Vendredi 13 novembre 2009

PARACHAT HAYE SARAH

    MAHARAT HAMAHPELA

 

 

Le texte nous entretient de la vieillesse de DAVID, de la tentative de son fils ADONIAS de s’emparer du pouvoir du vivant de son père, des efforts conjugués du prophète NATHAN et de BETHSABEE, l’épouse du roi de garantir la royauté pour SALOMON. 1° v. 1 à 4 : DAVID et AVISHAG la Sunnamite chargée de le servir sans relation intime avec elle. 2° v. 5 à 10 : ADONIAS et ses factieux. Il omet de convoquer le prophète NATHAN et le futur roi SALOMON. 3° v. 11 à 14 : Le conseil donné par le prophète NATHAN à BETHSABEE pour convaincre le roi de ne transmettre la royauté qu’à son fils SALOMON. 4° v. 15 à 21 : BETHSABEE se rend chez le roi et plaide la cause de son fils. 5° v. 22 à 27 : NATHAN pénètre chez le roi et complète l’argumentation de BETHSABEE. 6° v. 28 à 31 : Déclaration solennelle de DAVID.

 

Les convergences et les divergences entre le texte de la Torah et celui de la Haphtara. Dans les deux textes, nous sommes en présence de deux chefs de familles : ABRAHAM et DAVID. Ceux-ci, à l’approche de leur mort, 175 ans pour le premier, 70 ans pour le second, sont préoccupés par leur succession destinée à poursuivre l’œuvre de leur vie. ABRAHAM a pour principal souci de trouver une femme pour son fils ISAAC, son héritier matériel et surtout spirituel. Elle doit correspondre à ses aspirations pour éviter qu’ISAAC n’épouse une fille de CANAAN. L’on connaît la mission confiée au serviteur ELIEZER pour mener à bien la recherche de l’épouse idéale.

 

Le résultat ne pouvait que satisfaire le patriarche ABRAHAM, comme nous le laisse entendre le texte de la paracha. C’est le même genre de préoccupation qui anime le roi DAVID. Celui-ci, âgé (pour l’époque), fatigué et usé par quarante années de guerre et de pouvoir destiné à établir une royauté solide, il veut placer sur son trône celui de ses fils qu’il juge le plus digne, SALOMON.

 

Dans les deux cas de figures, ce ne sont pas les fils aînés, ISMAËL pour ABRAHAM ou ADONIAS pour DAVID qui méritent la confiance paternelle. Ce sont les fils plus jeunes méritant de succéder à leur père, en raison de leur proximité idéologique.

 

Un autre point de rapprochement entre la paracha et la haphtara consiste dans les deux cas à nous parler de l’âge avancé des deux personnages bibliques. Pour ABRAHAM, il est écrit : « Et ABRAHAM était vieux, avancé dans la vie » (Genèse XXIV, 1) De même pour DAVID, il est écrit : « Le roi DAVID était vieux, chargé de jours » (I Rois I, 1) Par contre, les différences entre les deux textes sont bien plus nettes .

 

ABRAHAM, bien que très âgé, a gardé toute sa vigueur, capable de prendre des initiatives, ayant toute sa lucidité mettant toute sa confiance en D.ieu. Ce n’est pas le cas de DAVID. Autant le patriarche était-il alerte malgré une vieillesse certaine, autant le Roi DAVID était un roi vieux, s’éloignant des activités fébriles de la politique de la cour.

 

Il n’a même plus la force physique au point de devoir recourir au concours d’une sorte d’infirmière chargée de le réchauffer. C’est en fonction de pareille situation qu’il est urgent de régler la question de la succession au trône royal. Le prophète NATHAN indique à BETHABEE l’épouse du roi et la mère de SALOMON les propos qu’elle devra tenir au roi. Et quand il pénètrera chez le roi comme convenu entre eux, pour compléter avec souplesse l’intervention de BETHSABEE, en courtisan avisé.

 

Il présente les choses différemment, pour obtenir l’effet escompté. Les différences sont également perceptibles en ce qui concerne les enfants. ISAAC n’apparaît que comme « le fils de son maître », selon l’expression du serviteur ELIEZER. Sans l’ombre d’une opposition, le fils accepte l’ordre de son père, ce qui aura une certaine répercussion sur le cours de son existence. Quel contraste que celle de l’attitude d’ADONIAS s’opposant avec fébrilité à son père. Une sérénité presque idyllique règne dans la maison d’ABRAHAM, face à l’ambiance tendue que l’on ressent à la cours royale de DAVID. Alors que le père est encore en vie, l’un des fils cherche à s’assurer la royauté, par le fait accompli. On voit ici un net contraste entre un foyer de l’époque des patriarches et le palais d’un roi.

 

L’avenir du premier est assuré d’une solidité certaine plus forte que celui d’une prestigieuse royauté, dans laquelle on perçoit déjà les premiers signes de dégradation et d’effritement. Nous pouvons déterminer ainsi, pour ce qui est du rapport entre la Paracha et la Haphtara, que le choix par les rabbins, du chapitre biblique retenu, montre une similitude entre les deux textes et de façon encore plus nette les contrastes.

