Dimanche 21 juin 2009

Chabbat chalom à tous !

            Les explorateurs partis visiter la terre promise sont au nombre de 12, un par tribu. Les deux tribus provenant de Joseph, Ephraïm et Menaché, sont naturellement représentées : « Pour la tribu d’Ephraïm, Hochéa fils de Noun. Pour la tribu de Joseph, la tribu de Menaché, Gadi fils de Soussi ». Nous remarquons que Joseph est mis en rapport avec Gadi et non avec Hochéa qui deviendra Josué. Comme si la filiation se révélait partielle !

            Rabbénou Be’hayé explique que Joseph est lié à Gadi car cet explorateur, avec neuf autres, médiront de la terre d’Israël. En ce sens, il réitère la faute de Joseph qui médisait sur ses frères (Genèse 37, 2). Gadi marche sur la mauvaise voie tracée par son ancêtre alors que Josué a réussi à rompre « une habitude familiale ».

            Deux points fondamentaux ressortent de ce petit développement :

-          Un acte réalisé par un homme a des répercussions sur les générations suivantes. Joseph est quelque part à l’origine de la médisance de son descendant. Le vécu du passé à des incidences évidentes sur le présent, même au niveau de l’utilisation de la parole.

-          Josué est parvenu à s’échapper de la « malédiction familiale » qui se traduisait par la médisance comme mode d’expression. Josué est le prototype de l’homme qui refuse de subir les traumatismes et les déficiences dont il a hérités.

Au plaisir de vous voir chabbat

Rabbin Jacky Milewski   

 

Par Initiative Rabbinique - Publié dans : PARACHA DE LA SEMAINE
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 17 juin 2009

Est-il possible de manger du pain sans faire netilat yadaym?

Il a été enseigne dans le traité Houlin (107) : les Hakhamim ont autorisé la « MAPA » (se recouvrir les mains) pour les kohanim, qui mangent la terouma mais non pour ceux qui ne sont pas kohanim mais qui mangent betahara (en état de pureté).

A l’époque du temple les kohanim mangeaient la terouma ; et pour cela ils étaient obligés de faire netila afin de ne pas rendre « impur » la terouma.

Par contre, il y avait des « hassidim » qui s’imposaient de manger en état de pureté, à l’image des kohanim. Les hakhamim ont distingué les kohanim des « hassidim » en permettant aux 1ers de manger avec une « mapa » tandis qu’aux seconds ils ne l’ont pas permis. Rachi explique dans la guemara, que cette différence vient du fait que les kohanim ont l’obligation formelle de manger betahara donc jamais ils ne pouvaient toucher un aliment sans être purifiés au préalable ; c’est pourquoi pour eux la « mapa » est autorisée ; alors que les hassidim n’ont pas d’obligation formelle de manger betahara donc le risque de toucher l’aliment est plus fort voilà pourquoi les hakhamim n’ont pas autorisés de manger avec la mapa. Le caractère d’obligation entraîne une plus grande responsabilité, donc de vigilance même avec des moyens plus « légers ».

C’est pourquoi les richonim, ont écrit, qu’aujourd’hui, nous ressemblons plus aux hassidim, qu’aux kohanim qui eux faisaient attention de manger constamment betahara (les cohanim sont connus pour leur zèle dans l’accomplissement des mitsvot). Donc la takana des hakhamim

 

 

consistant à faire netila avant de consommer du pain est maintenu, et l’utilisation de la mapa n’est pas autorisée même si on ne touche pas le pain avec ses mains. Ainsi ont tranché le tour et le choulhan Aroukh au chapitre 163. Bien sûr ceci est aussi valable pour davar chétiboulo bémachké (aliment trempé dans un liquide)

Rabbin F.ELBAZ

Par Initiative Rabbinique - Publié dans : HALAHA ( lois juives)
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mercredi 17 juin 2009

Le Judaïsme et l’écologie                                                                            
par le Grand  Rabbin
Harboun haïm:

 

Le Judaïsme est l’unique doctrine qui a instauré une journée commémorative de la protection de la nature. La qualité de la vie dépend de  la relation de l’homme avec la nature. Dès le début de la Torah l’Eternel  plaça l’homme et la femme dans un  jardin  qui aura le caractère de paradis, à la condition que les humains le  maintiennent et ne le polluent  pas.

 
Le jour que la  Torah nous a  prescrit est le Tou Bichvath (Le 15 Chevath) Apparemment ce jour dans la Michna, est le Jour de l’An des arbres. Il a une fonction juridique  qui consiste à distinguer les fruits récoltés avant le 15 chevath et ceux  récoltés après cette date. Cette dernière constitue l’ultime délai  pour s’acquitter  de la dîme. Passée cette date une année nouvelle commence   Cependant, nos Maîtres  ont vu dans ce jour, le point zéro dans le cycle de la vie des arbres. Ils ont par conséquent  institué ce jour  pour susciter une réflexion sur les rapports de l’homme avec son cadre de vie.

