieu de passer notre temps à le gaspiller, ne serait-il pas plus profitable pour nous de le consacrer à Achem ?


Tout comme nous prélevons le Maaser, nous devons « prélever » 1 à 2 heures par jour à l’étude de la Thora et à l’accomplissement des Mitsvoth.


Un homme avait l’intention de déménager. Auparavant, il se rendit dans la

ville qu’il avait choisie et, à peine arrivé, il aperçut le cimetière. Il y entra pour vérifier sur les pierres tombales l’âge moyen des personnes qui y étaient enterrées.

Quelle ne fut sa surprise en y découvrant que la plus âgée d’entre elles n’avait que 10 ans.

Certain de ne plus vouloir habiter cet endroit, il aperçut un homme âgé d’environ 80 ans qui lui expliqua que dans la ville où il demeurait, le système de numérotation était bien particulier. Peu importait l’âge du décès de la personne, seule ses années de consécration à l’étude de la Thora et des Mitsvoth étaient indiquées sur la pierre tombale.

 

La deuxième question qu’Achem nous posera est la suivante :


T’es-tu entouré de gens valables qui te poussent à me servir ?

En effet, un être humain qui n’adhère pas à la Thora et aux Mitzvot mais qui s’entoure de gens valables, finira par leur ressembler. Inversement, s’il fréquente des gens qui ne sont pas valables, il finira également par les imiter.


Si l’homme a « prélevé » de son temps pour Achem et qu’il s’est entouré de gens valables, alors on pourra allumer les bougies et son âme pourra briller dans le Gan Eden.

Ner est constitué de deux lettres Noun et Rech.

Noun est la première lettre de Nefech (esprit) et Rech de Rouah (âme).

Lorsqu’on allume une bougie pour le mort, on rappelle son esprit et son âme.


Un riche donateur de la Yéchiva du Rav Hafets Haïm était venu des Etats-Unis pour obtenir une bénédiction de ce Rav. Il entra dans un appartement très modeste où vivait le Rav et découvrit un intérieur avec un mobilier très vétuste. Il lui demanda pourquoi il n’avait pas d’autre mobilier. Le Rav lui retourna la question en lui demandant pourquoi il n’avait pas pris son mobilier avec lui, il répondit qu’il n’était que de passage ici. Le Rav lui rétorqua alors que lui aussi n’était que de passage sur cette terre.

A 120 ans, Achem ne nous demandera pas le montant de notre compte en banque ni les meubles que nous possédons mais la quantité de Torah et de Mitsvoth accomplie durant toute notre vie.


Un Rav pose la question suivante : « Que reste-t-il de ce que l’on a mangé ? Plus rien, excepté la bénédiction faite avant et après les repas qui est une mitzvah et qui restera éternelle.

Le Roi Salomon a écrit dans « Koeleth » : « Tous les plaisirs de ce monde ne sont que vanité et il répéta dans le verset sept fois le mot vanité pour nous enseigner que la vie de l’homme est d’au mininimum 70 ans, soit 7 x 10 ans.

A 10 ans, on veut acquérir un vélo, à 20 ans une moto, à 30 ans une voiture, à 40 ans une maison, à 50 ans un pavillon, à 60 ans un château, à 70 ans on constate que tout cela ne vaut rien et que seuls la Thora et les Mitsvoth que l’on a effectués demeurent valables.


Le Rav Chajkin disait que lorsque l’on prend de l’âge, nos cheveux deviennent blancs pour nous rappeler que nous vieillissons et que bientôt nous devrons rendre des comptes.

Celui qui prépare à manger vendredi aura de quoi se rassasier Chabbat et celui qui ne cuisine rien n’aura rien à manger. Il en est de même pour le monde futur.


Un jour, un homme dit à un Rav : « Je travaille beaucoup et je gagne très peu, aurais-je droit au monde futur ? Ce dernier lui répondit que si en travaillant beaucoup il obtenait peu de gain, qu’en serait-il alors s’il ne travaillait pas du tout pour Achem et son monde futur ?

Les plaisirs de ce monde ressemblent à quelqu’un qui aurait très soif et qui pour se désaltérer boit beaucoup d’eau salée, il ne sera en conséquence jamais satisfait.


Les plaisirs sont comparés au chiffre 0 (qui ne vaut rien). Si l’homme a comme base de référence le 1 qui est l’unité d’Achem, même s’il a beaucoup de plaisir autorisé par la Torah obtiendra un chiffre extrêmement élevé car il place le 1 avant tout. Si par contre, un homme pense à ses plaisirs terrestres non autorisés par Achem, il aura un chiffre extrêmement petit car il n’aura que des zéros parsemés du chiffre 1 de temps en temps.

Qu’Achem purifie notre cœur pour le servir de manière véritable.

 

 

Par Initiative Rabbinique
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