 

Le texte de la Haphtara a pour nous d’autant plus de valeur qu’il nous montre et nous fait ressentir clairement la grande simplicité et le reflet de la droiture que nous observons dans le texte de la Torah. Le Midrash a su relier les figures d’ABRAHAM et de DAVID, tous deux âgés, en faisant ressortir le fait que la vieillesse mérite le respect uniquement obtenu par la recherche de la justice. Voici ce que nous rapporte le YALKOUT CHIMONI (texte midrachique) paragraphe 166 : « Le Roi DAVID était âgé, chargé de jours ». C’est ce que dit le verset : « La haute vieillesse est une couronne d’honneur ». (Proverbes XVI, 31) De qui l’apprend-on ? D’ABRAHAM, à propos duquel il est écrit : « ses descendants observeront la voie de D.ieu en pratiquant le droit et la justice » (Genèse XVIII, 19). Il parvint à « une vieillesse heureuse » (Genèse XXV, 8). De même, DAVID devint âgé, méritant lui aussi ce privilège, parce qu’il « a agi avec justice et équité envers son peuple » (II Samuel VIII, 15).

 

Les Rois et les Prophètes dans les livres des premiers prophètes en ajoutant ce qui est relaté dans le Livre des Chroniques. La Haphtara nous présente la figure du prophète NATHAN. Il nous paraît intéressant de consacrer notre étude aux rapports mutuels entre le ROI et le PROPHETE selon les livres historiques - ceux des premiers prophètes et le Lvre des Chroniques. Nous en extrairons le rôle des prophètes et l’essence du prophétisme. Quels étaient les rapports entre la prophétie et la royauté à l’époque des premiers rois ? Selon l’historien YEHESKIEL KAUFMANN, dans son ouvrage « Histoire de la Foi Juive » (Tome IV, page 110), la royauté de SAÜL était enracinée dans la prophétie. Sa royauté progresse à partir du terreau de la prophétie. Celui qui prophétise à cette époque devient un JUGE SAUVEUR.

 

Le Juge devient Roi. SAMUEL instille en SAÜL l’esprit de prophétisme en lui parlant et en l’oignant d’huile sainte le nomme ROI. Les premiers dirigeants du peuple étaient des personnages à qui D.ieu est apparu. MOÏSE, a unifié en sa personne le pouvoir royal et celui de la prophétie.

 

Bien que JOSUE ne fut pas désigné sous le vocable de prophète, il a pu en maintes occasions bénéficier d’apparitions de la part de D.ieu. Il est également comme d’autres prophètes réalisant des miracles, été compté parmi les dirigeants servant de modèles, sans adjonction du titre royal. DEBORAH et SAMUEL, et même GEDEON, ont eu le privilège d’apparitions divines.

 

Dans la plupart des cas, le texte nous indique que l’esprit divin a réussi à se poser sur eux. Nous avons l’exemple d’OTHNIEL ben KENAZ (JUGES III, 10), de JEPHTE (JUGES XI, 29), de SAMSON (JUGES XIII,25 et XIV, 6). Nous retrouvons la même chose chez les trois premiers rois - SAÜL, DAVID et SALOMON.

 

Ainsi pour SAÜL, nous lisons à deux reprises qu’il fut saisi par l’esprit divin (I SAMUEL X, 12 et I SAMUEL XIX, 24) « Est-ce que SAÜL est aussi parmi les prophètes ? » DAVID parlant de lui-même dit : « L’esprit du Seigneur a parlé par ma bouche, son verbe repose sur ma langue » (II SAMUEL XXIII, 2) Ce même DAVID aura aussi le privilège de voir apparaître un ange (II SAMUEL XXIV, 16-17).

 

Comme l’on sait, D.ieu est apparu au Roi SALOMON dans un songe (I ROIS III, 5 à 14 - IX, 2-9 et XI, 11-13). Ce n’est qu’à partir de ROBOAM fils de SALOMON que nous trouvons des rois très pieux auxquels D.ieu ne s’adresse pas directement mais par l’intermédiaire des prophètes.

 

Aucun autre roi ne bénéficiera désormais d’une apparition divine directe. Nous voyons ainsi les rois dans leur rôle premier par rapport aux prophètes. Ainsi, c’est SAMUEL qui oindra SAÜL en tant que roi (I SAMUEL X, 1) et il utilisera la même corne contenant l’huile d’onction pour en oindre DAVID (I SAMUEL XVI, 13). Le Roi SALOMON sera oint conjointement par le Grand-Prêtre TSADOK et le prophète NATHAN dont nous avons déjà parlé précédemment (I ROIS I, 34).