L’homme, nous dit la Torah a, l’obligation  de protéger la nature et le compare lui-même à un arbre. Celui-ci a ses racines bien enfoncées dans le sol et ses branches s’étendent vers le ciel. Ainsi l’homme est un composé de matières matérielle et spirituelle. L’homme doit avoir pour objectif dans sa vie sur terre, de tendre constamment vers le spirituel, à l’instar des branches d’un arbre. Pour cette fin, il doit maintenir en permanence un équilibre  dans la nature. Ce n’est pas une chose simple parce que  la civilisation dominante actuellement, est entièrement déterminée par le progrès de la technologie. Pour que l’homme puisse se pencher sur les problèmes qui l’assaillent, il faut qu’il  mette fin à sa soumission à la technologie. Plus la technique progresse et plus l’homme est dans le désarroi car  il se trouve face au temps qu’il n’arrive pas à dominer. La seule réponse que le monde
actuel  a trouvé pour face au temps est la civilisation des loisirs, dont le sport de compétition occupe une place prépondérante. Le dimanche, les stades se remplissent, les populations sont occupées ainsi et détournées des problèmes réels qui les préoccupent. Ce n’est rien d’autre qu’une manière pour occulter le temps. D’où la violence qui se répand dans les stades et l’identification des jeunes avec  des sportifs  dont l’intelligence est dans les pieds. Le Judaïsme a instauré le chabbath, jour par excellence où il est impossible d’occulter le temps, l’homme est placé devant  le temps, il en est le maître  et non le sujet, il est le dominant  et  non  le soumis. Le dimanche on va à la chasse pour tuer des oiseaux  qui maintiennent un équilibre écologique en se nourrissant d’insectes. Le chabbath le juif va à la synagogue pour prier pour l’équilibre de l’univers. Aucune action, en mesure de  porter atteinte à l’écologie, n’est permise le chabbath ; Le psychologue Eric Fromm dit que le  « chabbath est le jour d’une harmonie parfaite entre les hommes et la nature. La Torah en promulguant les trente neuf travaux  capitaux le chabbath  a, en fait interdit, toute action de l’homme, en mesure de nuire à l’ordre du monde matériel.L’homme se libère complètement de toute dépendance du monde matériel. Dans ces conditions, la nature est protégée de toute dégradation ; l’écologie est au centre du chabbath. Même les animaux sont respectés à plus forte raison les humains. L’homme n’est plus en concurrence avec son prochain. Le parti des verts, les pacifistes de tout bord, les antimondialistes devraient, s’ils se respectaient, observer un chabbath dans la semaine ainsi, ils rendraient un grand service  à l’humanité. Mais les Juifs n’ont rien à faire avec ces utopistes. Le dimanche est le jour où il y  a le plus de morts par accidents de la route, le plus de violence, le plus de délinquance. La civilisation de loisirs  met l’homme en concurrence avec son prochain. Comme si l’humanité se trouvait guérie de ses maux, de sa misère, de son injustice, parce que tel skieur a battu le record du monde de la descente de Val  D’Isère, où parce que tel cheval est arrivé le premier à Chantilly.Le Judaïsme, doctrine écologique par excellence, consacre au respect de la nature une journée par semaine et une journée par an. Tout ce qui peut porter atteinte à l’écologie est interdit par le Judaïsme : La chasse, la culture en même temps de deux espèces  de graines différentes, le tissage d’un vêtement  de fil provenant d’un animal et d’un végétal etc. L’homme est considéré comme un partenaire  dans la création. Celle-ci ne lui appartient pas pour qu’il puisse y agir à sa guise. L’associé  principal n’est rien d’autre que D. lui-même. c’est pourquoi, toute action de l’homme ne doit pas détruire la part de D.           

 

 

                                                                            Grand Rabbin Harboun haïm       

Par Initiative Rabbinique - Publié dans : LA TORA AUJOURD'HUI
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 11 juin 2009

Sujet : Lecture dans un livre à la lumière d’une bougie ou veilleuse.

Il est dit dans la Michna de chabbat p.11 : « un homme ne lira pas le chabbat à la lumière d’une veilleuse ». La raison est donnée dans la guemara p.12 : les hakhamim ont craint que l’homme « manipule » la veilleuse, pour améliorer l’éclairage, au moment de sa lecture. Et ceci touche une melakha : un travail interdit le chabbat qui s’appelle « mavir »= allumer (améliorer la lumière=allumer).

