Jeudi 15 mai 2008
BEHAR ET LE DROIT A LA PROPRIETE
BEHAR ET LE DROIT A LA PROPRIETE                                                veuillez cliquer sur l'image svp

Par le Rabbin Mikael JOURNO president du C.I.R
par Initiative Rabbinique publié dans : PARACHA DE LA SEMAINE
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Lundi 12 mai 2008

                                                               בס״ד

 

Sujet : Mélange « poisson lait », est ce permis ?

 

Il est enseigné dans le traité Houlin (103) : Toute viande ne sera pas cuite avec du lait, sauf celle du poisson et des sauterelles (il y a une catégorie de sauterelles permise à la consommation). Il en ressort d'après ce texte, que le mélange poisson-lait, est autorisé.

Cependant, Maran le Beth Yosseph (Rabbi Yossef Caroז״ל ) au chap. 87 a écrit, qu'il ne fallait pas manger du poisson avec du lait, à cause du « danger » . Ainsi a écrit le « Levouch » (rabbi Mordekhai yaffé) ; ainsi que le Hakham médecin, Rabbi Yaacov Sahalounז״ל : ce mélange entraînant de graves maladiesח״ו . Cependant, beaucoup de Posskim, ont tranché qu'il était autorisé de consommer du poisson avec du lait ; ainsi a tranché le Rama dans son commentaire "Darké Moché".

Plusieurs Posskim, dont Maran le Hidaז״ל, ont dit qu'une erreur s'était « glissée » dans le commentaire du « Beth Yossef », au lieu de transcrire,  « poisson avec de la viande », les copistes ont écrit « mélange de poisson avec du lait ». C'est pourquoi, dit le Hida, même si d'ordinaire on suit le Beth Yossef, dans ce cas, la consommation poisson-lait sera permise même à priori. Ainsi a tranché le Gaon Rav Chalom Messasז״ל, que l'usage était de permettre ce mélange, puisque les paroles du Beth Yossef, ne sont pas « claires »; de plus l'usage dans les pays Sépharades, est d'autoriser ce genre de mélange; et enfin, les médecins disent aujourd'hui que ce mélange ne peut provoquer aucune maladie.

Quant a Maran Rav Ovadia Yossef Chlita,il a écrit que l'usage chez les Sepharadim, était d'interdire le poisson avec du lait et qu'il était difficile d’imaginer  qu'un usage pouvait se fonder sur une simple erreur de copiste; ceci en sachant que Maran Rabbi Yossef Caroז״ל avait lui-même relu et corrigé son œuvre monumentale que représente le  « Beth Yossef ». Le Ben Ich Haïז״ל a également interdit le mélange poisson-lait, se basant sur l'usage répandu dans les communautés Sépharades.

C'est pourquoi, a priori, il convient d'être strict, et de ne pas consommer du poisson avec du lait. Si à posteriori la cuisson a été déjà effectuée, la consommation sera autorisée, même pour des Sépharades qui s'en abstiennent habituellement. Néanmoins, concernant le mélange poisson beurre, plusieurs Posskim ont tranché pour la Koula (=indulgence), même pour les Sépharades. Ainsi rapporte le Rav Abdallah Somekhז״ל, que l'usage de Bagdad était ainsi. C'est pourquoi,  ceux qui  ont l'habitude, peuvent continuer à agir ainsi (le fromage n'a pas le statut du beurre = autorisé, mais du lait = interdit). Les Ashkénazim ont l'habitude de consommer du poisson avec du lait, et peuvent continuer cet usage.

 

Rabbin F.ELBAZ

par Initiative Rabbinique publié dans : HALAHA ( lois juives)
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Lundi 12 mai 2008

Joseph, le premier économiste
de l'Histoire modern
e

 

 


Partis de Canaan au nombre de 70, à la suite d'une famine épouvantable , Jacob, ses fils et ses brus, émigrent en Egypte où Joseph, le fils prodigue, fut assez malin pour constituer un stock de vivres suffisant pour permettre aux Egyptiens et aux Cananéens de supporter les années de famine.


En l'an 2238 après la création du monde, soit 3530 années avant ce jour, Joseph fait venir sa petite famille et l'installe confortablement dans la région de Goshen en Egypte.

Jusque là rien que de très banal; le fils qui a émigré en premier dans l' Amerique de l'époque, pense aux siens, se préoccupe de leur bien-être, et les fait venir dans le pays, où il a acquis une bonne situation.

Et c'est effectivement ce qui se produit: une atroce famine sévit dans tout le Proche-Orient mais la famille de Joseph, devenu vice roi d'Egypte, ne manquera de rien.

Le génie de Joseph n'est pas tant d'avoir interprété les rêves de Pharaon mais d'avoir proposé et exécuté une politique économique audacieuse, qui fait de lui le premier grand économiste et Ministre des finances de l'Histoire.

Rappelons les faits: le Pharaon fait un rêve que vous connaissez bien: sept vaches grasses et sept épis de blés en bonne santé sont avalés par leurs parfait contraire; à savoir sept vaches squelettiques et sept épis de blés rachitiques. Rien extraordinaire à ce rêve, si ce n'est qu'il perturbe énormément Pharaon.