 

C’est A’HYYA de SILO, qui par le symbole d’un manteau neuf déchiré, dont il remettre dix morceaux, nommera JEROBOAM, roi d’ISRAËL. Le prophète ELISEE, par l’intermédiaire d’un des jeunes prophètes, fera oindre JEHU en lui disant : « prends cette fiole d’huile et rends-toi à RAOT-GALAAD. Arrivé à destination, enquiers-toi de JEHU, fils de SOSAPHAT, fils de NIMCHI.

 

Une dois admis en sa présence, tu l’engageras à se levers du milieu de ses frères d’armes, et l’introduiras dans une chambre retirée. Prends alors la fiole d’huile , répands-la sur sa tête en disant : « Ainsi a parlé l’Eternel ; : Je te sacre soi d’ISRAËL. » (II ROIS IX, 1-3). Le prophète utilise son don auquel font également appel les rois pour connaître l’avenir et ce qui été décrété au ciel.

 

Sur le conseil de son serviteur, SAÜL d’adresse à SAMUEL le VOYANT pour connaître le lieu où se sont égarées les ânesses de son père (I SAMUEL IX, 6-10) Le fils de JEROBOAM est tombé très malade et se trouvant en danger de mort. Ce roi envoya son épouse chez A’HYYA de SILO, et par peur ou honte, sachant qu’en le désignant Roi, ce prophète ne pensait qu’il tournerait mal, la femme se déguisa. Mais le prophète la reconnut, lui annonça de funeste nouvelles pour l’enfant le devenir du royaume (I ROIS XIV, 1-16).

 

Lors des départs en guerre, on se tournait vers l’homme de D.ieu pour qu’il indique qu’elle sera l’issue des combats. Dans l’alliance militaire entre ACHAB, le roi d’ISRAËL et JOSAPHAT roi de JUDA, le roi fidèle à D.ieu présente la demande suivante : « N’y a-t-il pas ici encore un prophète de l’Eternel que nous puissions interroger « (I ROIS XXII, 7).

 

Remarquons au passage, que seuls les prophètes mensongers s’entouraient de beaucoup de monde, tandis que les prophètes authentiques agissaient seuls. Les Rois ne s’adressaient pas aux prophètes uniquement dans les situations dangereuses liées à la guerre.

 

Nous avons des situations où les rois se concertaient avec les prophètes pour des décisions importantes ou des questions touchant à la Foi. Après avoir affermi sa royauté par les victoires décisives sur les ennemis qui l’entouraient, DAVID se concerte avec NATHAN pour la construction du Temple devant se substituer au Tabernacle transitoire contenant l’Arche Sainte.

 

Une lecture approfondie du texte nous permet de faire la différence entre les paroles du prophète prononcées à titre personnel ou celles du messager de D.ieu. C’est ce que nous voyons à propos de ce projet de construction. Tout d’abord NATHAN confirme à DAVID qu’il fait bien d’envisager un tel projet. Mais D.ieu s’adressant à NATHAN dans une vision nocturne, le charge d’aller annoncer à DAVID que ce ne sera pas lui mais son fils SALOMON qui réalisera cette grande oeuvre, du fait qu’il a mené trop de guerres et que ses mains sont souillées de sang (II SAMUEL VII, 1 - 17).

 

A l’époque de la royauté de JOSIAS, en procédant à la réfection du Temple, on a retrouvé un Livre de la Torah. Ce roi en fut profondément troublé, du fait du relâchement des pratiques religieuses par ses contemporains. Ne sachant que faire après cette découverte, le Roi s’adresse au Grand-Prêtre ‘HILKYYA et au Scribe CHAFAN en leur recommandant ceci : « Allez consulter l’Eternel pour moi, pour le peuple, pour tout JUDA, ai sujet de ce livre qu’on vient de trouver, car grande est la colère divine allumée contre nous par le refus de nos ancêtres à écouter et à pratiquer les commandements qui nous sont prescrits dans ce livre ». (II ROIS XXII, 13). Dans quelle mesure le prophète ne sert-il que d’intermédiaire et uniquement cela ? Nous le voyons pour le cas de la maladie grave dont est frappé le Roi EZECHIAS.

 

En lisant le passage concerné, nous constatons combien il en ressort que le prophète transmet le message de D.ieu auquel il s’en remet, en effaçant toute marque personnelle. Voici donc ce que nous lisons : « En ce temps-là, EZECHIAS fut atteint d’une maladie mortelle.

 

Le prophète ISAÏE, fils d’AMOTZ, lui rendit visite et lui dit : « Ainsi parle l’Eternel : donne des ordres à ta maison, car tu vas mourir ; tu ne te rétabliras pas. Dans notre Haphtarah, nous constatons le caractère spécifique de la position du prophète NATHAN.

 

Il n’agit pas en tant que conseiller du Roi, ni comme celui qui rapporte la parole divine, mais il doit arranger la situation avec intelligence, pour se réalise le serment fait par DAVID au nom de D.ieu, pour que son fils SALOMON lui succède.