La guemara nous rapporte que Rabbi Ichmaël fils de Elicha a dit : « Moi je lirai mais je ne toucherai pas la veilleuse ». En fait, il était en désaccord avec les hakhamim. Un jour, pendant sa lecture si absorbante, il faillit toucher la veilleuse : se rendant compte de la justesse des propos des hakhamim, il s’écria : « Combien sont grandes les paroles des hakhamim qui ont dit que l’homme ne lira pas à la lumière d’une veilleuse ; En fait nos sages connaissent les tendances et le tempérament de l’homme, c’est pourquoi ils ont pris des dispositions (guezerot) qui s’imposaient, dans toutes circonstances. Maran dans le choulhan Aroukh a tranché au chapitre 275 : « On ne lira pas à la lumière d’une bougie, même mentalement, de peur de manipuler la bougie. Cette interdiction est valable, même si la veilleuse est à une hauteur de 10 étages donc impossible de la toucher ; car les hakhamim n’ont pas voulu distinguer les différents cas. C’est pour cela, même si la veilleuse est protégée, dans une lanterne, suspendue ou fixée à un mur, l’interdiction demeurera. La bougie, bien que le risque de la toucher reste minime, est aussi bien concernée par cette interdiction.

Les posskim ont étendu cet interdit, a d’autres actions : Le principe est que tout ce qui demande une « attention accrue », ne peut se faire à la lueur d’une veilleuse ; mais ce qui ne demande pas une concentration particulière, pourra se réaliser au moyen d’une veilleuse : c’est pourquoi, vérifier la cacherout des tsitsit, qui demande une attention soutenue, ne pourra pas se faire à la lumière d’une veilleuse (ou bougie). Par contre, vérifier l’heure à sa montre sera permis car ceci ne demande pas une grande attention.

Chanter les pizmonim de chabbat (qui sont plus ou moins connus) en s’aidant du siddour, sera permis.

Il faudra être vigilent à tout cela, en particulier si les lumières électriques sont déjà éteintes au moyen de la minuterie, de ne pas se plonger dans une lecture, en s’aidant des nérot de chabbat.



Rabbin Freddy ELBAZ

Par Initiative Rabbinique - Publié dans : HALAHA ( lois juives)
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 11 juin 2009
L’imam veut promouvoir un islam républicain

Hassen Chalghoumi, imam de Drancy ,alancé la Conférence des imams de France avec des responsables religieux, chercheurs et penseurs musulmans .

 
 

Ils sont 43 imams rassemblés depuis peu dans une association, la Conférence des imams de France. Leur but ? « Promouvoir la double mission cultuelle et républicaine des imams. » Le collectif, conduit par Hassen Chalghoumi, imam de Drancy, rassemble également des chercheurs et penseurs musulmans, au total une centaine de personnes, dans onze départements.

Le 10 juin, il donnera son premier grand dîner-débat sous la présidence de la ministre du Logement Christine Boutin (lire ci-dessous).

« Il ne faut pas laisser se créer de refuges pour les intégristes »

Pour les promoteurs, à l’aise avec le statut de séparation du culte et de l’Etat, le constat est le suivant. Certains imams, souvent d’origine étrangère, méconnaissent les lois et le mode de vie des sociétés occidentales, y compris chez les musulmans français. « Les fidèles demandent conseil sur toute sorte de sujet, témoigne Abdelali Mamoun, qui officie dans l’Ouest parisien. Mais certaines solutions valables en Algérie ne le sont pas ici. »
La Conférence veut donc accompagner des imams parfois isolés, et devenir un institut de certification pour une nouvelle génération ancrée en France. Une action qu’elle compte mener par des colloques, des séminaires et une écoute permanente grâce à un réseau de correspondants.
L’objectif est aussi d’éviter, dans un pays où chacun peut capter les prêches du Moyen-Orient via la parabole, que « des groupes ou des Etats instrumentalisent les musulmans français », selon Hassen Chalghoumi. « La plupart des imams et des musulmans se veulent neutres et n’ont aucun problème avec la France et la République. Il ne faut pas laisser se créer de refuge pour les intégristes et que l’islam devienne un outil de vengeance contre la société. » Hassen Chalghoumi plaide enfin pour le dialogue interreligieux, « la condition de la concorde et du bien-vivre ». Une réalité dans sa ville d’accueil, Drancy, où les responsables des différents cultes s’invitent régulièrement à leurs fêtes religieuses. « Les conflits du Moyen-Orient ont des échos chez nous. On peut être solidaire des victimes, mais aussi condamner la violence. La France doit donner l’exemple. Notre pari, c’est d’exporter la paix vers le Moyen-Orient. »
Par Initiative Rabbinique - Publié dans : COMMUNIQUE
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 31 mai 2009

Sujet : Netilat Yadaim concernant la consommation d’aliments trempés dans un liquide :

Il est enseigné dans le traité Pessahim (115) : Rabbi Eliezer a dit au nom de Rav Ochaïa : Tout aliment qui est trempé dans un liquide, nécessite une netila, avant sa consommation : c'est-à-dire que si l’on désire manger un légume « mouillé » il faut faire netila, au même titre que si l’on mange du pain ; ceci est une takanat hakhahamim  (institution rabbinique).