La première question qui vient à l'esprit, c'est pourquoi ce rêve le dérange au point de faire venir tous les magiciens et devins du royaume pour l' interpréter ? Parce que Pharaon pressent confusément que ce rêve est capital et possède une portée nationale et non personnelle. Le pharaon est avant tout un Chef d'Etat, investi d’une mission vis-à-vis de son peuple. Ses rêves ne sont pas ceux du fellah du Nil, dont les rêves ne transcendent pas son vécu quotidien, sa personnalité ou sa structure psychologique. Le Pharaon est le responsable final du bien être de ses sujets et de la grandeur de son pays, et c’est pour cela qu’il est hanté, non pas par ses rêves, mais par son impossibilité à les traduire en termes politiques, militaires ou économiques.

 

Joseph sait qu’un rêve qui se raconte aussi aisément, fait partie de ceux qui interviennent dans la dernière phase du sommeil. Ces rêves ne sont pas pollués par des interférences gastriques qui pourraient provenir du dernier repas ingurgité. Ils ont par conséquent une probabilité de réalisation supérieure aux rêves qui suivent la phase d’ endormissement ou ceux du milieu de la nuit.

M'est avis que le Pharaon a parfaitement compris le sens du rêve et ne demande qu'à être conforté dans ses intuitions. La meilleure preuve est que lorsque les devins lui apportent des interprétations fantaisistes , il les renvoie à leurs études, parce qu'il sait que ces interprétations ne correspondent pas à la réalité. En fait Pharaon ne cherche pas quelqu'un qui vienne lui interpréter ses rêves, mais une personne assez sage et compétente qui lui apporte une solution au problème qu'ils posent. Et c'est là qu' intervient le génie de Joseph. Avec toute la houtspa (culot) de l'israélien qu'il est, il propose, aussitôt avoir constaté que son interprétation avait satisfait le pharaon, de le nommer à la tête des finances publiques "Que le Pharaon choisisse un homme sage et intelligent et qu'il le prépose au pays d'Egypte". Bien évidemment, il pense à lui, et le Pharaon n'est pas dupe, d'autant plus que Joseph expose dans la foulée au Pharaon la politique économique à mettre en oeuvre.

Pharaon a trouvé chez Joseph à la fois un un psychanalyste qui sait donner du sens aux rêves, un homme courageux qui prend le risque de proposer sa propre candidature aux plus hautes fonctions, de manière fort diplomatique, et un économiste génial capable de résoudre le problème de la famine généralisée qui ne manquera pas de s'abattre non seulement sur l'Egypte mais dans toute la région du Proche-Orient. Quant un Chef d'Etat trouve une telle perle rare, il ne la laisse pas passer.

Aussitôt dit, aussitôt fait, le Pharaon nomme Joseph au poste inespéré de Premier ministre et non seulement au Ministère des finances et à l'économie, comme on aurait pu s'y attendre. Joseph sera le "père nourricier" du peuple.

Les sages nous précisent qu'un des éléments qui avaient guidé Joseph dans son interprétation est le fait que le rêve du Pharaon eut lieu à Roch Hachana, (Talmud Roch Hachana 10 b) ; à savoir le jour où le destin des hommes, mais aussi des nations, est fixé par En Haut. Le Pharaon engage donc non seulement sa petite personne mais le destin de l'Egypte toute entière.


Voyons donc la politique que mena Joseph

Il commença par créer un impôt exceptionnel, qui correspond à 1/5 de la production, pendant les 7 années d'abondance. Chaque fellah devait apporter à Pharaon un cinquième de sa récolte.

En parallèle il abolit provisoirement la liberté de commerce: l'Etat est désormais seul habilité à se porter acquéreur de la production agricole des égyptiens. Par là même il empêche la spéculation sur les denrées alimentaires, qui n'aurait pas manqué de se produire en période d'abondance, et l'inflation en période de disette. Les égyptiens vendent donc toute leur production , soit les 4/5 qui leur restent, après avoir acquitté leurs impôts à l'Etat, à bas prix, puisqu'on est en période d' abondance. L'Etat disposant ainsi de toute la production disponible en Egypte revendra aux égyptiens ce qui leur est nécessaire, en réalisant bien entendu un joli bénéfice au passage. Il est aussi le seul exportateur habilité à vendre aux contrées qui viendront à manquer de farine.

La production agricole d'une région n'est pas éclatée à travers le royaume, mais reste stockée près des lieux de culture; de sorte que les paysans peuvent voir où va leur blé et ne pourront pas soupçonner des fraudes de la part de l'Etat. cette mesure est particulièrement judicieuse, car elle crée un rapport de confiance entre les Pouvoirs publics et les administrés.

Autre innovation majeure: c'est la conservation de denrées agricoles sur plusieurs années. A l'époque les silos réfrigérés n'existant pas, les Sages nous indiquent comment fit Joseph pour conserver des denrées périssables pendant 7 ans ou plus: en ajoutant aux céréales de la terre tirée des champs où elle a poussé. Les céréales stockées non loin du lieu où elles ont été cultivées ne pourriront  pas.