 

Mais du fait qu’il ne paraît pas ici comme messager de la parole divine mais comme celui qui a le souci selon lequel le Roi DAVID ne commettra pas de parjure, l’on comprend les précautions que NATHAN est amené à prendre témoignant d EZECHIAS tourna la face vers le mur et implora l’Eternel en ces termes : « De grâce », Seigneur, daigne te souvenir que j’ai marché devant toi fidèlement et d’un cour sincère, et que j’ai fait ce qui te plaît ! » Puis il éclata en longs sanglots .

 

ISAÏE n’avait pas encore quitté la cour du milieu, quand l’Eternel s’adressa de nouveau à lui : « Retourne pour dire à EZECHIAS, le souverain de mon peuple : Ainsi parle l’Eternel, le D.ieu de DAVID , ton père : J’ai entendu ta prière et vu tes larmes, je te guérirai, et le troisième jour tu monteras dans la maison de D.ieu » (II ROIS XX, 1-6). u comportement d’un courtisan avisé et expérimenté.

 

On dirait que ce n’est pas le même homme qui avait osé reproché fermement à DAVID la faute qu’il avait commise en prenant BETHSABEE, l’épouse de son capitaine URIE qu’il avait envoyé à la mort.

 

En général comme c’est son devoir, et NATHAN l’a montré dans plusieurs cas, le prophète n’hésite pas à sermonner le Roi en cas de défaillance morale ou religieuse de sa part. Il n’admet aucune excuse. Nous le voyons dans le cas de SAÜL n’ayant pas totalement anéanti AMALEC comme celui avait été ordonné par SAMUEL.

 

Malgré ses arguments de défense, SAMUEL dit à SAÜL : « Des holocaustes, des sacrifices ont-ils autant de prix aux yeux de l’Eternel que l’obéissance à la voix divine ? Puisque tu as repoussé la parole de l’Eternel, il te repoussera de la royauté. » (I SAMUEL XV, 22-23) Le Prophète est donc celui qui ose avec force et courage montrer au Roi les erreurs et les fautes dont il a pu se rendre coupable. Pareille attitude peut dans de nombreux cas valoir la colère et l’animosité du roi. Il est d’ailleurs intéressant de noter que cela vaut aussi bien pour les Rois de JUDAH que pour ceux du royaume d’ISRAËL

 

Les rapports entre les deux parties peuvent parfois être tendus et conflictuels, et valoir au Prophète d’être chassé de la cour, voire même d’être en danger de mort. Ce fut le cas entre pour le prophète ELIE opposé au roi ACHAB. Il y eut aussi des cas où le Roi accepte d’obéir au Prophète, même dans un cas de politique militaire. C’est ce que nous voyons lorsque ROBOAM, le fils de SALOMON voulant attaquer les dix tribus d’ISRAËL qui avaient fait sécession, vit apparaître le prophète dénommé CHEMAYA lui intimant sur ordre de D.ieu de renoncer à combattre les soldats du royaume d’ISRAËL. (I ROIS XII, 21-22).

 

En général, les prophètes ne trouvaient pas d’oreille attentive à leurs déclarations. Nous avons cependant le témoignage de poids quant à l’obéissance aux paroles des prophètes et que nous trouvons dans un récit rapporté dans le Livre des CHRONIQUES relatif au Royaume d’ISRAËL. Il s’agit d’ACHAZ roi de JUDAH attaqué par les royaumes d’ARAM et ISRAËL qui s’étaient ligués contre lui. De nombreux prisonnier de JUDAH tombèrent aux mains des ennemis.

 

C’est alors qu’apparut un prophète du nom de ODED, exigeant la libération des prisonniers, et sa demande fut prise en considération. Voici le fin du récit : « Les hommes désignés nominativement se levèrent, se saisirent des captifs ; tous ceux qui étaient nus, ils les vêtirent d’habits pris du butin, les habillèrent, les chaussèrent, leur donnèrent à manger et à boire, les frictionnèrent, conduisirent à âne tous ceux qui trébuchaient, les menèrent à JERICHO, la ville des palmiers, auprès de leurs frères et revinrent à SAMARIE » (II Chroniques XXVIII, 15).

 

Parmi tous les exemples souvent conflictuels entre les rois et les prophètes que nous avons pu trouver, nous avons avec ce dernier texte, l’exemple selon lequel l’intervention d’un prophète auprès d’un roi pouvait déboucher sur un minimum d’humanité envers les prisonniers, ce qui n’est pas toujours le cas, même de nos jours, y compris dans les démocraties les plus avancées.

 

 

                   

 

Par Initiative Rabbinique - Publié dans : LA TORA AUJOURD'HUI
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Mercredi 11 novembre 2009
UN RABBIN HUMANISTE
NOMME AUMÔNIER GENERAL 

DES HÔPITAUX DE FRANCE 



C'est avec une profonde émotion, et une réelle satisfaction que nous apprenons la nomination du Rabbin Mikaël Journo à la mission d'Aumônier general des Hôpitaux de France auprès du Grand Rabbinat de France et du Grand Rabbinat de Paris.