Cette takana ayant été fixée en particulier pour l’époque du beth hamikdach, où l’on mangeait en état de « pureté absolue », nos richonim (rabbins qui ont précédé le choulhan aroukh) discutent sur le maintient ou non de cette takana, puisque aujourd’hui le Temple est détruit.

En conclusion, les décisionnaires ont maintenu cette takana, pour que demain, avec l’aide d’Hachem, lorsque le 3e Temple sera reconstruit, on sera déjà habitué à manger dans un état de « pureté ». 

Notre maître le beth yossef (Rabbi Yossef Caro) après avoir analysé les différents avis , a tranché que la netila sera obligatoire alors que la beraha ne sera pas récitée (ceci pour tenir compte des avis qui disent que cette netila, n’est pas d’actualité, puisque le Temple n’est plus). להקל ברכות ספק

C’est pourquoi le soir de pessah lorsque nous trempons le karpas dans l’eau salée, on procède à la netila  sans beraha ;  et cette netila est obligatoire et incontournable.

Voici les liquides concernés : Ils sont au nombre de 7 : le vin, le miel, l’huile d’olive, le lait, la rosée, le sang et l’eau :Yad chahat dam דם שחט יד

Il faut donc être vigilant, lorsque l’on mange un fruit ou un légume que l’on a rincé, et faire netila avant leur consommation. Mais si l’aliment a déjà séché, la netila ne sera plus nécessaire.   



Rabbin F.ELBAZ

Par Initiative Rabbinique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 26 mai 2009

                                                              בס״ד

Traditions de la fête de Chavou’ot

 

 

Il est rapporté dans la Guemara Betsa (15b) :

 

Rabbi Yehochoua’ dit : la Mitsva de la journée du Yom Tov se partage en 2 moitiés :

 

Une moitié consacrée pour Hachem, et l’autre moitié consacrée pour vous.

 

C'est-à-dire, qu’il faut partager le temps du Yom Tov en 2 parties : une partie consacrée à la nourriture et autres, qui fait parties de la Simh’a (la joie de Yom Tov) de Yom Tov, et l’autre partie consacrée à l’étude de la Torah et à la prière.

 

C’est ainsi que tranche le RAMBAM (chap.6 des Hala’hot Yom Tov).

 

Le RAMA écrit (dans une note sur le Choulh’an ‘Arouh’ (chap.494 parag.3) :

 

Nous avons la tradition de disposer des herbes dans la synagogue et dans les maisons, en souvenir de la joie du Don de la Torah.

 

De nombreux de nos maîtres les Ah’aronim apportent des fondements à cette tradition, qui rappelle également ce qui est enseigné dans la Guemara Chabbat (88b) :

 

A chaque parole qui sortait de la bouche d’Hachem (lors du Don de la Torah), le monde se remplissait d’un parfum de plantes, comme il est dit : « …Ses lèvres sont comme des roses desquelles se dégage une myrrhe passante »

 

De même, nous avons la tradition de disposer des branches d’arbres dans la synagogue et dans les maisons, en allusion à l’enseignement de nos maîtres dans la Guemara Roch Hachana (16a) : A Chavou’ot, nous sommes jugés sur les fruits de l’arbre.

 

Cependant, l’auteur du H’ayé Adam rapporte que le Gaon Rabbi Eliyahou de Vilna (le Gaon de Vilna) fit annuler cette tradition de décorer les synagogues et les maisons d’herbes et de branchages, car aujourd’hui les Goïm – eux aussi – ont la tradition de disposer des branches d’arbres lors de leurs fêtes.

 

Mais notre maître le Rav Ovadia YOSSEF Chlita écrit que le Gaon de Vilna fit annulé cette tradition, car selon son opinion Halakhique, l’interdiction de la Torah de  Ouvh’oukotehem Lo Teleh’ou (vous ne marcherez pas selon leurs usages…) est en vigueur de façon systématique sur tout usage non juif.

 

Mais selon l’opinion Halakhique du MAHARY KOLON (Morenou Harav Rabbi Yossef KOLON), ainsi que de nombreux autres Poskim, cette interdiction n’est en vigueur que lorsqu’il s’agit d’un usage que les non-juifs adoptent comme un H’ok – une loi irrationnelle, sans raison – (dans ce cas, il est à craindre la transgression de Darké Ha Emori, ainsi que la transgression d’une forme d’idolâtrie), ou bien lorsqu’il s’agit d’un usage de débauche, adopté par les non-juifs.