Le système mis au point par joseph fonctionne pendant les sept années  de surproduction. Arrive comme prévu à la période de disette ; les récoltes sont lamentables. L'Etat possédant tout le stock de blé et d'autres aliments vend des produits alimentaires aux habitants moyennant monnaies sonnantes et trébuchantes; mais l'argent vient à manquer, alors les égyptiens vendent leur bétail à l'Etat pour recevoir en échange de la nourriture. Bien sûr, le bétail vient aussi à manquer. il ne leur reste à vendre que leurs terres et leurs personnes physiques. Affamés ils sont obligés de vendre leurs terres à la Couronne. La terre d'Egypte n'appartient plus aux habitants qui la cultivent mais à pharaon. Mais, ayant vendu leurs terres et n'ayant plus à vendre que leur personne, Joseph refuse de les considérer comme de serfs ou des esclaves. Il leur donne des semences et demande en échange que l'impot convenu, du cinquième de leur production, soit remis au Pharaon. Les égyptiens continueront à être des paysans libres, ayant droit à 4/5 de leur production. A signaler que tout au long des siècles et ce, jusqu'à une période récente, les paysans étaient assimilés à des esclaves;le roi ou le Sineur local i prélevait bien plus que la moitié de leur récolte.

Que peut-on retenir de la politique de Joseph en Egypte, qui soit pertinent de nos jours, compte tenu des perspectives sombres de l'économie mondiale ?


Une première leçon que nous donne Joseph est l'anticipation en matière économique. Il sait que c'est en période de prospérité qu'il y a lieu de prévoir les mesures à prendre lorsque la récession économique inéluctable arrivera. La croissance n'est pas éternelle et elle porte en elle les germes de la récession . En fait Joseph a intégré le caractère inéluctable des cycles économiques théorisés quelques milliers d'années après lui par les économistes du XIX e siècle: Expansion, Crise, dépression, reprise inévitable, plus ou moins rapide selon les décisions prise par le pouvoir.

 


Les Gouvernants des Nations ou des grandes Organisations Internationales ont tendance à raisonner à court terme et sont pris de court par des phénomènes qu'ils auraient pu anticiper. Ainsi l'enchérissement des matières premières, et plus spécifiquement des produits agricoles, blé, maïs, riz... était inscrit comme le nez au milieu de la figure de par l'émergence de nouveaux pays consommateurs, des primes accordées aux agriculteurs pour transformer leur champs de maïs à l'usage des hommes en agrocarburant, du non soutien à l'agriculture dans les pays africains


Le renchérissement du blé donne naissance, en Egypte précisément, à une spéculation effrénée, parce que les boulangers détournent le blé subventionné à l'usage du peuple pour le revendre au marché noir, à tous ceux qui ont le moyen d'acheter le pain 10 fois plus cher. Il est intéressant par ailleurs de constater que les habitudes alimentaires n'ont pas changé en Egypte depuis le temps de Joseph: les égyptiens sont depuis les temps bibliques les plus gros consommateurs de la planète de pain. Ce n'est en effet pas un "hasard"  si dans le rêve de Pharaon il est question d'épis de blés, gras puis maigres, et qu'aujourd'hui, les égyptiens descendent dans la rue pour réclamer du pain, et que Moubarak ne trouve rien de meieux à faire que d'envoyer la troupe pour calmer les émeutes.

Si Joseph n'avait pas anticipé la disette, avant même la phase de croissance , et constitué des stocks, les égyptiens de l'époque, auraient renversé le pouvoir pharaonique, qui n'était pas en mesure de les nourrir. Et l'histoire de l'Humanité aurait été décrite autrement.

Une autre leçon donnée par Joseph c'est l'établissement de la confiance entre gouvernants et gouvernés. En faisant acheter par l'Etat tout le stock de blé des paysans égyptiens, il prend soin de l'entreposer près des lieux où il a été cultivé. Il aurait aussi pu bâtir quelques silos gigantesques et y stocker les grains. C'eut été sans doute moins cher. Au lieu de cela il ne fait pas voyager les matières premières agricoles, mais prend soin de les entreposer là où les cultivateurs pourront les voir. Le blé n'appartient plus au fellah, mais il sait qu'il est là, visible, et que le Pharaon ne l'a pas utilisé pour s'enrichir personnellement. Que l'Etat ne se livre pas à des spéculations insensées ou exporte vers des pays lointains où on perd sa trace.

La proximité entre le travailleur et les Pouvoirs publics serait aussi un bon exemple à méditer à l'ère de la mondialisation, de la spéculation et de la primauté de la finance la production. Si Joseph avait fait voyager les matières premières, à l'insu de la population, comme il en avait le droit, les fellah égyptiens seraient descendus dans la rue pour s'enquérir de la destination de leur blé. Et le Gouverneur local n'aurait pas pu ou su que leur répondre. Si de nos jours, il y avait une plus grande transparence entre le produit fini, sa provenance et sa destination, les consommateurs, les ouvriers et les paysans seraient certainement moins angoissés.

Joseph nous donne une leçon de démocratie directe où les citoyens et les travailleurs ne sont pas mis au rencart et sont honnêtement informés sur les agissements des pouvoirs publics.