Cet homme de grande foi, diplomé de la Grande Ecole Rabbinique de Paris, Directeur de Cabinet du Grand Rabbin de Paris, David Messas, attachant, solidement appuyé sur l'éthique et la morale du judaïsme, est un guide religieux, un gardien du temple, d'une très rare sensibilité humaine. Il possède l'écoute, la fidélité, le sens de l'autre, l'amour d'Israël, qui fait de ce Rabbin, un grand Rabbin d'exception. Un Rabbin nouvelle génération. Un Rabbin dans la cité, tourné vers la société civile et le bien-être de sa communauté, et de ses contemporains dans leur ensemble.

Il a créé, en 2006-2007, avec une trentaine de ses confrères, un groupe désireux d'apporter une réponse religieuse aux problèmes de société en se référant,pour chaque question posée, aux textes bibliques : le C. I.R (Comité d'Initiative Rabbinique).

Mikaël Journo s'inscrit complètement dans la lignée de ces grands religieux de la communauté juive de ce pays qui ont toujours sû allier leur foi, leur mission de culte, à la dimension des valeurs françaises de la République (Kaplan, Sirat,...).

Toutes les sincères félicitations à ce grand Rabbin. Grand par la foi. Grand par le coeur. Grand par l'esprit.


Bernard Koch
DIASPORABLOG

Par Initiative Rabbinique - Publié dans : COMMUNIQUE
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Lundi 9 novembre 2009

 

Le Collectif pour l’initiative Rabbinique - C.I .R – a appris avec joie , la nomination de notre collègue et ami le Rabbin Mikael Journo au poste

d' Aumônier général des Hôpitaux de France.

Le Rabbin Mikael Journo fait preuve d'un dévouement remarquable depuis de nombreuses années auprès de la communauté de Fontenay aux Roses et de sa région , du Consistoire de Paris, et de l'ensemble de ses collègues.

Ses qualités humaines associées à un sens réel du terrain le prédisposent tout naturellement à exercer cette nouvelle fonction avec compétence et efficacité.

Nous formons le voeu qu'il réussisse pour le bien de l'ensemble des Juifs de France qui sont confrontés à l'hospitalisation, et qu'il dispose de tous les moyens nécessaires à cette nouvelle mission.

Nous lui souhaitons Hatsla'ha Rabba.

Chalom LEVY
Directeur Exécutif du CIR
Rabbin Regional de Normandie
Par Initiative Rabbinique - Publié dans : COMMUNIQUE
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Dimanche 8 novembre 2009
Sujet : La Berakha de Chehehiyanou à la vue d'un très bon ami.

Question : Un homme qui voyage à l'étranger, et revient chez lui après 30 jours; A son retour, il est très heureux de revoir son épouse, ou un très bon ami, doit-il dire la Berakha Chehehiyanou? Réponse : Dans le Traité Berakhot (58) : Rabbi Yéhochoua Ben Lévy a dit: Celui qui voit son ami après 30 jours de séparation dira Chehehiyanou. Ainsi a tranché le Rambam (10-5 Hilh'ot Brakhot). Les Tossfot, le Roch (Rabbenou Acher) et Rabbénou Yona ont écrit que cette Berakha ne peut être dite qu'a la vue d'un ami très cher, que l'on apprécie très sincèrement, et que sa vue nous procure une joie intense. Ainsi ont tranché plusieurs Richonim et le Choulhan aroukh dans le Chap.225. Il est précisé chez les Posskim, que cette Berakha ne peut se dire qu'avec le Chem et Malkhout (Le nom d'Hachem et Melekh Aolam). Cependant, dans le Livre Hessed Laalafim, il est rapporté qu'aujourd'hui, où l'hypocrisie s'est beaucoup accrue,(malheureusement) on a parfois deux personnes qui sont unies par une amitié très forte,(apparemment) mais en réalité, les liens, qui les lient sont très minces, c'est pourquoi , cette bénédiction ne sera pas dite. Ainsi a tranché R. Yossef Haimז״ל dans son livre Ben Ich Haï, que l'usage aujourd'hui était de ne plus dire cette Berakha; la raison est sûrement inspirée des paroles du "Hessed Laalafim". Sur le plan de la Halakha pratique, Maran Rav Ovadia Yossef Chlita a écrit que si l’on aime sincèrement son ami et que l'on ressent de la Simha après 30 jours de séparation, la Berakha pourra être dite avec le Chem et Malkhout. Ainsi a écrit le Gaon Rabbi Yossef Yedid Halévy dans son livre Birkat Yossef. D'autres Posskim ont également tranché ainsi. Dans les réponses Yasskil Avdi, du Gaon Rabbi Ovadia Hadayaז״ל il est écrit que même d'après l'opinion du Hessed Laalafim, pour son père, sa mère, son conjoint et ses proches parents, après 30 jours de séparation, cette Berakha devra être dite. Plusieurs "Maassé Rav" (cas pratique de Guedolim) ont été rapportés dans le sens de Maran Rav Ovadia Yossef Chlita; il est rapporté que l'admour de Monkatech Rabbi Haïm Eléazar Chapiraז״ל a dit Chehehiyanou à la vue du Gadol Hador Rabbi Eléazar Alfandriז״ל. Ainsi a agi le Gaon le Netsiv de Volozinז״ל à la vue du Gaon Hahideretז״ל. En conclusion, quiconque voit son ami qu'il n'a pas vu depuis 30 jours, et que la rencontre procure une joie sincère, et que l'amitié est aussi très forte, dira la Berakha Chéhéhyanou. Ainsi, sera le Din, si l'on voit après 30 jours de séparation, son père, sa mère, son Rav, sa femme ou un proche parent, comme son fils, sa fille, son petit fils…. Cependant, on fera très attention s'il s'agit d'un simple ami, de ne pas dire cette bénédiction pour ne pas que celle-ci soit Lévatala (en vain). Rabbin Freddy ELBAZ
Par Initiative Rabbinique - Publié dans : HALAHA ( lois juives)
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Dimanche 8 novembre 2009