 

Mais lorsqu’il s’agit d’un usage qui possède une raison différente, comme la tenue vestimentaire que portent les médecins non-juifs, afin que l’on puisse comprendre qu’ils sont médecins, il n’y a aucun interdit à adopter ce genre d’usage.

 

C'est pourquoi il faut maintenir cette tradition, car la tradition du peuple d’Israël a force

 

de loi (lorsque cette tradition est fondée. En particulier, lorsqu’on prend en considération le fait que cette tradition est très ancienne, puisqu’elle est déjà mentionnée dans les enseignements de nos maîtres du Talmud. (Nous avons déjà fais mention d’une autre nuance au sujet de l’interdiction d’adopter les usages des non-juifs dans la Halakha qui a traité de l’obligation de marcher avec une Kippa sur la tête, ainsi que dans celle qui a traité du fait d’écrire une date civile).

 

Le RaMA écrit aussi que nous avons la tradition – dans de nombreuses contrées – de consommer des plats lactés le jour de la fête de Chavou’ot.

 

Les A’haronim ajoutent que certains ont la tradition de consommer également du miel et du lait, par allusion au Don de notre Torah qui est comparée au miel et au lait.

 

C’est pourquoi les juifs originaires de Alep en Syrie ainsi que d’autres pays du moyen orient,  ont l’usage de consommer le jour de Chavou’ot du riz au lait (en arabe « Arz BeH’lib ») dans lequel on met également du sucre, puisque le sucre est lui aussi qualifié de « miel », comme le verset le dit (Chmouel I chap.14) : « Il la trempa dans un rayon de miel… » Rachi commente : il s’agit de roseaux qui poussent à proximité des étangs et que l’on appelle en arabe « Soukra ».

 

Certains donnent une raison différente à la tradition de consommer des plats lactés lors de la fête de Chavou’ot.

 

En effet, à travers les 10 Commandements, ont été dévoilées à nos ancêtres toutes les parties de la Torah et de ses Mitsvot, comme l’écrit Rav Sa’adya GAON, que les 10 Commandements contiennent en eux toutes les Mitsvot de la Torah.

 

Or, lorsqu’ils sont descendus de la montagne pour retourner chez eux après le Don de la Torah, ils n’ont rien trouvé à manger, excepté des aliments lactés.

 

En effet, la viande nécessite une longue préparation, car il faut procéder à la Cheh’ita (l’abattage rituel) avec un couteau qui possède une lame sans le moindre défaut, tel que l’ordonne Hachem, ainsi que dénerver le nerf sciatique (Gid Hanaché) et le retranchement des graisses interdites (H’elev), ainsi que le salage et le rinçage de la viande, et de nombreux autres détails liés à la Cacherout des aliments.

 

C'est pourquoi ils eurent recours aux plats lactés, et c’est à cela que nous faisons allusion.

 

D’autres explications ont été dites au sujet de cette tradition.

 

Puisque selon la Halakha il est interdit de consommer des plats lactés après avoir consommer de la viande, sans avoir attendu au préalable 6 heures de temps (comme nous l’avons expliqué dans les Hala’hot relatives à la viande et au lait), c'est pourquoi notre tradition est de consommer d’abord les plats lactés, et après s’être nettoyer et rincer la bouche (en mangeant un morceau de pain ou autre, et en buvant une boisson, comme nous l’avons également expliqué dans les Hala’hot relatives à la viande et au lait), on mange les plats de viande.

 

Il y a une Mitsva de consommer de la viande de bétail le jour de Yom Tov, afin d’accomplir la Mitsva de Simh’at Ha-H’ag (se réjouir lors de la fête), comme l’enseigne la Guemara H’aguiga (8b) : il n’y a de joie que lorsqu’on consomme de la viande de bétail.

 

De même, il faut également boire du vin en l’honneur de la joie de la fête. Mais il faut se préserver de toute forme de plaisanterie et de légèreté conséquentes à la consommation de la viande et du vin, car la plaisanterie et la légèreté ne sont pas de la joie, mais de la grossièreté, et nous somme tenu d’exprimer de la joie de servir Hachem. Il faut donc plutôt se réjouir le jour de Yom Tov avec des moyens permis comme chanter des chants à la gloire d’Hachem, ou bien s’efforcer ce jour-là d’étudier la Torah. Notre maître le Rav Chlita écrit qu’il est bon d’étudier ce jour-là le livre des Mitsvot du RAMBAM, ainsi que de lire le livre des Tehilim car le décès de notre maître le roi David, eu lieu le jour de la fête de Chavou’ot.