L'Egypte de l'époque peut être considérée comme le réservoir à blé du monde connu. De sa prospérité dépendait la survie de tous les peuples environnants. Le système mis en place par Joseph a valeur d'un modèle macro économique, applicable de nos jours. Il pourrait faire penser à une soviétisation des l'économie, mais ce n'est pas le cas, car les paysans conservent l'essentiel du produit de leur labeur, même s'ils ne peuvent disposer à leur gré de la terre. Par ailleurs la privatisation du sol a été passagère, n'intervenant qu'en période de crise majeure.


Le système mis en place par Joseph a permis d'éviter la spéculation sauvage, l'inflation galopante, la mondialisation incompréhensible et inhumaine et surtout ....la faim, qui est la plus grande menace qui guette aujourd'hui plus d'un milliard


Et le plus étonnant de l'histoire, c'est qu'à la mort de Joseph, se leva un Pharaon qui n'a jamais entendu parler de lui, et de son génie. Mais ça c'est une autre histoire, qui nous parle de l'amnésie des puissnts de ce monde lorqu'il s'agit de reconnaître l'apport des juifs à l'Humanité.

source : géopolitique biblique

par Initiative Rabbinique publié dans : LA TORA AUJOURD'HUI
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Vendredi 9 mai 2008

 

PARACHAT EMOR

 

                                              
A la source de l’éternité

 

            A la fin de la paracha, la Torah expose la loi des douze pains de proposition. Ceux-ci étaient placés chaque chabbat sur la table d’or dans le sanctuaire et ils y restaient jusqu’au chabbat suivant où douze nouveaux pains prenaient leur place. Ils étaient placés sur la table d’or alors qu’ils étaient chauds et ils conservaient leur chaleur toute la semaine. On les retirait encore chauds. C’est ce que déduit le Talmud (‘Haguiga 26b) à partir de I Samuel 21, 7.

 

            Dans son Sefat Emet (5656), le Rabbi de Gour éclaire ce prodige de façon très originale : ce sont le dynamique, le changement, la transformation des éléments, le développement, la modification des choses qui caractérisent le monde matériel. Le minéral devient végétal. Celui-ci nourrit l’animal qui lui-même sert de nourriture à l’humain. Et tout se dirige vers la déperdition. Il n’y a pas un instant qui passe sans que la matière ne subisse une transformation. Le monde est en perpétuel mouvement.

 

            « Je suis l’Eternel et Je ne change pas » (Malachie 3, 6). D… est le chorech du monde, la racine, la source puisqu’Il en est à l’origine. Il n’est le sujet s’aucune transformation, d’aucune modification. Pour cela, « les éléments [de ce monde] qui se rattachent à la source ne sont le sujet d’aucun changement ». C’est pourquoi les douze pains de proposition – qui se trouvaient dans la maison de Celui qui ne change pas – ne se modifiaient pas. Placés chauds, ils restaient chauds. Ainsi, grâce à ces pains, les Juifs prenaient conscience qu’ils étaient capables «de tout élever vers l’origine » et de se défaire de la réalité de changement. Autrement dit, toucher à l’éternité. C’est pourquoi ce pain était « lé’hem tamid », « un pain perpétuel » dont la permanence défiait le temps et donc le changement.

 

            Et pourquoi le chabbat ? Le Rabbi de Gour poursuit en disant que le chabbat et plus précisément la menou’ha du chabbat, le repos chabbatique véhicule la même idée. Cette prescription de la menou’ha du chabbat est déduite du verset : « Que personne ne quitte son endroit au septième jour » (Ex 16, 29) ; verset qui, pour certains maîtres, est aussi à l’origine de la loi du te’houm, c'est-à-dire la limitation de la liberté de déplacement le chabbat. Le repos, la stagnation, la pause vont à l’encontre du mouvement naturel du monde. De même, les travaux défendus le chabbat sont ceux qui transforment le monde, ceux qui  façonnent l’environnement. Le chabbat est le jour où le cours normal des choses est suspendu : absence de mouvement, de transformation, de changement. Le chabbat est une porte qui donne accès à un niveau de réalité supérieure relié à D…, sur une dimension de l’existence où le changement n’a plus de part sur le fonctionnement du monde. Pour cela, le chabbat est « un avant goût du monde futur », où l’éternité règnera. L’éternité est ce qui ne change pas. 

 

            De cette façon, on comprend parfaitement l’opinion selon laquelle les pains de chabbat rappellent les douze pains de proposition. Les pains se réfèrent à ce niveau du réel qui nous dépasse et où le changement n’a plus de portée sur le monde de l’esprit.

 

            Enfin, c’est d’un tout nouveau regard que l’on peut saisir un enseignement du Midrach assez énigmatique sur le verset : « D… termina Son travail le septième jour » (Gen 2, 2). Comment comprendre ce verset ? D… n’a rien créé le chabbat ! Il n’a donc rien terminé ! Rachi répond : « Que manquait-il au monde ? La menou’ha. Le chabbat est arrivé, la menou’ha est arrivée [avec]. C’est comme cela que s’est terminé et conclu l’œuvre de la création ». Le monde matériel a été créé pendant les six jours. Donc le mouvement aussi. Mais ce qui manquait au monde, c’était précisément la dimension de l’éternité. C’est ce qui a été offert aux hommes par le chabbat.