 

 

Salut à tous et à toutes,

 

La maison des étudiants de SCEAUX   -LEV EHAD- -58 boulevard des Granges – (à deux pas du RER ROBINSON)pour fêter son premier anniversaire t’invite ce lundi 9 Novembre 2009 C'est-à-dire demain à partir de 12 H00 et jusqu’à 15h00 à un super repas dans une excellente ambiance ,viens avec tout tes amis !on va s’éclater !

PAF : TA BONNE HUMEUR

Confirmes ta présence et celle de tes amis auprès de Samuel au 0650565254

 fais passer cet email ,et cette info par sms et sur facebook.

Par Initiative Rabbinique
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Jeudi 5 novembre 2009

PARACHAT VAYERA


Une nouvelle apparition

 

         La sidra de Lekh Lekha se conclut par la circoncision d’Abraham. La paracha de Vayéra s’ouvre sur une apparition de D… à Abraham. Le Midrach (Beréchit Rabba 48, 2) établit le lien entre ces deux passages grâce à un verset de Job (19, 26) : « Et par ma chair, j’ai contemplé D… ». Ce que le Midrach interprète : « Si je n’avais pas circoncis ma chaire, D… n’aurait pu se dévoiler à moi », comme si c’était la circoncision qui avait permis à D… de Se révéler au patriarche. C’est pourquoi « D… lui est apparu ».

 

         Cet enseignement est très curieux car la Torah dit bien que « D… est apparu à Abram»

avant même sa circoncision. Cf. Gen, 12, 7 et 17, 1.

 

         Dans son commentaire sur ce Midrach, le Rechach explique que l’apparition de D… à Abraham après sa circoncision était bien plus intense que celles qui l’ont précédé. C’est l’appréhension du divin qui s’est affinée. C’est le niveau de l’appréhension de la révélation qui s’est transformé par le biais de la circoncision.

 

         Dans son Peri Tsadik, Rabbi Tsadok Hacohen de Lublin propose une autre orientation : dans les deux occurrences où D… est apparu au patriarche, l’apparition avait un objectif bien défini : c’est au travers de cette apparition que D… parlait à Abraham. « D… est apparu à Abram et lui dit : c’est à ta descendance que Je donnerai ce pays », « D… est apparu à Abram et lui dit : Je suis Kel Chadaï ».

 

         Au début de Vayéra, D… apparaît à Abraham mais ne lui dit rien. Pas une parole, pas un mot. Après la circoncision, l’apparition trouve sa raison d’être en elle-même. Le patriarche sent la présence divine simplement, comme cela, pour rien.

 

         Preuve à l’appui : après la dernière apparition divine qui précédait la circoncision, le texte dit : « D… termina de parler à Abraham et le quitta ». L’apparition n’était jamais gratuite mais toujours motivée par une communication. Après la circoncision, D…. se trouve auprès d’Abraham, pour être près de lui.

 

Une présence, même silencieuse, même discrète, auprès d’Abrahm qui souffre de la circoncision, est déjà un bienfait en soi.

 

LA CIRCONCISION

         La circoncision se situe au niveau de l’organe sexuel :                         

-         Pour indiquer que l’alliance avec D.ieu recouvre tous les domaines de l’existant, y compris le domaine sexuel. La loi divine intègre même ce champ qui est l’un des plus instinctifs de l’humain, l’une des pulsions les plus puissantes qu’il faut canaliser vers l’alliance

-         Pour inculquer l’obligation de la transmission de l’alliance, elle est intergénérationnelle

-         La circoncision se situe à l’endroit le plus intime, le plus dissimulé. L’alliance subsiste toujours même si elle ne se manifeste pas

-         Pour rappeler que la poursuite de l’histoire juive n’a de sens que si elle est rattachée à la Torah