 

Une personne qui ne peut pas accomplir la joie de la fête avec de la viande de bétail – pour des raisons de santé ou de Cacherout – accomplira la Mitsva avec de la viande de volaille.

 

Lorsque nous disons qu’il n’y a de joie que lorsqu’on consomme de la viande et du vin, cela ne concerne que les hommes, car il faut aussi réjouir les femmes en leur achetant de beaux vêtements ou de beaux bijoux ou autre. Il faut réjouir les enfants avec des friandises diverses.

 

Il est dit dans la Torah (Devarim 16)

 

« Tu te réjouiras, lors de Ta fête. Toi, ainsi que ton fils, ta fille, ainsi que le Levi et l’étranger, l’orphelin et la veuve qui seront au sein de toi… »

 
C'est pourquoi nous avons le devoir de réjouir pendant la fête, les pauvres, les veuves ainsi que les orphelins, et ceci représente une sainte obligation.

 

 

 

 

Par Initiative Rabbinique - Publié dans : HALAHA ( lois juives)
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Dimanche 24 mai 2009

Publié le 23/04/2009 N°1910 Le Point

Le bloc-notes de Bernard-Henri Lévy - Pourquoi il faut commémorer les morts de la Shoah

Bernard-Henri Lévy

Ne faut-il pas, demandent certains, laisser les morts enterrer les morts et l'oubli, le bon oubli, cicatriser les blessures du passé ? Oui, bien sûr, il le faut. Et rien n'est, d'ailleurs, plus conforme aux commandements de la Torah que cette injonction évangélique d'enterrer vite, une fois pour toutes, les morts. Sauf... Oui, sauf quand ce sont des morts qui ne sont, justement, pas enterrés. Sauf quand ce sont des morts dont la mort même impliquait qu'elle fût sans tombe. Sauf quand ce sont des morts dont il était prévu qu'ils ne laissent, nulle part, de trace. Alors, oui, il appartient aux vivants d'être les tombeaux vivants de ces morts. Et alors oui, par exception, il est du devoir des survivants de porter en eux le souvenir de ces pères qui auront, à jamais, l'âge de leurs enfants. Nous sommes les tombeaux de nos pères... Ces morts, ces pauvres morts, ont de grandes douleurs... Ce sont les mots de Baudelaire. C'est le cas de la Shoah.

Ce crime, dit-on encore, fut un grand crime. Mais où voyez-vous qu'il soit plus grand que d'autres ? et pourquoi, dans cette suite de crimes qu'est l'histoire des hommes, cette place d'exception ? Il ne s'agit pas de cela, naturellement. Et rien n'est plus étranger à la tradition juive que cette idée d'établir, entre les morts, quelque hiérarchie que ce soit. Sauf qu'il s'est produit là un événement sans précédent. Et c'est un projet de mise à mort qui impliquait, non seulement l'absence de trace, mais l'impossibilité pour les victimes de trouver un lieu, un seul, où se dérober à leurs bourreaux. Les victimes des autres génocides pouvaient, en théorie, et pour peu qu'ils trouvent asile dans un pays voisin, échapper aux assassins. Pas d'échappatoire pour les juifs. L'Europe entière et bientôt, en théorie, le monde devenus un piège immense. Une extermination-c'est cela qu'elle eut de singulier-qui, parce qu'elle se voulait sans reste, ne laissait aucun recours.

Cette notion d'extermination sans reste est importante pour une autre raison, concrète-et cette raison, c'est Israël. Car, à nouveau, on entend : « oui, d'accord, un crime ; oui, à la rigueur, un crime singulier ; mais les survivants de la tragédie, pourquoi les avoir installés dans la seule partie du monde qui ne trempa pas dans le crime et qui est le monde arabe ? » Réponse, encore : c'est le monde même qui fut ce piège ; il n'y eut pas une partie du monde où ne souffla le mauvais vent de cette mort ; et le monde arabe ne fut pas en reste dans ce projet d'extermination sans reste. Nous avons, aujourd'hui, toutes les informations sur la question. Nous avons les Mémoires du grand mufti-hitlérien-de Jérusalem. Nous avons les travaux des historiens racontant la légion SS arabe attendant-derrière l'armée de Rommel-le moment de foncer exterminer les juifs déjà installés en Palestine. Nous savons, en d'autres termes, que le nazisme fut une idéologie mondiale qui connut des versions nationales et, en particulier, une version arabe-et c'est, aussi, à rappeler cela que sert de commémorer la Shoah.