Rabbin Jacky Milewski

 

par Initiative Rabbinique publié dans : PARACHA DE LA SEMAINE
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Jeudi 8 mai 2008

Mes Cher(e)s ami(e)s,

 

Le Collectif pour l’initiative Rabbinique C.I.R est heureux de vous présenter un commentaire de la Sidra  de notre collègue et ami , le Rabbin  Ilan TOLEDANO de la communauté d’Enghein les bains , sur le rôle et la fonction de la Mitsva.

Je vous souhaite  de passer un très agréable chabbat.

A très bientôt ,

Chabbat Chalom

Rabbin Mikael JOURNO

http://irpourdemain.over-blog.com/

 

 

                                                                                                                                                                                                               

Le monde vit une période de turbulences. Inutile d’énumérer les événements douloureux qui ont jalonné le semestre qui vient de s’écouler : ils n’ont pas quitté notre mémoire pour qu’il soit nécessaire d’en rappeler le souvenir.

 

Dans la pensée juive, notre univers n’est pas appréhendé comme une entité qui disposerait de son autonomie.

 

Le monde est décrit, à contrario, comme une structure vers laquelle s’achemine un réseau très ramifié de canaux. Dans ces canaux, D. épanche une lumière et le monde ne vit que de cette lumière. Il en tire toute sa force.

 

Les tensions que nous connaissons constituent, d’après les mystiques, l’expression de graves dysfonctionnements affectant le système d’alimentation en lumière divine. Tout se passe comme si le débit de ce fluide avait diminué !

 

La mécanique céleste est donc fragilisée. Comment la consolider ? Existe-t-il des leviers qui pourraient directement agir sur les canaux de lumière et en accroître le débit ? Ces leviers sont-ils à notre portée ?

 

Oui et oui ! Sans être naïf ni simpliste, nous disposons d’organes de commande ; ce sont les Mitsvot. Trop souvent appréhendées comme des actes neutres ne générant rien sinon de la satisfaction dans le cœur de celui qui les accomplit, les Mitsvot constituent, en réalité, de très puissants leviers de commande capables de restaurer le système et d’y injecter un flot de lumière. Le monde est malade. Le monde est malade. Nous disposons du traitement adéquat. Il serait criminel de s’en priver.

 

Pour conclure, nous abordons le mois hébraïque de IYAR ; acronyme d’un phrase de la Thora :  - Ani Achem Rofehah - « Je Suis Achem ton MEDECIN « !

 

 

Rabbin Ilan TOLEDANO

 

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Jeudi 8 mai 2008
EMOR et la fonction du COHEN                                                          
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Jeudi 8 mai 2008

Halakha du jour n°199 :                                                               בס״ד

 

Yom Haatsmaout.

 

Quelle est l'opinion de Maran Rav Ovadia Yossef Chlita concernant la lecture du Hallel, le jour de l'indépendance de l'Etat d'Israël (= Yom Haatsmaout) ?

Le 5 Iyar, est le jour où la proclamation de l'indépendance d'Israël a été prononcée. Les avis, parmi les sages d'Israël, divergent quand à la lecture du Hallel ce jour-ci. Certains pensent qu'il n'y a pas de raison de dire le Hallel, ni d'exprimer des sentiments de joie et de fête. D'autres pensent que chacun a le droit de dire le Hallel, pour exprimer leur gratitude envers Hachem, pour tous les miracles qu'Il a prodigué sur Israël au moment de son indépendance. D'autres pensent même qu'il y a obligation de dire le Hallel avec la bénédiction comme pour Hanoukka.

Maran Rav Ovadia Yossef chlita, pense qu'il convient de dire Hallel, mais sans Berakha; ceci pour plusieurs raisons : on ne dit Hallel avec Berakha que pour des miracles  réalisés en faveur de tout le peuple d'Israël; or dans notre cas, même si de nombreux miracles ont été réalisés, néanmoins tous les juifs du monde n'ont pas été concernés par eux.

Maran Chlita évoque une autre raison : la Hallel avec Berakha, ne se dit que si le ou les miracles s'inscrivent dans un contexte « surnaturel », comme le relève le Maharats H'ayoutז״ל a propos de Hanoukka : quand bien même une petite poignée d'hommes a vaincu une armée entière (grecque), la fête n'a été fixée que pour le miracle de la fiole d'huile qui a durée 8 jours au lieu d'un seul jour. Dans ce cas « seulement », on était dans le domaine du « surnaturel »; voilà pourquoi Hakhamim ont fixé Hallel avec Berakha, mais non pour la victoire militaire, car dans les annales de l'histoire universelle, on trouve  de nombreuses situations similaires, où une poignée d'hommes a réduit à néant une grande armée. Il en est de même pour notre cas : Qu'une petite armée, affronte des centaines de milliers d'hommes ne s'inscrit pas obligatoirement dans le domaine du « surnaturel ».