-         La circoncision aide aussi l’homme à résister à ses pulsions. Elle rappelle le devoir de résistance face à sa propre animalité. Le désir sexuel s’éveille beaucoup plus vite chez l’homme que chez la femme ; il est de plus concerné par un interdit qui lui est spécifique : l’interdit de perdre sa semence en vain. La circoncision sonne comme un rappel à l’ordre

-         Par ailleurs, il me semble que la mila fait entrer le garçon dans l’alliance mais que la petite fille juive, dés sa naissance, intègre l’alliance naturellement. Elle n’a pas besoin de marque particulière sur son propre corps, l’alliance est inscrite en elle : la judéité passe bien par la maman. Conformément à l’optique traditionnelle : la nature spirituelle de la femme est supérieure à celle de l’homme. La femme est, pour reprendre l’expression liturgique, « kirtsono, comme Sa volonté » c'est-à-dire dotée de facultés l’attirant naturellemnt vers D.ieu.

Rabbin Jacky Milewski

Par Initiative Rabbinique - Publié dans : PARACHA DE LA SEMAINE
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Jeudi 5 novembre 2009

Chers amis,

 

Notre collègue Serge DRAY organise un chabbat plein à perpignan du 18  au 20 décembre 2009 ,le   8eme jour de Hannouca pour les 18 - 25ans.

la participation sont les frais d’hôtel (40€ pour les deux nuits vendredi soir et samedi soir) le train en fonction des cartes de réductions le dimanche sera organisé un excursion à gerone (Espagne visite du mikve et de la synagogue) les repas de chabbat et l'excursion sont pris en charge par la Communauté Juive de  Perpignan. pour plus d'informations et inscriptions, il faut le faire, le plus rapidement possible au : 0661714512 ou par email sergedray1@yahoo.fr

Par Initiative Rabbinique - Publié dans : COMMUNAUTE JUIVE
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Jeudi 5 novembre 2009

Halakha du jour n°385 :                                                               בס״ד

 

Sujet : Combien de temps faut-il attendre entre la viande et le lait ?

Dans le traité Houlin 105 il est enseigné : Mar Oukba (nom d’un sage) a dit : « Mon père, attendait 24 heures entre la viande et le lait, tandis que moi (Mar Oukba) au cours d’un même repas je ne mange pas de la viande puis du lait, mais j’attends le repas suivant pour en consommer  », déduit Rabbi Isaac Elfassi (le Rif), de là, que lorsque l’on mange de la viande, il faut attendre, le temps de la prochaine Séouda pour consommer du lait. Justement, les Richonim discutent sur le temps qu’il faut espacer entre ces 2 aliments : Rabbenou Tam dit que dans une même séouda, on peut consommer de la viande, puis du lait, à condition de bien nettoyer sa bouche et ses mains entre les deux. D’après cet avis, il faut comprendre que Mar Oukba était plus exigent que la halakha, et attendait l’espace de temps, qu’il y a entre deux repas (mais toujours moins exigeant que son père qui attendait 24 heures). Cependant le Rambam, le Rif et la majorité des Richonim disent que Mar Oukba agissait comme le din et attendait l’espace de deux séoudot tandis que son père était lui- seul, exigeant et attendait 24 heures.

Quel est le temps qui sépare une séouda d’une autre ? Pour Tossfot, ce temps n’est pas fixe ; il suffit de débarrasser la table sur laquelle on a mangé de la viande, la consommation de lait sera immédiatement après, autorisée.

Cependant, la majorité des Richonim disent qu’il faut attendre 6 heures ; ceci correspond au temps qui sépare deux séoudot. Ainsi pense le Rambam, ainsi que Maran le Choulhan Aroukh ; même le Rama (Rav Moché Isserles) écrit qu’il convient d’attendre 6 heures bien qu’il y ait des avis différents. Maran le Hida écrit que dans les communautés séfarades, l’usage est d’attendre 6 heures. Même le Maharchal (Rabbi Chlomo Louvia, grand décisionnaire Ashkénaze contemporain de Rabbi Yossef Karo), a écrit concernant les Ashkenazim : «  quiconque possède  un souffle de Torah  doit attendre 6 heures ». Le Aroukh Achoulhan (Rabbi Yehiel Mikhal Epstein ז״ל) a écrit lui aussi, qu’aujourd’hui la majorité des Ashkenazim avait l’usage d’attendre 6 heures, et qu’il ne fallait pas être indulgent à ce sujet.

Selon le Rambam, la raison pour laquelle il faut attendre 6 heures, vient du fait que la viande  s’infiltre entre les dents, et si l’on mange du fromage, ces deux aliments  se mélangeront forcément, et l’on en viendra à consommer de la viande et du lait ensemble. Cependant, pour Rachi et le Roch, la raison est que, la viande renvoie du goût dans la bouche pendant un temps relativement long (environ 6 heures).

C’est pour cela, la Halakha est que dans tous les cas, il faudra attendre 6 heures pour consommer du fromage et s’il reste de la viande entre les dents après ce temps on considérera celle-ci comme n’ayant plus le statut de viande.. Néanmoins, si l’on est sûr qu’il reste des déchets de viande entre les dents (après les 6 heures), on tachera de la retirer avant toute consommation de lait.    

KOL TOUV

R.Freddy ELBAZ

 

 

Traduction et adaptation par Rav F. Elbaze

Etude pour la refoua de rav MORDEKHAI TSEMAH ELIAOU BEN MAZAL TOV

Par Initiative Rabbinique - Publié dans : HALAHA ( lois juives)
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Lundi 2 novembre 2009

Sujet : Les 100 Berakhot : Méa Berakhot.

Dans le traité Ménahot (43) il est enseigné : Rabbi Meir disait : Tout un chacun a le devoir  de dire 100 Berakhot chaque jour, comme la Torah dit (Dévarim 10-12)  « Et maintenant Israël, MA : Qu’est ce que Hachem ton D… te demande » Ne lis pas MA mais Méa (cent).

Ainsi a tranché le Rambam dans les Hilkhot Tephila (7-14) le Tour et le Choulhan Aroukh (chap.46).

Dans le Midrash (Bamidbar 18) il est rapporté, que David Hamélekh a institué ces 100 Berakhot, car il y eut une époque ou mouraient chaque jour 100 hommes, et David a institué les Méa Berakhot ; à ce moment l’épidémie a cessé. Dans le Sefer Hamaneh’ig, il est dit qu’une tradition forte rapporte que cette institution date depuis Moché Rabbenou ; Seulement les Bné Israël ont oublié cette règle, et que les Hakhamim du Talmud l’ont rétablie. Maran le Hida dans Yosseph Omets a écrit que les paroles du Sefer Hamanehig ont échappé aux Posskim, car tous ont rapporté que la paternité de cette Halakha venait de David Hamélékh.

Dans le livre Kad Hakéma’h de Rabbénou Béhayé, il est écrit qu’effectivement cette institution des Méa Berakhot quotidienne vient de Moché Rabbénou. Dans le livre Halakhot Guédolot ainsi que dans les Sepher Yéréïm, la Mitzva des 100 Berakhot est incluse dans les 248 Mitsvot Assé (positive).

Maran dans le Beit Yossef a écrit que l’essentiel de la Mitzva était de faire au moins 100 Berakhot, en réciter plus que 100 ne constituait pas un problème ; bien au contraire l’essentiel était de ne pas en faire moins que 100.

Lorsque l’on fait le décompte des Berakhot officielles que l’on dit chaque jour : Birkat Hamapil avant de dormir, Al Nétilat Yadaïm, Acher Yatsar du matin, les Berakhot Hachah’ar, les 57 Berakhot de la Amida (19x3 fois par jour)… On atteint un nombre supérieur à 100. (Suite des 100 Berakhot dans la Halakha  prochaine).

 

KOL TOUV

Par Initiative Rabbinique - Publié dans : HALAHA ( lois juives)
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Lundi 26 octobre 2009

Dévarim Chébakdoucha

Tout passage de la Tephila que l’on dénomme par Dévarim Chébakdoucha, ne peut se dire qu’en présence d’un Minyane de 10 hommes Bar Mitzva.

Ce Din est Rabbanique, et repose sur un soutien de quelques versets.

On appelle Davar Chébakdoucha : le Kaddich, la Kédoucha (Kadoch, Kadoch…), barekhenou, la répétition de la Amida : H’azarat Hachats, la lecture de la Torah, ainsi que la Haftara, la bénédiction des Cohanim (Nessiout Kapayim), les 13 attributs de Miséricorde (Hachem, Hachem, Erekh Apaïm…) : Tous ces passages ne peuvent pas se dire à moins de 10 hommes.

Certains ont pris l’habitude de réciter Kaddich au cimetière, sur la tombe des Tsadikim, même à moins de 10 personnes ; ceci est tout à fait proscrit et ne repose sur aucun fondement ; Quiconque entend un tel Kaddich n’aura pas le droit de répondre Amen, car il s’agit de ce que l’on appelle « Amen Yetoma ».

Lorsque l’on veut savoir s’il y a Minyane à la synagogue il faut faire attention de ne pas compter avec des chiffres : une, deux, trois…personnes, ou bien en récitant l’Aleph Beth car nos maîtres ז״ל ont enseigné dans le Traité Yoma 22 : « Il est interdit de compter une assemblée de juifs même pour une utilité de Mitzva = Tsorekh Mitzva.

On comptera donc, soit mentalement, soit en utilisant un verset comprenant 10 mots comme « Hochia Ete Amékha », ou bien « Vaani Berov Hasdekha ». Ainsi est-il écrit dans le livre Sefer Hakhitam au nom de Rav Haï Gaon que l’on ne peut compter un Tsibour qu’au moyen d’un Passouk comprenant 10 mots.



Rabbin F ELBAZ

Par Initiative Rabbinique - Publié dans : LA TORA AUJOURD'HUI
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