J'écris ces lignes le 20 avril 2009. On aurait pu, pour fixer cette commémoration, choisir le jour de l'ouverture des camps. Ou celui de la conférence de Wannsee. Ou n'importe quel autre jour témoignant du martyre juif. Or non. C'est le 27 nisan de l'année hébraïque-cette année, le 20 avril et le jour anniversaire, donc, de l'insurrection du ghetto de Varsovie-qui a été choisi. Et, dans les âpres débats qui présidèrent à ce choix, ce détail n'échappa bien sûr à personne. Ce qu'il signifiait ? Que l'on voulait briser le cliché d'un peuple allant à la mort comme bêtes à l'abattoir. Que l'on voulait célébrer ces épisodes héroïques que furent les révoltes de Sobibor, Birkenau, Treblinka. Que l'on entendait, autrement dit, commémorer un massacre mais également une résistance. Pour moi qui suis fils, non de déporté, mais de résistant, cette volonté est essentielle. Elle invite à se souvenir qu'il y a toujours, jusque dans la nuit la plus noire, lieu de s'insurger et d'espérer.

Un dernier mot. Puisque nous en sommes aux questions de calendrier, il y a un vrai hasard, en revanche, qui fait que s'est ouvert, le même jour, dans la même ville, la conférence « antiraciste » de Durban II. Et il s'est trouvé, derechef, des voix pour dire : « ne craignez-vous pas, en vous fixant sur les génocides anciens, de manquer ceux qui adviennent, ici, maintenant, sous vos yeux ? » Eh bien non, bien sûr, cela n'est pas à craindre. Car, outre que ladite conférence tourna (j'y reviendrai) à la mascarade, outre qu'elle aura servi à un criminel nommé Ahmadinejad (j'y reviendrai, aussi) à salir le beau concept d'antiracisme, je retourne la question. Pourquoi les institutions vouées au souvenir de la Shoah se sont-elles toutes mobilisées pour le Darfour ? Pourquoi les premiers à avoir compris ce qui se passait au Rwanda furent-ils ceux qui, juifs ou non juifs, avaient la Shoah au coeur ? Pourquoi, quand le monde fermait les yeux sur le massacre des musulmans de Bosnie, revint-il à des hommes dont le seul point commun était d'avoir en tête le « plus jamais ça » d'Auschwitz de sonner le tocsin ? Ils n'étaient pas mieux informés que d'autres. Ils avaient juste une boussole. Une échelle du mal et du pire. Une sorte de radar qui leur signalait, chaque fois, la proximité de la Bête et son parfum caractéristique. C'est cela, le souvenir de la Shoah. Et c'est pour cela, encore, qu'il faut la commémorer

Par Initiative Rabbinique - Publié dans : MEMOIRE JUIVE
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 18 mai 2009

 

 

 

INSTITUT CULTUREL DES HAUTS DE SEINE 

LEV EHAD

58  BOULEVARD DES GRANGES

92330 sceaux

TEL : 06-50-56-52-54 email : ichs92@gmail.com

06-59-19-43-90

Notre blog : http://levehad.over-blog.com/

 

 

A LE BONHEUR DE T’INFORMER DE L’OUVERTURE DE SA PREMIERE MAISON DES ETUDIANTS JUIFS DE FRANCE DANS LE SUD DES HAUTS DE SEINE –  A SCEAUX –

 

-Nous t’offrons la possibilité de venir te restaurer dans la CAFETERIA OUVERTE TOUS LES JOURS, strictement cacher JEUNE ET branchée avec la possibilité de livraison dans toute la région à des prix exceptionnels.

 

-Notre cybercafé, qui comprend plusieurs PC, un écran géant LCD  sont à ta disposition

 

-THE THORA CENTER- te propose tout au long de la journée des cours et des débats  de Thora dispensés par une équipe de jeunes Rabbanims qui répondront  à tes questions.

 

-       NOTRE  espace te permet de venir étudier, faire tes devoirs, de rencontrer et de te détendre avec tes amis

 

-       NOTRE bibliothèque qui compte de nombreux ouvrages sur le judaïsme et Israël que tu peux découvrir sur place ou à emporter chez toi  

-       NOUS te proposons de nombreux shabbat pleins, des  soirées à thèmes, des conférences etc.

                                                         

-       Plan d’accès :

A deux minutes à pied du RER ROBINSON, LEV – EHAD est mitoyen de la fac de droit JEAN MONNET de SCEAUX.

De l’IUT de technologie : 10 minutes en bus no 395 descendre RER ROBINSON

De l’école CENTRAL : 10 minutes en bus no 395 RER ROBINSON

De la faculté de pharmacie de Chatenay Malabry : 10 minutes en bus no195 ou 294 RER ROBINSON

Nous sommes à quelques minutes du lycée MARIE CURIE de SCEAUX, de la canal….