Une autre raison a été évoquée par Maran Chlita : Il est vrai que beaucoup de « Grands d'Israël » ont vu au travers de Yom Haatsmaout, le début de la délivrance (= "Hatkhalta Diguéoula"), or 60 ans après, on est encore loin du résultat escompté.  Sur le plan sécuritaire, les pays arabes veulent toujours nous anéantir, de nombreux ennemis se lèvent chaque jour contre nous. Aussi, sur

 

le plan spirituel : le Rambam a écrit que les prophètes d'Israël ont prophétisé pour l'époque du Machia'h, comme étant celle où les nations nous laisseront "étudier la Tora", sans qu'aucune menace ne pèse sur nous ; On n’y est toujours pas. Nous voyons le dédain moral, la vie dépourvue de pudeur et de sainteté, les magasins ouverts le Chabbat, des boucheries vendant du porc… .

"A l'époque du Machia'h (=délivrance), la foi, la connaissance, la sagesse et la vérité se multiplieront" : Ces paroles du Rambam ne se sont malheureusement pas encore réalisées.

Il est évitent, que grâce à l'indépendance d'Israël, beaucoup de Yéchivot ont vu le jour, les maisons d'étude se sont énormément développées; il y a une soif de Tora "dans la rue", comme jamais on a connu; malgré tout, les Guedolei Israël, sages d'Israël de l'époque (1948) = Rav Ouzielז״ל, Rav Herzogז״ל , Rav T.P. Franckז״ל , Rav Réouven Katsז״ל , Rav Ovadia Hadayaז״ל , Rav Yaacov Adèsז״ל, ont tranché que le Hallel devait se dire sans Berakha.

Cependant, des Guedolim comme le Hazon Ich et le Rav de Briskז״ל, n'ont pas du tout adhéré à cette vision des choses : il est vrai qu'à cette époque, il y avait une politique anti-religieuse évidente et agressive : les juifs venus du Yémen et du Maroc, étaient forcés d'abandonner leur fois et pratiques. Ces Guedolim se sont opposés à tout caractère de joie et de fête,  ce jour de Yom Haatsmaout, pour ces raisons évoquées. Ils n'avaient certes pas le recul que nous avons aujourd'hui, quand à l'éclosion du monde des Yéchivot et de la Tora, grâce à la création de l'Etat d'Israel.

Dans la pratique, celui qui veut dire Hallel, à Yom Haatsmaout, peut le faire mais sans Berakha. Le mieux est que celui-ci soit dit à la fin de la Tephila (Ainsi l'avaient institué les 2 grands Rabbins d'Israël de l'époque, Rav Ouziel et Rav Herzog). Mais si on désire le dire après la Amida, cela ne posera pas de problème Halakhique.

Maran Rav Ovadia Yosseph Chlita, dit qu'il n'y a pas lieu de dire la Berakha de « Chéhékhiyanou », et qu'il y a risque de « Berakha Lévatala »(en vain) pour ceux qui agissent ainsi. On ne dit pas Vidouï (= supplications) ce jour là. 

[Le Gaon de Ponyovits, Rav Kahanemanז״ל, quand on lui demandait s'il disait le Vidouï pour Yom haatsmaout, il répondait : "j'agis comme Ben Gourion ; lui ne fait pas Vidouï, moi non plus ;lui, ne dit pas le Hallel, moi non plus."]

 

 

Rabbin Freddy ELBAZ

par Initiative Rabbinique publié dans : HALAHA ( lois juives)
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Jeudi 8 mai 2008

 

SOURCE : A7


Yom Haatsmaout chez les sionistes-religieux: le questionnement
par Shraga Blum
mercredi 7 mai 2008 - 17:10

Comment le sionisme religieux appréhende-t-il ce soixantième anniversaire de l'Etat d'Israël?  La joie de la reconstruction du pays et de la création d'une entité politique souveraine s'accompagne maintenant de nombreux questionnements sur la route à suivre et sur les rapports à maintenir avec des gouvernements qui s'éloignent de plus en plus de la vision des pères du sionisme religieux. La Hitnatkout (Désengagement de Gaza) a provoqué une immense onde de choc dans cette population avec son cortège de remises en questions.

Deux types de réactions opposées et inexistantes jusqu'à présent sont apparues depuis quelques temps: la première fait une sorte de "mea culpa" sur un trop grand éloignement des "kippot crochetées" du reste de la population. Vivant souvent en communautés ou dans des localités rurales en vas clos, certains responsables religieux et éducatifs estiment aujourd'hui que ces formules ont créé un fossé avec la population, qui s'est ressenti par exemple par une relative indifférence au sort des villages Juifs démantelés en août 2005. C'est ainsi que certains de ces responsables ont demandé la formation de noyaux de familles religieuses dans des villes et quartiers à population mélangée, afin de reprendre contact avec "le peuple". Et première du genre, cette année, l'association des Rabbins de "Tsohar", qui prône un dialogue avec la population laïque, propose pour la première fois la récitation dans la rue et les places publiques de la fameuse "Prière pour l'Etat", écrite par S.I. Agnon. L'an passé, le Rav Rafi Feuerstein de Har Nof (Jérusalem) avait pris l'initiative isolée et courageuse de réciter cette prière dans différents lieux de concerts de rocks et hip-hop! Pour les Rabbins de "Tsohar", il s'agit de montrer au grand public que "les sionistes-religieux ne sont pas seulement dans les synagogues, et que Yom Haatsmaout a une signification importante, qu'ils ont en commun avec la population non-religieuse".

Ces groupes de responsables ne cachent pas qu'ils agissent aussi pour prévenir un autre phénomène, qui constitue le deuxième type de réactions: un désengagement progressif d'une frange de la population sioniste-religieuse de tout ce qui représente l'Etat. On assiste ainsi à des refus de servir dans l'armée - impensable dans ces milieux il y a quelques années encore - à des refus de servir dans certaines unités combattantes, à des débats ou des réactions ostensiblement hostiles lors de la récitation des Prières pour l'Etat dans les synagogues, ou même un boycott des festivités de Yom Haatsmaout. Le Rav Hillel Weiss, d'Elkana, par exemple, demande à ses fidèles "de ne plus utiliser le drapeau national ni tout symbole représentant l'Etat." Le Rav Dov Lior de Kiriat Arba, déplore que "beaucoup de gens ont perdu toute leur confiance en l'Etat". Cette frange du courant sioniste religieux est certes minoritaire, mais elle traduit un malaise certain et compréhensible: à l'opposé des premiers, ceux-ci estiment "que les sionistes religieux ont toujours été fidéles à l'Etat et à ses institutions, pour être finalement trahis par des gouvernements qui n'ont plus rien de Juif". Et l'expulsion des Juifs du Goush Katif par celui qui fut longtemps le héros de cette population ne peut que confirmer cette thèse. Un sentiment d'ingratitude et de "laissés-pour-compte" s'est emparé de nombreuses familles.

Essayant de concilier les deux visions, le Rav Haïm Druckman, qui préside les Yeshivot du Bne Akiva, déclare, comme le disait aussi le Rav Tsvi Yehoud Kook zatzal: "Il ne faut pas confondre l'Etat et le gouvernement. Et le pire gouvernement en Eretz Israël est toujours préférable au meilleur gouvernement en Diaspora."

Comme dans les meilleures histoires juives, l'on dira que ceux-ci et ceux-là ont raison! Le sionisme religieux arrivé à maturité est à la croisée des chemins. Le questionnement est la meilleure manière d'arriver à une évolution positive de ce grand mouvement historique et idéaliste. L'essentiel étant de rester fermement accroché à ses deux symboles: le sionisme et les valeurs de la Thora. H'ag Sameah' lekh'ol Am Israël!

par Initiative Rabbinique publié dans : REVUE DE PRESSE
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Mercredi 7 mai 2008

                                                                                                                בס״ד

Sujet : Sepher Tora,
                Tefiline, Mezouza, sur un parchemin "Machoua'h".



Certains Siphrei Tora, sont recouverts d'une fine pellicule de "chaux" blanche,  sorte de laque, qui permet au Sopher (=scribe), d'écrire plus facilement et plus rapidement,  le parchemin devenant lisse ; par conséquent, l'écriture est plus belle. Ce genre de parchemin (=Klaf), enduit, s'appelle en Hébreu "Machoua'h".

Ce procédé pose t-il un problème au niveau de la Halakha ou non ?

Il y a une Braïta dans le Traité Chabbat 79 qui enseigne : "C'est une Halakha à Moché du Sinaï (décret Divin), que l'on ne peut écrire un Sepher Tora, Tephilines ou Mezouza= STAM, que sur du Klaf = parchemin ». On apprend de là, que tout autre support que le Klaf, n'est pas conforme à la Halakha, pour l'écriture de STAM. A priori, quand un Klaf est "Machoua'h"; cela devrait poser un problème, car l'écriture n'adhère pas sur le Klaf lui même, mais sur la laque.

Sur ce sujet, les Posskim se sont beaucoup prononcés; Dans les "Chout" = Panim Meïrot, il est rapporté qu'un Sepher Tora écrit sur un Klaf Machoua'h ne posait aucun problème, car il est enseigné dans la Guemara Souka 37, que tout ce qui sert à "embellir" ne constitue pas de Hefsek (=interruption); dans notre cas, il n’ y a pas d'interruption entre l'encre et le parchemin. Au contraire, dit le Rav « Panim Meïrot », ce procédé permet et facilite une plus belle écriture du Sepher Tora. Ainsi ont tranché le Rav "Guivath Pinhas", le Zera Emeth et beaucoup d'autres Posskim. Cependant, d'autres posskim considèrent « Passoul » un Sepher Tora, écrit sur un parchemin « Machoua'h »; Ainsi, le Rav "Melekhet Chamaim" a argumenté en disant que, tout un chacun ne peut pas décider ce qui est considéré comme « embellissement ». Aussi le Rav "Tora Lichma" (Rav Yossef Haim de Bagdad), n'autorise pas ce genre de Sepher Tora, à cause du problème de  « Hatsitsa » (interruption entre l'encre et le parchemin); et apporte pour preuve  la Guemara Roch Hachana, où il est enseigné, que si un choffar est recouvert d'or, pour le décorer, il ne sera pas « cacher » pour accomplir la Mitsva. Donc, ce qui sert à embellir, peut parfois constituer une "Hatsitsa". Maran Rav Ovadia Yossef Chlita, apporte pour preuve, afin de permettre ce genre de parchemin, un "Richon", élève du Maharam de Rottenbourg, le "Baroukh Cheamar", qui témoigne un procédé ancien, qui ressemble à celui de "Machoua'h", et qui est largement autorisé.

 

Cependant, Maran Rav Ovadia Yossef Chlita, fait une distinction entre le Sepher Tora et les Tephilines - Mezouzot. En effet, le procédé de "Machoua'h" est autorisé uniquement pour le Sepher Tora, ceci pour plusieurs rasons, dont celle du,  Rambam, qui autorise à dire les « Berakhot de la Tora », sur un Sepher Tora "Passoul". Mais pour les Tephilines et les Mezouzot, il convient d'être exigent, et de na pas utiliser ces objets de cultes lorsqu'ils sont "Machoua'h"

Rabbin Freddy ELBAZ
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par Initiative Rabbinique publié dans : HALAHA ( lois juives)
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Vendredi 2 mai 2008

 

ACUALITE JUIVE  No 1022 du 17 Avril 2008

Billet : "DU TERRORISME A LA PAIX"
par le Rabbin Mikael JOURNO

 

Le conflit qui enflamme, une fois encore le Proche-Orient, et qui met le peuple d'Israël face aux terroristes du Hamas de la Bande de Gaza, revient à nouveau au cœur de l'actualité.

Il paraît important, essentiel, des lors  la situation alarmante qui prévaut dans cette partie du monde, de réfléchir ensemble sur la terminologie  des   trois maitres – mots suivant : la vie,  la paix et le  terrorisme, à la lueur de la pensée juive.

Effectuer cette étude  la  veille de Pessah est tout un symbole ! En effet   nous allons  célébrer le Verbe par le récit de la Hagadah  ,  les mots ont une âme !

Penchons-nous quelques instants sur la définition de la vie.

La Torah a depuis l’origine   considérer la vie de tout être humain, quelle que soit sa croyance, quelle que soit sa sensibilité religieuse, comme sacrée.

C'est la raison pour laquelle Dieu en  créant le premier homme, ne l'a pas créé juif. Ce qui implique  que le Judaïsme n’opère pas d’échelle de valeur  entre la vie d’un Juif et celle d’un non Juif.

La Thora nous enseigne que «l'Homme a été créé à l'image de Dieu» (Genèse,  1 ,27) ce qui signifie que porter atteinte à l'intégrité physique, morale, spirituelle, sociale, psychologique de son prochain équivaut à porter atteinte à  Dieu !

Lors du don du Décalogue au peuple Juif, Dieu à  mis en regard la première  parole   de la première table « Je suis l'Eternel ton Dieu»  à la sixième parole de la seconde table    «Tu ne tueras point «.

Une manière de nous enseigner que Tuer l'Homme se traduit par un véritable  «Hiloul Hachem» qui selon l'étymologie rabbinique signifie : «vider « le monde de la présence de Dieu».

Venons en  maintenant à la notion de paix.

En hébreu,  la paix se dit SHALOM,   terme qui décrit selon son sens le plus noble : «Chelemout» - «être entier, perfection »-.

Le Talmud enseigne à ce sujet, que la Thora n'a été donné au peuple juif que pour celui ci  vivre dans le Shalom , les Rabbins du talmud, ajoutent même en substance  : qu’il faut en toutes circonstances chercher à vivre en parfaite harmonie et en parfaite intelligence avec son prochain (Talmud Guitin 59 b).

Il semblerait  que le conflit qui oppose les Juifs israéliens aux Musulmans palestiniens  ne relève  pas uniquement d’un  conflit armé, lié à un enjeu territorial ou  politique. Ce combat semble se jouer également au niveau des valeurs.

Les ennemis d’Israël tentent sans cesse  d’éprouver  Israël quant à sa capacité à conserver les Valeurs qui sont les siennes : la sacralité de toute  vie humaine, et de l'importance cardinale de la Paix.

Le terrorisme tente de  mettre  en péril ces valeurs.

Qu’est ce le terrorisme   «Le terrorisme désigne les actions violentes menées contre la population, de telle sorte que leur retentissement psychologique, terreur et peur, dépasse largement le cercle des victimes directes. Il a pour effet essentiel de frapper l’opinion publique concernée» (wikipedia)

Avons-nous trace de tels crimes dans la Tora? Oui !

" Souviens-toi de ce que t'a fait Amalek, sur le chemin, à votre sortie d'Egypte. Il te rencontra en chemin, démembra tous les gens affaiblis sur tes arrières ; toi, tu étais las et épuisé, et lui ne craignait pas Dieu. Ce sera lorsque le Seigneur ton Dieu t'aura donné le repos de tous tes ennemis alentour, dans le pays que le Seigneur ton Dieu te donne en héritage pour l'occuper, tu effaceras le souvenir d'Amalek de dessous les cieux. Ne l'oublie point. " Deutéronome, XXV 17-19

Israël en tant qu’Etat aurait pu depuis fort longtemps anéantir ses adversaires. S’Il ne l'a pas fait, c’est au nom de ses valeurs d’humanité, et de son attachement aux valeurs du judaïsme.

D'ailleurs, les terroristes du Hamas l'ont bien compris, en essayant de  pousser  Israël dans ses derniers retranchements, moraux et éthiques, ils  inventent sans cesse  de nouvelles parad