Par Initiative Rabbinique
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 18 mai 2009
   
ETUDIANTES ET  ETUDIANTS  VIENNENT DE LA FAC DE DROIT DE SCEAUX , CENTRALE, L'UIT etc..
















Nos JEUNES lyceens à la cafét 


NOS JEUNES SOUS LA SOUCCAH

    

Institut Culturel des Hauts de Seine – LEV - EHAD -        

 

« Un rêve se réalise … »

 

La Jeunesse Juive, le Constat :  

 

L’éducation juive en faveur de nos enfants, a connu ces trois dernières décennies un essor et un développement hors du commun.

Cela s’est  traduit par la construction et l’ouverture de très nombreuses, crèches, maternelles, collèges et lycées juifs dans lesquelles les matières juives et les valeurs juives ont étaient enseignés.

Nous tenons, à rendre un hommage particulier, à tous ces hommes et à toutes ces femmes qui ont œuvrés pour nos enfants, pour nos adolescents.

 

Ils ont transmis  les valeurs de l’identité juive en leur faisant découvrir et en leur enseignant  la richesse de notre  patrimoine.

 

Cependant nous  constatons que pour la grande majorité de nos jeunes qui débutent des études universitaires, n’ont plus de suivi avec le monde Juif et ses valeurs. ..

 

La longueur et la difficulté de leurs études risquent un peu plus de les éloigner, que D…en préserve de notre communauté.

 

Fort de ce constat, un groupe de jeunes cadres professionnels et de jeunes Rabbins se sont réunis en association sous le nom de « Institut Culturel des Hauts de Seine, LEV - EHAD  , et ont décidés de dire NON et de tout faire pour aider, pour accompagner à la vie Juive ,les jeunes étudiants et étudiantes juifs de France.

Nous envisageons d’implanter, si D. Veut dans toute la France à proximité des grandes écoles, des facultés et des universités des « Maisons » pour les jeunes Juifs de France.

 

Nous avons débuté avec beaucoup de succès  dans  la région de Sceaux, dans le sud des  Hauts de Seine, au 58 rue boulevard des Granges.  

 

Notre Maison se situe à proximité de la faculté de droit de Sceaux, à quelques mètres de nombreuses écoles et lycées et à proximité du RER, ROBINSON.

 

Nous vous proposons :

 

La restauration Kacher :   (image d'illustation)

 

Une cafeteria est ouverte tous les jours et distribue de délicieux repas kacher, vous avez egalement la possibilité de vous faire livrer .
votre contacte  Mr SMADJA  au 06-68-51-78-52
.

Elle sera très  bientôt ouverte tous les soirs.

On vous propose également à emporter  vos Halotes ,vos salades de Chabbat et vos repas de Chabbat, pâtisseries orientales etc..à des prix trés Intéressant!

CYBERCAFE /WIFI   

 

Plusieurs ordinateurs connectés à Internet , sont mis gracieusement à votre disposition.

 

LA CULTURE :    

 

La  bibliothèque vous propose une grande série de livre ayant trait au judaïsme , à la culture juive,à l’histoire et à l’identité Juive…

 

DIVERTISSEMENT : (image d'illustation)

 

TRES PROCHAINEMENT :

Une salle de jeux  vous sera  proposée avec  des tables de Ping pong, baby foot, billard, vidéo… .

 

 

L’ETUDE DE LA THORA : THE THORA CENTER :

 

L'etude de  la Thora pour toutes et tous, lorsque vous  le souhaiter, dans un esprit d’échanges et de partages… avec la présence de très nombreux conférenciers de très hauts niveau,qui traiteront les sujets de votre choix ,qui vous interpellent comme par exemple : Thora et Science ,incompatibilité ?



VOTRE AIDE ET VOTRE PARTICIPATION EST INDISPENSABLE:

 

Il n’est pas de mot pour dire combien ce projet est important et combien il est l’affaire de TOUS ! Chacun et chacune d’entre nous, doit avoir la possibilité, le mérite et la fierté de se dire « j’ai pris part à cette grande réalisation ». C’est sur cette excellente nouvelle , en vous remerciant par avance pour votre effort que nous vous souhaitons, ainsi qu’à tous ceux et à toutes celles qui vous sont chers, une bonne et douce année, matériellement et spirituellement, avec beaucoup de santé, de réussite, de bonheur et de paix, amen .

 

Pour l’Institut Culturel des Hauts de Seine LEV –EHAD

 

Rav Chemouel JOURNO

  29 av. Gabriel péri 

92350 LE PLESSIS ROBINSON

 06- 50 -56 -52 -54

Email : ichs92@gmail.com

Par Initiative Rabbinique - Publié dans : LA TORA AUJOURD'HUI
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Juillet 2009
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus